Boeing crache !
Cela fait une heure et demi que
nous avons quitté Atlanta, le vol est calme.
Nous sommes confortablement placés sur les sièges
des issues de secours, en face d’une cloison de
séparation, deux mètres devant nous pour étaler nos
jambes.
L’équipage nous a débarrassé et a plongé la cabine
dans le noir.
C’est l’heure de dormir si nous voulons arriver à
Paris pas trop décalés.
Je m’abrite sous une
couverture, cale ma tête dans le hublot.
J’avais
envie d’une gâterie, je tête une chuppa-chupp aux
fruits et je m’endors doucement...
Mais, c’est le sommeil du requin. Je suis immobile,
la conscience presque perdue, mais le prédateur est
vigilant...
Dans mon demi-sommeil j’ouvre un œil et j’ai l’image
d’un homme en face de moi, dos collé à la cloison.
Je referme les yeux.
A peine un peu plus éveillé je soulève une paupière.
Je vois cet homme qui regarde à
coté de moi. Mon regard descend et je vois une
grosse bosse dans sa poche droite.
Warning – Alerte, le squale se réveille !
Je fais l’état de lieux.
Un mec, 30 ans, grand, mignon, bande dans son
pantalon en regardant mon mec assis à coté de moi !
Je tourne la tête et je vois mon cher et tendre
avachi dans son fauteuil, jambes bien écartées et
tête penchée, qui minaude en titillant un bâton de
sucette.
Je rêve ! Ils font quoi ces 2
là ?!? C’est quoi cette drague à 1000 k/heure !
Là le mec se masse carrément la bite dans sa poche
et bande plus fort.
Quel culot !
Non pas qu’il drague mon mec, c’est plutôt flatteur mais rendez-vous bien compte
qu’on est sur une première rangée de 3 sièges, qu’un
homme assis avec nous voit exactement la même chose
que nous, que le local des hôtesses est juste à coté
et l’éclaire. De plus, il y a tous les voyageurs
derrière nous, ils sont susceptibles de voir la
scène aussi !!!
Mais non, le troisième de rangée est plongé dans son
film, l’hôtesse feuillette un magazine, et derrière,
ils doivent avoir pris trop de drogue pour dormir.
Il n'a peur de rien, on voit carrément sa bite bandée,
même le dessin de son gland a travers la toile du
pantalon.
Plus fort que moi, j’éclate de
rire, mon mec me suit. Désarçonné le type s’en va.
Je dis :
- culotté le mec !
- carrément ! Tout le monde peut voir !
- dis donc p’tit salop tu t’amusais bien !
- Ouai mais qu’est ce que tu veux faire, y a aucune possibilité !
- Ouai dommage... Bon on dort !
Vous avez déjà vu un prédateur
voir passer un gros poisson tout chaud et offert à
sa gueule se rendormir paisiblement ?
Hey hey hey, impossible de décrocher.
Le requin reprend sa pose immobile, mais je suis en
veille, à rythme régulier j’ouvre, ferme un œil...
Alerte à la vigilance, il est
revenu au même endroit.
Mon binôme semble dormir.
Rebelote il se palpe dans la poche, il me matte.
Tu veux jouer mon poisson, on
va jouer...
Je retire la couverture et lui montre que je me
masse aussi.
C’est moins osé pour moi, je suis
contre le hublot, et je cache mon geste derrières un
coussin.
Je vois ses yeux qui brillent, il se décale un peu,
pour être bien en face.
On jette souvent un coup d’œil alentour puis on
revient systématiquement sur nos braguettes qui
gonflent, s’arrondissent.
Les tissus se déforment le long de la cuisse, c’est
le barreau !
Je suis excité comme un squale
dans un bain de sang. Et lui masse sa viande
juteuse.
Encore heureux que notre voisin a attaqué un
deuxième film surement passionnant.
Mon chum dort.
Mais que faire de plus...
L’avion est archi bondé,
des gens se déplacent sans arrêt.
Souvent, à coté, les
toilettes sont occupées.
J’en peux plus, je sais que je
me fais du mal, que je vais être de plus en plus
frustré si je continue et que cela reste sans fin.
Je lui fais signe avec un grand sourire de dégager,
qu’il me fout les boules.
Il sourit aussi et fini par comprendre. Il retourne
à son siège, je ne sais où.
Je n’ose pas me retourner pour regarder derrière et
croiser des regards pétris d’horreur, noirs de
dégout.
Je remets la couverture sur
moi, mais je n’arrête pas de bander.
Même dans ce petits laps de temps où je m’endors, je
rêve de bites, de culs à 10 000 kilomètres
d’altitude !
J’ai un sursaut de désir, j’ouvre les yeux, il est
là.
Ok tu veux me rendre dingue ?
Fais gaffe, c’est toi qui est en vue et je vais faire
péter ta braguette !
J’ouvre la couverture, m’en sers de paravent avec le
bras à l’équerre sur l’accoudoir.
Je suis ainsi à l’abri pour ouvrir doucement ma
braguette...
Il est comme un fou, il hoche
la tête frénétiquement pour m’encourager à continuer
mon strip.
J’ouvre le bouton du haut, le pantalon ouvert, je
glisse un doigt puis deux dans mon slip.
Il m’encourage.
Je bande dur, fort.
Lui aussi et il continue de me faire oui oui de la
tête. Je surveille alentour car lui est scotché à ma
main dans mon slip.
Ma main pivote, en faisant sortir le morceau de
barbaque.
J’ai tout à l’air et je lui présente ma bite gonflée
à bloc...
Je pense qu’il est bien coincé entre son désir de se
mettre à genoux et les conventions de la vie en
communauté, qui plus est, dans un avion !
Tant pis pour lui, lui ne peut
pas faire grand-chose, la main dans sa poche pour
cacher son émois, tandis que moi je me branle
carrément !
Certes pas avec de grands gestes rapides, saccadés,
mais doucement, la bite bien à la verticale pour
qu’il mesure bien ce qu’il pourrait avoir dans la
bouche ou le cul, mais qu’il ne touchera pas !
Mince je crois surprendre le
voisin qui commence à être intrigué par la position
de mon bras et de la couverture, pas naturel...
Un steward passe. Bon je crois que ça chauffe il est
temps d’arrêter.
Je rabats mon bras et me couvre.
Le mec fait un petit sourire triste, il sort sa main
de sa poche et se lèche les doigts, me faisant
clairement comprendre qu’il mouille.
Je lui fais signe de partir, il repart.
Certes je l’ai bien agacé,
mais je suis pareil, dans un bel état d'excitation,
de frustration.
Les courses sont faites, la viande est sortie du
torchon, la sauce est bien émulsionnée, mais non, on
ne passe pas à table !
Bite qui bande n’a pas de
conscience me disait-on !
C’est bien vrai...
Le requin est affamé, la proie est là quelque part,
il suffit d’un coup de queue pour apaiser ma faim.
Je suis à cran, après m’être
reboutonné, je me lève, je vais marcher un peu et
peut être verrai-je où il se trouve. Mais je ne le
vois pas.
Je vais au fond de l’avion.
Il y a un coin aménagé en minibar, on peut se servir
à boire, manger des crackers.
J’avale un verre d’eau, me raisonne pour retourner
m’assoir
Je me retourne il est là !
Rapide état des lieux,
estimation à la louche des risques, de
l’environnement.
Les deux toilettes sont libres, j’en choisis une,
entre, ferme la porte, ne la verrouille...
Je sors ma bite devant la cuvette.
Impossible de pisser je bande trop, je vais pisser
sur le miroir !
La porte s’ouvre, il entre, il
la referme vite derrière lui et la verrouille.
Je suis de profil, adossé à la paroi, pantalon slim
éclaté, bite en l’air, regard fiévreux à son
encontre.
Il fonce sur ma queue, l’engloutie, ma bite ne
m’appartient plus, il la branle, l’agite, la tape
contre sa bouche, sa langue.
Notre jeux en 4 actes nous a
affamés, c’est violent, animal.
Il se relève, excités, on a du mal à sortir sa
grosse bite, saleté de braguette !
Queue contre queue, moi puis lui, on se branle avec
la même main, on se roule des galoches baveuses. On
se lèche le cou, les seins.
Je pompe, il pompe, on est dans
l’urgence de jouir, d’exploser en l’air ce désir qui
dure depuis deux heures.
Il avale ma queue, sa gorge est sur mesure, les
couilles, tout y passe.
La crainte de se faire piéger est là aussi comme un
stimulant.
La situation insolite, aéronautique crée des
turbulences de testostérone, on va cracher...
Mayday mayday... Ici Les couilles des Cyrillo on va
larguer, évacuez la piste.
En guise de piste, j’ai sa
langue sortie, mon foutre s’écrase dessus, les
freins ont lâché je ne contrôle plus le flux de
sperme qui s’éclate et dégouline de sa langue.
Le salopard me graisse les pompes avec le sien.
Impossible de crier notre orgasme mais le contenir
sans voix le rend plus puissant.
Mini toilette, essuyage de
chaussure, je remballe le matos dans mon froc, ce
pantalon est décidément trop étroit, j’peux pas
sortir comme ça.
Entré le dernier, il sort le premier des toilettes
après m’avoir demandé de refermer derrière lui.
Je découvre qu’il est Américain, et surtout qu’il me
fout dans la merde !
Ca lui laisse le temps, la porte verrouillée
derrière lui de retourner à son siège.
Ainsi c’est moi
qui me prendrai les commentaires, les plaintes à ma
sortie !
Mais bon... Ok.
Il sort, je verrouille, je me regarde dans la glace,
je ricane bêtement, nerveusement comme un p’tit
garçon qui va se faire prendre en flag.
Je me lance. Après tout, ce n’est pas un acte
terroriste, mais ils sont tellement paranos dans ces
avions.
Merci merci, ouf personne derrière la porte
n’attend.
Je ne regarde surtout pas
autour, je fonce tête baissée à mon siège.
Mon mec dort toujours, je m’assoie doucement, je
vais pouvoir reprendre mon souffle, me détendre.
- C’était bien ???
dit-il l’œil content de m’avoir gaulé et
attendant ma réponse.
- Oui oui, j’suis allez au fond, dans les toilettes
et...
- Oui je sais, j’ai vu...
- ah bon !
Quel bêta ! Moi qui croyais
avoir été discret !!!
Je lui raconte, il me connaît par cœur rien ne
l’étonne.
Je le trouve adorable, s’il avait été peste, pendant
que nous étions enfermés, il aurait pu aller voir
une hôtesse et lui dire :
- Pardon mademoiselle, c’est
embêtant, j’attends depuis longtemps devant les
toilettes, j’espère que les personnes n’ont pas fait
un malaise...
Fin