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Cyrillo Blog

test hiv sida Le test ...

Coup de fatigue, mal de tête, c'est pas la forme...
J'ai froid alors que tout le monde crève de chaud... Putain j'ai de la fièvre. 39.
Encore... C'est un jour sur deux depuis une semaine ?
J'pige pas, un jour c'est la pêche, le lendemain je suis mal.Ce n'est pas que je sois hypocondriaque, cependant des idées noires défilent dans ma tête.

Je pense au sida.
J'ai lu, entendu, qu'un séropo peut voir son état de santé avoir des hauts, des bas dans un espace temps très court.
Je fais donc la relation avec mon état, et je m'inquiète…

Certes, je suis vigilant dans mes vagabondages sexuels, dans mes joutes à deux, à plusieurs.
Je suis de la génération SIDA, la capote est aussi indispensable que mon sexe dans une relation sexuelle.
J'ai appris à mettre un préservatif en même temps qu'à baiser.
J'en ai toujours mis sans contrainte, c'est une question d'éducation.
Surtout que j'ai vite été dans le bain. Un amant d'école, un parrain sont devenus séropo sous mes yeux (enfin presque). Quand on a 16 ans, ça choque, ça se grave dans le subconscient, bref ça file la frousse.

Et puis il y a mon ami, mari, compagnon. C'est dans notre contrat, ok on est des "chauds ", mais on se protège, nous nous protégeons. Enfin… quelques fois on fait les couillons, pas moyen de tailler une pipe avec l'emballage en latex.
C'est comme si tu voyais une appétissante sucette et qu'on te dise de te satisfaire du papier bonbon qui l'entoure… Pas moyen, même si la vie est en jeu… ça doit être ça le vice ?
On se raccroche bêtement au fait que les risques sont très réduits lorsqu'on pompe sans capote.
Mais réduit veut bien dire qu'il existe ce danger de mort.
Pour la sodomie c'est no-problème mais la fellation... Mais pas moyen de ne pas goûter à la sucette. Ce soir encore j'ai la fièvre et mes idées noires. Je ne veux pas déverser mon anxiété sur mon ami, je ne veux pas me décharger sur lui trop tôt.
Comme un gamin qui prépare une bêtise, je profite de ce qu'il soit scotché devant le dernier journal d'FR3 pour prendre ma température, tout debout en me brossant les dents...
Verdict : 39 Je me couche vite fait en croquant 2 Aspro, j'ai froid mais pas question d'enfiler un pyjama alors que j'ai coutume de dormir nu. Ne pas montrer que je suis malade.
Couillon va ! vaine entreprise...

Il me rejoint au lit, comme on aime il se blotti contre moi, sauf que là, je suis brûlant et j'aurai préféré qu'il ne soit pas fidèle à nos us.
Il m'embrasse... Immédiatement se redresse, S'assoit et affirme :
- Tu as de la fièvre ! Je suis piégé ! Je suis malade et je lui ai caché...
Torrent de questions, salve de reproches, tout cela est très mignon mais c'est absolument tout ce que je comptais éviter !
J'entendais me coucher avec mon mal, fuir mes funestes idées dans le sommeil et me réveiller en pleine forme, Ni vu ni connu. (Jusqu'à la prochaine fois) 
Mais lui ne le voyait pas comme ça ! Et il a pour habitude de faire savoir son désagrément…
- Ca suffit ! Tu vas me prendre rendez-vous chez le médecin dès demain. Faut faire une prise de sang. Et pas un test débile de fer, de calcium ou de je ne sais pas quelle connerie !

Coup de bol qu'il ne soit pas lui-même médecin, sinon je me serais retrouvé dans la rue en pleine nuit avec mon ordonnance ! (non il est gentil il m'aurait déposé au labo) Après une centaine de minutes de débat, je cède d'épuisement : Oui je ne lui cacherai plus rien, oui j'irai me faire pomper le sang à l'aube ! Grrrr tout ce que je ne voulais pas ! Chose promise, chose faite, je lui annonce "fièrement " que j'ai pris rendez-vous chez le docteur… Là j'ai quatre ans…
Il dit :
- T'as pas intérêt à revenir avec une boite de "doliprane ", j'veux la totale !
- oui oui
- Sinon j'l'appele HEIN ?
- NON ! Hey j'ai pas quatre ans !
- Ok, rappelle moi.

Chez le médecin donc je raconte mes misères, il ne diagnostique rien après m'avoir tâté de partout.
- il faut faire une prise de sang

AIE ! Il s'y met aussi !
Sur l'ordonnance, des tests de recherche de bactéries, de cultures. Pas de sérologie.
Je rumine… J'me lance ou j'me lance pas ? J'le demande ce test HIV ? Je fuis ou pas ?
J'ai promis alors je demande ce test HIV…
Et puis mince, il faut être responsable de soi. Ce seront mes deux seuls supports.

Je suis un peu fébrile et pour dissimuler ma faiblesse je fais de l'humour avec la laborantine, je la drague même, elle qui pourrait être ma mère ! Elle rigole avec moi, et comme une pro pique, et rempli ses tubes de mon hypothétique sang contaminé.

Et c'est parti pour une semaine d'angoisse. Là c'est sur, la puissance psychosomatique va me procurer tous les symptômes de toutes les maladies liées au sida !
Il y a du progrès, les résultats seront prêts demain soir. Manque de bol je bosserai et ne pourrai en prendre connaissance qu'après le week-end.
Je suis à deux doigts de me faire arrêter par le médecin pour pouvoir les chercher.

Je suis tellement bête dans ces moments que j'invente la machine automatique à tester le sang. Celle qui donne le résultat aussi vite qu'un distributeur donne la canette de coca, après insertion de la menu monnaie !

Je flippe, mais ne regrette pas. Je cherche dans mon cerveau utilisé  à 10% soit disant, pour trouver la divine intuition, celle qui pourrait se substituer au laborantin. je veux tant la réponse maintenant que j'ai donné mon sang.

Y coule t'il la vie ou du venin ?
Ai-je une bombe à retardement en mon corps ?
Quelque chose me dit que je me fais un film masochiste. Que c'est négatif.
Mais n'est ce pas de la persuasion ?

J'essaie d'imaginer la vie avec un résultat positif.
C'est un comble, un paradoxe ce mot utilisé pour le résultat du test. C'est bien la première fois de ma vie que je veux quelque chose de négatif  pour moi!
Ma mère et un deuil supplémentaire, ma lutte, la tri-thérapie aussi douce qu'une salade d'ortie, le regard des autres, bref toutes ces choses difficiles à assumer.
En 2000 Le sida c'est encore réducteur, mieux vaut agoniser du cancer c'est plus noble...
Et mon ami aussi, cette question inévitable même si on aime, qui a tué qui ? c'est lourd…

Ma mort ne me fait pas peur en fait. Je l'ai vu de près, j'ai vécu des deuils, j'ai mes croyances, il y a autant de gens en haut qu'en bas qui m'aiment.
C'est surtout ma responsabilité qui m'effraie, la souffrance que je donnerai, la mienne aussi.
Je dis par exemple au bon Dieu :
   - faites que maman ne me survive pas ça serait affreux
Quand je répète cette phrase à un ami, je m'empresse de poursuivre par :
   - … Que j'hérite !
Histoire de n'être pas trop sinistre et de le faire rire.

Nous sommes le jour J, la sentence sera disponible ce soir mais je ne serai pas là…
Faut que j'aille bosser, je me prépare dans la salle de bain.
Comme tu le sais déjà je fais toutes sortes de choses en me brossant les dents…
Je pense donc au moyen de savoir enfin.

Je me dis que nous sommes en juillet, qu'ils n'ont pas beaucoup de tests à effectuer, qu'ils sont déjà au laboratoire.
Je tente un coup de fils. Je rince, je crache, croise les doigts, saisi le téléphone comme un objet sacré, numérote.
La voix connue de la laborantine répond

- laboratoire xxx , Bonjour
- Bonjours Cyril xxxx à l'appareil
- Bonjour,  vous allez bien ?
- Dites-moi, les résultats sont-ils arrivés ?
- Oui tout à fait !
- Très bien je peux venir ?
- Mais dans la minute, on ferme à midi, ou alors à 14 heures ?

AIE ! Je serai au boulot à 14 heures et là je ne suis pas encore prêt pour être chez elle dans la minute.
Je veux ce résultat, même par téléphone, je suppose qu'elle ne me le donnera jamais comme cela, surtout s'il est positif, enfin, négatif pour ma vie. Je tente le tout pour le tout !

- Dans la minute ? Ok mais là je suis tout nu ! A vous de voir ?
- OH non ! dit-elle mi-affolée mi-amusée
- Mais je suis tout propre ! rétorquai-je
- Non non venez à partir de 14 heures !
- Impossible je travaille et le labo est fermé ce week-end je suppose ?
- Oui, alors lundi ?
- S'il vous plait, vous êtes une mère pour moi et je suis assez inquiet, donnez-moi au moins la sérologie...
- Je n'ai pas le droit… Allez... C'est bien parce que c'est vous… Négatif

OUF ! Je tremble de tout mon corps, c'est l'effet de 3 litres de café !
Non c'est l'effet de tant de craintes rassurées, de ma honte d'avoir été si froussard, si puéril.
J'suis pas encore un homme.

Évidement j'appelle mon ami illico, je bégaie, mais lui raconte.
Nous rigolons, on sort le champagne de nos têtes et nous trinquons.
Il me dit :
- mince c'est pas cette fois que je vais me libérer de toi
- Mais non, tu le sais bien, nous c'est pour toute l'éternité !
- AH naaaaaan !

La morale de l'histoire voudrait que nous ayons pris la décision de ne plus vagabonder, de se satisfaire du papier bonbon...

Pas moyen, ça doit être ça le vice ? Ça doit être ça le masochisme ?

(Pour l'histoire je me suis chopé un cousin de la grippe)

Cyrillo


A lire aussi dans le blog :


B. Bonjour Cyrillo,

Ton témoignage est émouvant et met bien en évidence le problème de la fellation dans les relations sexuelles. Je pense être séronégatif. Mon dernier test date d'un mois. Cela fait maintenant 6 mois que j'ai rencontré mon ami allemand. Je suis très amoureux. Trop peut-être. Il est bien plus agé que moi. Nous avons 15 ans de différence. Il a 43 ans. Il est de la génération qui a vu beaucoup de proche mourir du Sida. Il est conscient des risques de cette maladie il en est même très au courant. C'est un sex-junkie, un véritable dépendant au sexe, et il ne peut pas s'empêcher, à mon grand regret, de baiser à droite à gauche dans les darks rooms, cruising area et cinéma porno. Il comble son vide existentiel en baisant et en augmentant le nombre de ses rencontres. Il est malade au sens psychiatrique. Il adore sucer et est convaincu que la fellation est un risque mineur et qu'aucune étude ne met en évidence ou ne quantifie ce risque. Quel est d'ailleurs le risque quand on embrasse qqn qui a une hygiène dentaire douteuse? (saignement de dents, microlésions).

Le sexe entre gays est "safer" mais n'est pas "safe". la capote peut se déchirer à tout moment. Je pense qu'il pratique la sodomie toujours avec capote avec au moins 20 partenaires par mois et qu'il suce sans capote environ 100 bites par mois. Le comble de ses pratiques sexuelles et qu'il refuse de faire le test et accrochez-vous bien cela fait 9 ans qu'il n'a pas fait de test! Pour lui a quoi bon savoir si l'on est séropositif car ça lui gâcherait ses perspectives d'avenir et qu'une fois la maladie déclarée il est encore temps de se lancer dans la trithérapie. Pour lui le seul mot d'ordre c'est vicieux intelligent, comme le dit bien un des intervenants. Pas de sodomie sans capote. Il vit d'ailleurs avec des capotes. Il achète ses capotes par paquet de 100 au rythme de 1.5 fois par mois. Il se cure les dents avec, il les utilise comme marque-page et ses poches de manteaux en sont toujours pleines.
Il voit le sexe comme un risque qu'il faut accepter de prendre et qu'il faut considérer les partenaires que l'on rencontre comme des porteurs du VIH.

J'écris par peur de savoir mon partenaire infecté. Je me protège avec lui mais je le suce sans capote. Je le trouve lâche dans son approche de la maladie... J'ai beau lui faire comprendre mais personne ne doit forcer qqn d'autre a passer le test. C'est interdit. Je n'ai pas le droit de juger.

Notre relation est très intense et nous nous aimons trés fort. J'ai du mal à accepter ses pratiques à répétition. Il en est conscient et il ne souhaite pas me faire mal. Hier, il m'a avoué qu'il avait peur de passer le test et qu'il devait faire la paix avec lui même avant de faire le pas. Il m'a avoué avoir eu une relation à risque en mars que la capote avait laché et qu'il avait du sperme dans l'anus. Il a peur de me perdre si il contractait la maladie. J'ai répondu que je ne savais pas comment je réagirai. Comment pourrais-je le savoir? Du coup, il n'est pas certain de pouvoir me donner le résultat des tests par peur de me perdre.

Je le trouve lâche mais ne lui dis pas. Je l'aime et ne peut pas le juger lui et ses peurs. Cette histoire est terrible et j'attends vos réactions car j'ai du mal a y voir clair. je ne sais pas trop quoi faire. Je suis perdu dans la confusion et j'ai besoin de collecter les avis pour mieux me protéger et mieux l'aider.

Merci à vous tous.


   
R.

Je connais ton site depuis quelques temps et je l'ai redécouvert il y a peu. J'ai entre autres été frappé par la rubrique "HIV (+?)" des News qui est actuellement en dernier ; j'ai été ému et même bouleversé par ton récit et certaines réactions des Lecteurs que tu as publiées sur le site à la suite ; le douloureux problème du VIH/HIV et du syndrome du Sida nous touche tous et toutes, potentiellement au moins.

Moi-même j'ai été confronté à un problème similaire au tien/vôtre(s) et à plusieurs reprises, avec tests (négatifs tous, c'est heureux pour moi) et tutti quanti, si l'on ose/peut dire. Le principal écueil que j'ai rencontré lors de ces mésaventures (peu nombreuses tout de même, c'est-à-dire moins de cinq et pourvu que ça en reste là) étant celui de la peur (de la maladie, de la mort), et par ailleurs le doute, son cousin 'germain' (:!), et me posant quelques questions légitimes je pense sur l'origine, la cause, l'"étiologie" (regarder un dictionnaire si besoin est) de ce fléau ou présenté comme tel, ainsi que de ses conséquences humaines (quoi d'autre ?), j'ai eu la curiosité de taper "VIH" ou "sida" dans plusieurs moteurs de recherche, et je recommande notamment les résultats donnés par le site www.voila.fr et en particulier ce résultat de recherche inattendu: le site alasanteglobale.com, dont je n'avais jamais entendu parler auparavant.

Certes l'article sur le Sida/vih est long et décapant (je n'ai pas trouvé d'autre adjectif: défrisant ? hem) mais il a le mérite de démystifier un certain nombre d'avatars ou tout du moins de lancer des pistes de réflexion voire même de recherche/investigation et à sensibiliser à l'approche semble-t-il défendue sur ce site, qui ne me paraît ni meilleure ni moins bonne qu'une autre. Je précise que je n'ai absolument aucune "action" dans ce site, je veux dire je suis un esprit libre (un corps aussi :-) ) et que je le soumets à la sagacité du lecteur autant qu'à la mienne (je sors de la lecture là.).

Sur ce, bonne(s) route(s) à tous/tes et à bientôt peut-être.


Friederik Bonjour Cyrillo,

Les réactions a ton message m'émeuvent, et ton récit reflète bien l'état d'esprit de chacun... la peur, l'angoisse, la frénésie des actes... mais souvent ce que beaucoup pensent : ça n'arrive qu'au autres...

J'ai la chance d'être Séronégatif, mais comme toi, faisant partie de la génération SIDA, j'ai souvent vu des gens sortir des centres de dépistages en pleurant, alors que moi même j'attendais mon résultat, plein d'angoisse la peur au ventre.... a la différence peut être que je suis hypocondriaque, et que ma première fellation (sans capote) alors que j'avais 18 ans m'a fruste et je répète les tests car les mots de tête et la fatigue par moment me fait sans arrêt penser au Sida...

Ma contribution n'apporte malheureusement rien au débat, sauf peut être une remarque. Je vois trop souvent des gars, ou bien des filles même, qui s'envoie en l'air sans capote, et qui laissent leur bon sens avec leur vêtements au sol... des partouzes a n'en plus finir dans les milieux universitaires, les orgies dans les Darkroom d'Amsterdam ou d'ailleurs. J'avoue rester désarmé. Des amis me disent être "allergique" au préservatif et qu'advienne ce que pourra. Entre mon hypocondrie et leur comportement j'avoue avoir du mal a trouver le juste milieu - mais quand les statistiques annoncent une contamination en France toute les deux heures et 5-6000 contaminations par an, ça fait réfléchir...

Les gars, protégez-vous, car même si les traitements progressent, je n'ai pas envie de vivre avec un compte a rebours dans la tête... Un petit bout de plastique c'est pas grand chose, mais au moins ça permet de garder la conscience tranquille !

Pour nos amis malades, personne ne vous juges, ni vous no vos actes. Courage !


b je n'avais pas encore lu ton récit sur cette expérience que tout le monde vit a un moment ou un autre .
Finalement on retient deux choses de ce récit :
1/ la peur
2/ le vice
Le vice est plus fort que la peur d'être malade et c'est ce qui est très dommage!
Alors , lors de plans quelconques il faut TOUJOURS avoir une capote sur soi et être suffisamment autoritaire pour la sortir de sa poche des que les queues prennent l'air!
essayons d'être vicieux intelligents!!!!

B.V. oui c pas mal ça prête a réfléchir et c fait de façon naturelle sans pour autant faire du bourrage de crâne mais ce qui est moins bien est tu le dis c d'aller voir ailleurs !

P.F.

Bonjour,

Mon compagnon accepte de partager mon quotidien depuis 12 ans.
Je l'ai rencontré le soir où il recevait son résultat de test. Pour lui pas de chance : positif.

Depuis, il a fallu, année après année, apprendre à vivre la baisse des T4, combattre les infections opportunistes, jusqu' un premier cancer en 1996 qui a entraîné une mutilation épouvantable due à une colostomisation = vivre avec des poches et un anus artificiel au bas de l'abdomen. La souffrance post-opératoire, puisque toute la partie ano-rectale est enlevée : les difficultés pour la vie de tous les jours : même la montée des escaliers est problématique, le reste des fesses étant cousues pour ne pas laisser un trou béant de la taille de la tête d'un nourrisson venant de naître...

Désolé pour les détails, mais c'est cela aussi un carcinome ano-rectal ! Puis, l'arrivée des tri-thérapies, avec effets secondaires nombreux et variés : diarrhées à répétition. Vachement pratique lorsque vous vivez avec des poches et qui faut se "changer" jusqu'à 15 fois dans la journée...

Nouveau cancer en 2001, et maintenant atteinte cérébrale... Il lutte contre la mort à l'heure où j'écris, l'opération intra-cranienne a eu lieu hier, j'ai pu rester avec lui une heure en réanimation grâce à l'humanité des surveillants des soins intensifs qui n'ont le droit d'accorder que 5mn après une opération de plus de 8h... Aucun héroïsme de ma part : je suis toujours amoureux. Ce sont toujours les mêmes yeux, les mêmes cils, la même voix qui me font vibrer. Pour moi, il est toujours aussi beau, transfiguré par le courage qu'il a manifesté à chacune des épreuves qu'il m'a permis de traverser avec lui, sans me laisser sur le bord de la route. Alors, les enfants, les plus grands, les plus âgés, pensez au préservatif.

12 années de souffrances contre une microscopique poche de plastique, vous ne trouvez pas que c'est plus que disproportionné comme châtiment ? Et vous qui pratiquez le Relapse, cette nouvelle mode abrutissante américaine, j'ai accueilli trop de garçons et de filles qui étaient contaminées dans ma vie de bénévole pour ne pas me révolter contre cette connerie. J'ai envie de hurler ma révolte, ma colère contre ceux qui acceptent de contaminer potentiellement d'autres personnes.

Je sais, on baise à 2 (ou plus), mais 1h de plaisir ne justifient pas 12 ans d'agonie, car c'est cela aussi la contamination : la peur inhumaine qui vous agrippera le ventre, qui vous fera penser que votre vie peut se terminer à n'importe quel moment... Je ne vis ces sensations que par "procuration". Mais il est possible de grandir dans sa tête, dans sa vie, dans son corps, autrement qu'en mettant sa vie en danger.

Pensez-y, vous qui pouvez encore vivre "normalement", sans cette angoisse existentielle. Si vous voulez mourir, il y a d'autres qui veulent vivre, VIVRE, tout simplement. Ne soyez pas celui qui condamne à la peur, à l'angoisse, à la mort. AIDEZ LA VIE À ÊTRE BELLE - AIMEZ LA, AIMEZ LE, AIMEZ LES.

Ma réponse Bonjour,

Merci beaucoup pour avoir pris la peine de m'écrire ce message, ce témoignage éprouvant.

Je trouve que tu es extrêmement gentil, car à la suite de toutes les horreurs que tu écris, tu ne me juges pas sévèrement.
Je savais qu'en écrivant cet article, je me mettais en "danger".
D'abord parce que le sujet est extrêmement douloureux, qu'il touche à la vie des gens qui n'ont pas eu ma chance, ce premier avertissement.
Je l'ai cependant fait. Il a été écrit alors que je revenais de me faire "piquer ", alors que je ne connaissais pas encore le résultat. Je voulais ce témoignage, peut importe le résultat, il serait publié.

Je me posai aussi deux questions. Est ce bien pour les gens en manque de connaissance du problème SIDA ? Est ce bien pour les malades que je sautille de joie d'être négatif et que je l'expose ainsi ?

Je n'ai toujours pas la réponse complète à ces questions, c'est pourquoi j'attends le maximum de réactions, peut importe la teneur, pour étoffer cet article et que l'information au lecteur soit la plus complète possible et surtout proche de la réalité, exacte, au-delà de mon propre ressenti.

Je ne sais ce que tu vis, l'imaginer certes, mais toi seul, lui surtout, êtes à l'épreuve.
Dans l'instant je ne peux te présenter que mon admiration, ma compassion. Bien maigre secours.

Cyril(lo)


Felix

Bonjour,

J'ai trouvé ton histoire très intéressante car je trouve très important de soulever le problème de la fellation.

Comme tu le dis, sucer ou se faire sucer avec capote, bof... mais pour un petit moment de sexe avec un inconnu, ça ne vaut vraiment pas le coup de prendre de risque, ni objectivement (le témoignage précédent est éloquent), ni pour l'angoisse diffuse que cela risque de générer.
Pour ma part dans ces rencontres je trouve fatigant d'être toujours celui qui impose la capote pour sucer, et encore d'être obligé de le faire "par surprise", dans le feu de l'action, pour éviter les négociations ou les protestations.
Sans parler des contorsions pour éviter des bouches goulues trop empressées...

J'attends moi aussi avec impatience les réactions des internautes et en
particulier des difficultés et des stratégies de ceux qui veulent la capote
pour tout.

Bises à tous.

Félix


Cyril
&
Jean-Claude

salut

Je rigole en voyant tes écrits.....
Mon histoire est un peu comme la tienne sauf que mon ami (JC ) lui est séropo depuis bientôt deux ans ( le jour de la saint Valentin ).
Tout simplement un contrôle pour autre chose... et la cela te tombe sur la tête , tu penses à tout à rien ...
Cela faisait 4 ans que nous avions des relations sans capotes. Bien sur au début de notre relation nous avons fait un teste : résultat NÉGATIF.

Alors pourquoi maintenant ? tu te poses des questions toute les minutes qui passent. Tu marches dans la rue et tu penses que tout le monde le sais......Tu vas voir ton labo ou tu fais des examens et tu demandes ton dossier , mais personne ne peu te répondre car le dossier à disparu !! comme pas le plus grand des hasards !!!
Tu veux porter plainte car tu as eu une opération il y a 3 ans !!! peu être cela vient de la !! mais la tu as le boulot , la famille et tu te dégonfles pour pas que toute ta ville le sache.
Moi je doute entre 3 et 6 mois , je fais des prises de sang pour savoir si l'amour ta donné un beau cadeau !! tu te dis tant pis si je l'ai au moins nous serons deux...... et rien moi j'ai rien !! au moins ma deuxième réflexions c'est de me dire je vais me battre pour mon amour....

Il y a des doutes sur l'amour , des relations sexuelles ne moins en moins fréquentes par peur.
Alors la solution ? il n'y a en pas , nous avons fuit la France pour le Québec pour vivre une autre vie si je peu dire cela car mon ami ne peu avoir son visa à cause qu'il est porteur du virus.....Il est pas malade mais seulement porteur d'un virus de merde !!!!

La vie est pas simple , heureusement nous nous aimons , au moins une bonne chose....


Franck Même si tu devenais séropositif comme moi, ta vie continuerai tout de même.
Tu découvrirai l'imbécillité des autres, tu perdrais des faux amis, tu
perdrais certains de tes droits (assurance entre autres), tu avalerai des
médicaments (de moins en moins) mais tu finirais par trouver un équilibre et
au bout du chemin le BONHEUR.

Samy

Salut à tous,

Je m' appelle Samy et j' ai 20 ans. J' ai découvert ma bisexualité depuis 1an et demi...Depuis ce temps, je frequente donc, les pubs, boites et sites aussi bien hétéro que gays. Je suis jeune, certes, mais j' ai la sensation d'être bien plus mature et conscient que certains...Je ne porte pas de jugement, je ne me le permettrais pas. J' ai beaucoup de succes avec les femmes et les hommes. Plein de fois, j' ai eu des coups de coeurs pour des hommes de tte origines, de tte horizon mais jamais je ne me suis abandonné a faire l' amour ou une fellation à un inconnu. Juste flirter. Faire l'amour, ou une fellation, je le fais avec celui qui est mon petit ami, et j' utilise le préservatif pour la sodomie comme la fellation.

Bien sur, plus d'un ont voulu faire sans, mais je m' y refuse...Ce serait d' une part aller contre ma volonté et d' autre part me mettre en danger...Le récit de Cyrillio et les témoignages des internautes me font reflechir et reagir. Je suis profondemment contre les Backrooms et les pratiques sexuelles trop libertines..Car ne l' oublions pas le Sida ne régresse pas et ce malgré tte la prévention faite autour du virus...Je sais que la vie est courte et je sais aussi que le sexe c'est bon. Cependant, je ne veux pas briser ma vie et celle de ma famille pour une vulgaire fellation...Non cela ne vaut vraiment pas le coup...Pour certains, je vais paraitre pour un gars coincé, éffarouché et meme refoulé...A ceux là je leurs dis, que je veux pouvoir vivre assez longtemps pour réaliser mes rêves et rencontrer l'amour par exemple. Je leur répondrai égalemnt que la vie est précieuse(on a tendance à l' oublier parfois), et que par consequent on ne peut pas jouer avec...

Aux autres, je me permettrais juste de vous dire de rester vigilent...Le sourire, la belle gueulle ou le torse musclé d'un meck, ne peuvent être qu' un leurre...Enfin, si la personne est insistante, oubliez la, elle n' a ni de respect pour vous, ni pour elle-même...Et moi, personnelement, je ne fais pas l'amour avec des gens qui ne se respectent pas. A bon entendeur. Samy


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