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test hiv sida Accident mortel ?

Je me croyais à l'abri. Depuis ma frousse de 200 (lire) j'étais fier de dire :
"moi, même ivre mort je mets une capote !"
Je le faisais.

Je cours les bordels, les saunas avec mon mec, ou sans lui. C'est ainsi depuis longtemps. On aime le cul, on ne s'en prive pas. En parallèle, il y a notre grand amour, notre vie équilibrée, travail, famille, ami. Et les fêtes...

On aime faire ces fêtes-là un verre à la main. On pourrait penser que la volonté, la raison puissent être mises à rude épreuve. Mais non, il y a toujours cette conscience de se protéger pour vivre longtemps cet équilibre. Une responsabilité aussi vis-à-vis de nos mères, ne pas les faire souffrir avec une maladie mortelle.

Dimanche 13 décembre c'est la fête, mon homme, mon meilleur ami et moi allons de bar en bar, nous dansons, nous buvons, nous rions comme des hommes heureux d'être ensemble.
Ça chauffe dans les caleçons, les yeux sont libidineux et nous filons dans un vieux bordel parisien.

Bonne ambiance, on retrouve d'autres copains, ça s'invite, se drague. Un peu partout des corps se touchent, ça baise au fond, l'odeur de foutre est omniprésente...
Mon homme est maintenant fatigué tandis que Marc et moi sommes excités comme des fous. On le supplie comme des adolescentes en rute de rester encore un peu.
- allez un dernier verre !!!
Il ne lutte pas et nous laisse sur place, lui va prendre un taxi et rentrer.

Marc et moi enchainons les verres, les deux meilleurs copains sont heureux de faire les cons, de faire des commentaires, de draguer ensemble.
Nous avons jeté notre dévolu sur ce beau brun. Pas canon en fait, mais "il put le cul", il nous excite. On l'a déjà vu tirer un mec et je peux vous dire que c'est beau à voir...
Je ne suis pas très passif, mais il y a quelques rares individus qui me font virer de bord...
Marc est très passif alors on échafaude, fantasmons.

Les bières froides dégoulinent, on est chaud pour le contact. Il n'a pas fuit sur le moment, il est foutu ! Les deux guépards serrent leur proie.
Les souvenirs sont vagues... Cela devait être la fermeture du bar, nous nous sommes retrouvés dehors. Comment les choses se sont décidées, on ne le sait plus.

Un flash : Nous sommes trois dans un taxi.
Un autre : Nous sommes à poil dans un lit.
Encore des flash : Marc se fait enculer. Je me fais défoncer ensuite.
On veut prendre Marc à deux. Trop bourrés nous même... Ça ne marche pas.
Un flash : Pause clope, je me prends la tête dans un grillage en voulant la sortir par le vasistas...
Flash : le lit est sale.
Flash : Marc veut partir de suite, je suis trop naze, je veux rester, il me laisse. Et plus de flash.

La tension monte, le stress grimpe et c'est le réveil en sursaut, brutal !
"MERDE, j'ai baisé sans capote "
Je sors de mon coma avec ce refrain, un tir de mitraillette, je ne me répète que cela.
Je bondis du lit et fonce sous la douche. Là je suis comme dans un terrier pour me ressaisir, me laver de cela entre guillemets et surtout réfléchir.

Je n’y parviens pas, je tente de me souvenir, mais tout est flou.
Je sors de la douche, après une très brève entrée en matière civile - bonjour - je questionne :
- On a bien baisé sans capote ?
- Oui
- Euh...
- Quoi ?
- T'es négatif, positif ?
- Euh... aux dernières nouvelles c'était bon.

Je n'arrive plus à le questionner, en me disant cela, son air et son ton me disaient, à juste titre :
- hey bonhomme c'est pas maintenant qu'il faut s'inquiéter, y a pas eu de capotes, c'est fait, voila tout.

Comment ai-je pu faire ça ? Merde on était trois, y en a pas un qui aurait pu tirer le robinet d'urgences ???
Marc est safe, je le suis, je l'étais. Lui je l'ai déjà vu une capote au bout de la queue. Alors quoi !?!
C'est la panique, le stress, la fatigue et puis ce putain de rendez-vous chez le dentiste dans 2 heures.
Faut que je me casse, prendre l'air, téléphoner, quitter cette scène de crime.

Il caille dehors, mes vêtements ne sont vraiment pas nets. J'enfonce mon bonnet jusqu'aux sourcils pour me cacher, j'ai l'impression qu'il y a écrit sur mon front " Sale lope à jus"
Je ne sais même pas dans quel coin je suis. Ça ressemble à Paris, je m'oriente avec mon iPhone...
Y a pas une application test HIV là-dessus ???

J'appelle mon homme. Je lui livre tout d'une traite.
- J'ai fait une grosse connerie, on a fini avec Marc chez un mec, on a baisé sans capotes.
Sa voix est posée, il me dit de rentrer, qu'on va gérer.
J'appelle Marc, il est dans le même état que moi, la tête dans les coussins de son canapé, il pense et prie pour dormir, ne plus penser.

Comme si je voulais un instant faire comme si de rien n'était je file quand même chez mon dentiste.
Mince, je ne me suis pas lavé les dents. Hey oui, on n'utilise pas la brosse à dents de quelqu'un d'autre...
Mort de rire, hein ?

Je passe par la pharmacie, m'empare d'une brosse et d'un tube.
J'arrive, on me dit de patienter, je file aux toilettes, je me remplis la bouche de dentifrice et brosse.
Putain, c'est quoi cette merde, j'ai des grumeaux pleins la bouche.
C'est quoi ce dentifrice ??? Colle à dentier ! oh non...

J'arrive comme une blonde accidentée dans le cabinet, j'avoue à mon dentiste que la nuit fut longue, que par égard j'ai voulu présenter une bouche propre et je lui montre le tube de colle.
Il rigole, je suis honteux mais soulagé.
Je suis tellement fatigué, encore anesthésié par les vapeurs d'alcool et l'esprit à l'envers que je ne sens rien de ce qu'il opère, il me félicite de mon courage face à la douleur de 5 dévitalisations. Trop facile me dit-il.

J'arrive à la maison, cette fois-ci vraiment accidenté par tout cela.
Mon homme m'accueille comme un petit enfant, on parle. Il ne comprend pas.
- Mais comment, toi, as-tu pu faire l'impasse ??? Ce n’est pas toi !
Ce n'est pas un reproche, il ne comprend tout simplement pas. Et moi non plus. Il parle même de GHB, mais je refuse et garde la pleine responsabilité.

Je suis mal, mal, mal...
Mon père, ma mère, oncles et tantes ont subi l'assaut du cancer, maladie qu'ils n'ont pu éviter, et moi je joue avec le feu.
Je m'endors la mort dans l'âme. Bravo, car tu fous tout ton avenir par terre, rien ne sera jamais plus comme avant.

Le lendemain je consulte internet, sida info service, on parle de traitement d'urgence. Je n'arrive pas à me concentrer, tout est confus.
Je suis mou, je pense en victime, je me dis que c'est trop tard pour moi. J'en parle avec Marc. On se téléphone plusieurs fois. Force de l'amitié, de penser à l'autre mieux qu'à soi, on se ressaisie l'un, l'autre.
On décide de courir aux urgences de nos quartiers.

Je suis pris en charge assez rapidement à Foch, une jeune interne me reçoit. Elle est tellement jolie, bien éduquée, douce que j'ai du mal à me lancer, genre :
- Alors, voila, j'ai fait, un plan à trois et je me suis fait enculé sans capote !
Je rectifie en me disant que ce ne n'est pas ma petite cousine, mais une professionnelle.
- Alors, voilà, j'ai bu plus que de raison, j'ai participé à une partie fine et nous n'avons pas mis de préservatif... c'est un accident.

Elle note tout, me pose quantité de questions. Actif, passif, éjaculation, bouche, anus, objets...
Elle s'absente consulter son prof, revient avec un pilulier bleu et plein de papiers.
Trithérapie pour trois jours, consultation dans ces 3 jours d'un médecin référant de l'hôpital pour décider des suites.
Elle me fait une prise de sang.

Je rentre un peu soulagé, car je me donne une chance.
Marc a le même protocole.

J'avale mes trois gros cachetons en larme, mais je me raccroche à eux jusqu'à mon rendez-vous.
Mon homme me rabâche très gentiment de ne pas crier avant d'avoir mal, que c'est fait, que nous gèrerons. On a pas le choix, ou plus.

Je retourne donc à l'hôpital pour ma consultation auprès du médecin référant.
J'apprends sans surprise que je suis séronégatif, ou plutôt que je l'étais ce jour-là, le 15 décembre.
Le prof me demande que les 2 autres protagonistes de cette orgie barebake fassent le test.
Si nous étions tous séronégatifs ce jour-là il y a moins de raison d'avoir peur.
Je lui explique que Marc est aussi négatif à ce jour, mais qu'il me sera très difficile de savoir pour l'autre.
Le prof décide de continuer la trithérapie, de refaire un test dans 4 semaines et 3 mois.

Dans 3 mois justement on pars en vacances mon homme, Marc et un autre ami. Je me demande bien dans quel état d'esprit nous serons dans l'avion avec nos résultats tout frais... Génial encore un truc de gâché.

Je passe à la pharmacie de l'hôpital, on me donne un gros sac plein de médoc pour un mois.

La trithérapie, n'est-ce pas formidable, comme la pilule du lendemain ? Oust, plus d'ennuie une fois avalée.
Ne rêvez pas, je plaisante.
Nausée, chiasse, maux de tête, fièvre, plus d'appétit, amaigrissement.
Pire, elle n'est pas efficace à 100% et elle ne guérit pas.
Certains préfèrent encore subir la maladie que la trithérapie, c'est pour dire...
Mais je me suis accroché à elle, avec l'aide de mon homme, de Marc et le souvenir ce ceux qui ont souffert bien pire.

J'ai appelé le troisième.
- Écoute, j'ai besoin d'avoir des précisions, pas pour te juger, même si je suis plombé je ne t'en voudrais pas, c'est ma seule faute.
- Oui, OK vas-y
- T'as déjà fait un test ?
- Oui
- Quand
- Y a un mois et demi
- Et ?
- Négatif
- Et ça t'arrive depuis, de plans comme ceux-là
- De temps en temps

Moi qui voulais me rassurer, je suis au point de départ.
Combien de plan barebake a t'il fait depuis un mois et demi.
On se trouve des leurres rassurant du style, " il n'est qu’actif, c'est moins risqué... "
Connerie, il n'y a pas que les passifs qui chopent le sida, il faut bien un actif pour leur refiler, c'est l'histoire de la poule ou de l'œuf. Qui en premier ?
J'aurais du lui demander de faire un test maintenant, de me montrer le résultat noir sur blanc.
Mais j'ai laissé tomber, tant pis pour moi, mange ta merde, assume connard.

Un mois plus tard - 200 cachets en plus - 5 kilos en moins - des mensonges à ma famille en plus sur ma fatigue - une libido à zéro et le moral tout autant, j'ai fait un second test.
Oh la vie donne-moi une chance, une dernière.

Deux jours d'attente interminables.
Il est l'heure, je suis haletant dans la rue, je marche vite, tape dans les gens aux passages piétons. La barrière, la porte, je sonne, le bureau, bonjour, je viens chercher mes résultats.
Elle est au téléphone et me donne l'enveloppe.
Petit espoir, elle me la donne sans entretien avec le laborantin.
En même temps, elle est au téléphone, elle fait peut-être une grosse bourde de me laisser partir comme ça avec une condamnation à mort dans les mains...
Il y a un parc en face, un banc je vais m'y assoir.
Je déchire, respire et lis le résultat. C'est négatif !

Je suffoque de joie, les yeux mouillés j'appelle tout de suite mon homme et Marc.
On se soulage un peu, on se réconforte.
Je sais bien que je ne suis pas encore à l'abri, qu'il est trop tôt encore pour crier victoire, mais c'est un petit pas de plus vers la libération.
Je dois encore faire un test à 3 mois pour être sûr, ça ne fait qu'un mois jours pour jours, bel anniversaire...

Des hauts, des bas. Jamais très haut et de belles chutes.
Quand ça ne va pas, je pense à ceux que j'aime à qui je vais faire du mal, à la dégradation physique qu'on ne peut plus ignorer, à la perte de gout.
Pour remonter, je me dis que la vie est belle, que même dans l'épreuve il y a des moments heureux.
Que je ne serai pas le premier séropositif à me reconstruire, à renaitre dans la maladie.
Peut-être que je découvrirai même un autre art de vivre plus heureux encore. C'est juste une question d'esprit.

J'ai croisé le troisième un soir. Le teint livide, les yeux creusés, il avait beaucoup travaillé, était beaucoup sorti. Je lui ai trouvé tous les symptômes évidemment... J'ai eu du mal à me raisonner sur ces diagnostics à la hâte, à la con.
Je n'ai pas abordé le sujet. On a fait comme si de rien n'était.

Marc doit faire son second test, lui a 6 semaines.
J'ai peur pour lui, ça m'arrange bien de penser à un autre.
Je me sens responsable, il est un peu plus jeune, moins expérimenté dans la vie de queutard.
S'est-il cru en confiance avec moi ?
Si je me dis que cette expérience sera un ciment indestructible de notre amitié, une sérologie différente serait difficile à vivre, que de remords qu'on ne se soit pas sauvé la vie en réagissant à temps.
C'est à la caisse du supermarché que j'apprends la nouvelle, je m'en trompe 3 fois de code, il a la même chance que moi... Négatif. Encore un pas positif.

Barbaking + 2 mois, vendredi.
Mon homme a rendez-vous chez son généraliste, j'en profite pour lui donner mes derniers résultats, que le médecin vérifie tout de même que tout aille bien. Je m'étais cantonné aux résultats de MST.
Il revient et me dit :
- Notre docteur est pas content, tes leucocytes sont anormalement nombreux, il veut savoir pourquoi, tu refais un test et va le voir, j'ai moi-même demandé un bilan, on y va demain matin ! Rompez.
- ok ok capitaine !

Comme un jeune couple (de 20 ans) qui commence dans leur vie amoureuse, on va faire nos tests.
- Résultat lundi soir messieurs.
On trinque tout le week-end à notre mort prochaine, on ironise à mort justement, rigolons du pire, notre manière de déstresser...
Le soleil du lundi décline enfin. Je suis encore en rendez-vous, mon homme va chercher les résultats pour nous deux.
Je sors enfin, je n'ai pas eu de nouvelles. Il est 17h06 les résultats étaient dispo à 17h00.
Pourquoi ne m'appelle t'il pas ? je me dis qu'il ne me dirait pas "ça" au téléphone... merde merde merde... Je flippe
Ah, ça vibre dans ma poche, je dégaine le téléphone comme une épée, un SMS...
[ même pas morte ]

Encore pas, je sens mon cerveau produire des substances euphorisantes. 
Je suis à deux mois de l'accident. Mes médecins sont super confiants. Ils me disent que les tests sont plus précis, fiables, qu'on peut estimer que je ne suis pas séroposotif.
J'ai très envie de les croire, de le prendre pour acqui, mais j'ai ce cap des trois mois en tête. Je ne suis pas libéré.

J'ai enfin pu refaire l'amour avec mon homme, Safe-sex évidement et sans sodomie.

J'ai reçu mon décompte de sécurité sociale et je m'aperçois que la sécu a remboursé plus de 862 euros à la pharmacie l'hôpital pour mon traitement d'urgence d'un mois...
On vit dans un beau pays, je n'ai payé qu'un euro de franchise.

Ca va mieux je me crois de plus en plus rescapé, j'arrive à passer des jours sans y penser. Je me surprends à en parler comme d'une mauvaise aventure classée alors qu'elle ne l'est pas encore. Je n'ai pas passé les 3 mois.
Cela serait une très grosse claque que d'apprendre maintenant que c'est positif.

J'approche du 15 mars, encore quelques jours...

Barbaking + 3 mois, Lundi.
Je me fais pomper le sang, je regarde le filet rouge remplir le tube, poison ou pas ?
Résultat le lendemain 17h00

Nous y sommes, une seule obsession : connaitre le verdict.
Je me dis que c'est "hallucinant" la vie !
T'es là, tu marches à côté de milliers d'histoires, concentré sur la tienne, dans moins de deux minutes tu sauras noir sur blanc si ta vie va basculer dans des eaux troubles que tu ne connais pas.

Y une putain de pauv'fille qui traine à l'accueil du laboratoire, elle ne comprend pas les procédures de remboursement, ça fini en scandale, en insultes.
Ensuite ce monsieur qui demande comment il va faire pour pisser dans ce tube "Il est pas assez grand !!???!"
Je cherche les caméras au plafond, ça doit être un gag. Je piétine sur place, me mords la joue.

Ouf j'ai l'enveloppe en main. Je suis toujours un peu rassuré de ne pas m'entendre dire "attendez, on va vous recevoir" ...
Cette fois ci je ne vais pas m'assoir, j'ai attendu trop longtemps.

Négatif
Négatif

Fin.

Cyrillo

PS : J'aurai juste pu écrire comme je le fais sur le site :
"mettez des capotes, restez vigilant, votre vie n'est pas une photo ou film X, protégez-vous."
Mais le message passe de plus en plus mal, nous sommes tous fatigués et aimerions que ces années sida disparaissent.
Je me souviens avoir vu ce spot publicitaire (ci dessous) avec beaucoup de lassitude, bien avant cet accident. Et pourtant...


Pas si "cliché" en fait. Alors ne baisse pas la garde.


A lire aussi dans le blog :


17/03/2010

Très beau récit qui c'est vrai, doit nous faire prendre conscience qu'il ya toujours un risque………

Gribouille

17/03/2010 Très bon témoignage des angoisses associées aux tests !
J'ai un ami que j 'aime profondément , la semaine passée il m'a confié qu'il entretenait des relations BB avec deux autres personnes , le premier test est négatif , le mien j'attends ......... Et je peux vous dire que l'un des deux autres s'est révélé pozzz il avait caché le fait , mon ami a mis la pression , l'a questionné ........ Un acte répétitif volontaire dans le but de jouir soi-même et se foutre complètement de l'intégrité physique de l'autre ! Pour moi c'est une tentative de meurtre !
Bravo pour ton texte !

Conreur

19/03/2010 Merci ! Merci ! Merci pour ce rappel à la réalité !

Je vis en couple amoureusement avec mon mec depuis 15 ans. Comme vous, on fait l'amour sans capote entre nous mais toujours avec quand on a des plans avec d'autres mecs.

Votre histoires nous rappelle combien la vie ne tient parfois qu'à un fil, une inattention, un relâchement inopportun dans l'ivresse d'une soirée de fantasmes...

J'ai vécu une situation similaire à la votre, à la même époque d'ailleurs.

Lors d'un après midi mousse dans un sauna, je me suis laissé aller à sucer un mec jusqu'au bout.

Sur le coup, j'ai voulu croire que le mec avait voulu me juter dans la bouche sans me prévenir. A posteriori, je crois que j'attendais cette éjaculation...

Ça m'a travaillé pendant des semaines. Pas fier de mon comportement.

Comment ai je pu baisser la garde à ce point alors que je me souviens avoir engueuler un mec dans sex club qui voulait s'empaler sur ma queue sans capote ?

Je n'ai pas voulu suivre de TPE, préférant minimiser les risques : après tout ce n'est pas comme une pénétration non protégée ! Quelle idiotie !

Le 1er test à 1 mois et demi s'est révélé négatif. Je sais qu'il faut un test à 3 mois pour être sûr de la sérologie, mais je suis assez confiant.

Le test de confirmation est pour bientôt, à l'occasion d'une visite médicale annuelle.

Depuis, le coeur à baiser en sex club n'y plus vraiment... Ça reviendra sans doute, mais cette expérience laissera des traces...genre piqûre de rappel...

Dernier point : je suis infirmier. Comme quoi être soignant n'immunise pas contre le manque de vigilance...

Bonobo83

21/03/2010 Merci pour ton récit Cyrillo.
J'ai connu la même chose que toi.
3 mois de traitement avec tous les malaises physiques et psychologiques que ça entraine.
Tout ça parce qu'un mec en qui j'avais pleine confiance, un plan régulier qui avait toujours été super safe m'a un jour fait croire qu'il avait mis une capote et qu'il m'a pris bareback.
Il a ouvert l'emballage du préservatif, je lui tournais le dos, j'ai vu l'emballage en aluminium près de moi mais en fait, il ne l'a pas enfilé et m'a pris comme ça ! Quand je m'en suis aperçu j'ai vraiment flippé.
Quand je lui ai demandé pourquoi il avait fait ça il m'a dit que c'est parce qu'il me faisait confiance (un comble !). il m'a affirmer qu'il était négatif mais comment le croire après ça ?
Je lui ai demandé de faire un test rapidement (il m'a dit oui et il ne l'a fait que 5 mois plus tard).
Pour le reste j'ai couru aux urgences de l'hôpital le plus proche. Un moment vraiment glauque !! Et je suis passé par les mêmes phases que toi... 3 mois de traitement, suivi, prises de sang, etc..
Je suis séronégatif heureusement !! Mais maintenant je suis encore plus prudent même avec ceux que je connais bien. Faut pas sombrer dans la parano mais il faut toujours rester vigilant. Et si ça arrive à un de tes lecteurs, qu'il n'hésite pas à aller à l'hôpital aussi vite que possible. Il n'y de jouissance que dans la vie !!

Antoine

22/03/2010

Salut,

Je viens également à vous, j'ai lu ton histoire, Cyrillo, ce week-end en me promettant d'y répondre dès que j'aurai un moment. Je suis infirmier (tout comme bonobo83), j'ai 24 ans, et je tiens à vous faire partager mon expérience de "flirt" avec le VIH.

Concernant mes rapports sexuels, tout se fait dans le cadre de mon couple, sans protections, nous sommes tous les deux safes, et n'allons pas voir ailleurs (à sa demande).
Mon histoire s'est passée en 2006 alors que j'étais étudiant en soins infirmiers encore, lors d'un stage en service d'urgences + SMUR (SAMU). J'ai du prendre en charge un patient dont on connaissait la séropositivité et qui consultait pour des problèmes liés justement au SIDA (maladie).

Donc le médecin a demandé une prise de sang bilan complet, NFS et tout le tralala et donc me voilà devant ce patient, respectant les protocoles à la lettre (gants, asepsie et tout le toutim), je pique en Vacutainer un système sous vide simplifiant les manoeuvres en milieu hospitalier, je fais mon prélèvement tout se passe impécablement bien et parfaitement. Je dépique ce gentil monsieur et lui demande d'appuyer sur le point de ponction histoire d'éviter un bleu. Rien à signaler, tout est parfait, je discute pour dégriser la situation, il me dit qu'il est homo, qu'il a chopé cette merde depuis plus de vingt ans et m'exprime sa souffrance quant aux conséquences de la maladie.
Je me dis "pauvre homme" quand je désadapte le système dans le container à aiguilles alors que l'aiguille n'y tombe pas. Je tiens mon Vacutainer en main et le jette dans mon haricot. Tout se passe bien, soin terminé, je tends la main pour attraper mon container à aiguilles et m'enfonce l'aiguille restée coincée dans la paume de la main.
Moment de douleur instantanément suivi d'un moment de panique, je vois tout défiler dans ma tête, HIV, SIDA, mort ... etc. Je panique, comment ai-je pu bourder à ce point ???

Je laisse mon patient et retourne en salle de soins et me débarrasse de mes gants etc. Merde je saigne bien, je panique, une infirmière du service me trouve, me demande ce qu'il m'arrive et je lui raconte la situation précédente.
Là j'ai eu droit au méga protocole AES (Accident par exposition au sang). Par chance c'était un stage aux urgences, un des médecins m'a vu, regardé ma plaie, etc et me prescrit le fameux TPE (compte tenu des résultats du patient qui a bien heureusement donné son accord pour des examens complémentaires, notamment charge virale, etc...).
J'ai froid, j'ai chaud, j'ai peur. J'ai l'impression que je vais mourir dans la minute suivante. Et finalement s'en suivront trois mois d'horreur. Mon mec de l'époque a de plus préféré me larguer de peur d'attraper le virus par moi. 3 mois dans le fond du gouffre à endurer les effets secondaires, nausées, vomissements fréquents, diarrhées, amaigrissements etc. Ce fut un plaisir des plus total en plus de l'angoisse et du stress liés au cursus d'études infirmières.

Mon premier test sérologique était bien entendu négatif, celui du 3e moi également et celui du 6e mois finalement aussi. OUF sauvé. Mais quand même, je me suis pas mal interrogé : sur mes pratiques, sur ma profession, le danger qu'elle peut représenter. Là j'ai bien été pris en charge par les urgences, c'était nickel. De plus le médecin qui m'avait examiné prétendait que mon gant avait empêché le sang encore présent sur l'aiguille de passer ma peau. Néanmoins je comprends tout à fait toutes les personnes qui comme moi ont eu à vivre cette horrible expérience.

Maintenant, tout va bien pour moi, j'ai rencontré un homme superbe avec qui je passe ma vie. Tout va pour le mieux dans notre couple, et nous nous efforçons de nous protéger lors de nos rapports hors couple. J'ai cependant un message à adresser aux fabricants de préservatifs. Par pitié baissez le prix des préservatifs sans latex (j'y suis allergique) une boite de 6 présos à 19€ c'est du vol !

Bonne soirée à tous, protégez-vous c'est important !"

26/03/2010

il m'est arrivé la même chose avec un mec , trop d'alcool , extase ,  plaisir et trou noir le lendemain......
mais que c'est il passé???????????
capotes ou pas? j'ai pas l'impression rien autour du lit.............
cette dernière nuit à Sitges fut terrible!!!
le retour en France angoissant.
prise de sang à domicile pour un bilan vih
le temps d'attendre les résultats trop flippant et dur!!!!!!!

Verdict test positif , tout s'écroule et je n'ai que 24 ans
A qui la faute lui l'alcool moi je ne serais jamais maintenant...
un oubli de capotes lourdes de conséquences.............

3 ans s'écoule d'auto destructions,
3 ans de silences sans le dire à ma famille, sauf à mes amis qui m'épaule

Mars 2009 arrive je suis au plus bas de mes CD4
début de trithérapie, vomissements pertes de poids diarrhée plus de libido

Mars 2010 un an de trithérapie que je supporte et la vérité auprès de ma famille
la pression est parti
et maintenant je vis avec depuis 4 ans et ceux jusqu'à la fin de mes jours accompagnés de capotes pour tout ébats sexuels.
je n'ai que 28 ans.
alors même sous l'effet d'alcool ou de drogues, soyez fort et résistant : SORTEZ COUVERTS UTILISER DES CAPOTES
pour ne pas finir comme moi

Mat.
la-cite-desanges@hotmail.fr

03/04/2010

BONJOUR
 
JE LIS L'ARTICLE ET J'AI FROID DANS LE DOS
 
DEUX MOI J'AI EU UN RAPPORT AVEC DEUX MECS ET UNE CAPOTE A CRAQUE;DEPUIS J 'AI PEUR  TROP PEUR JE NE DORS PRESQUE PLUS ;JE SUIS STRESSE A MORT ;JE SUIS TRES ANGOISSE JE NE SAIS PLUS QUOI PENSE
 
J'AI FAIS UN CONTROL VIH TOUT EST NEGATIVE MAIS LE DOUTE EST TOUJOURS LA
SUIS JE FOU ;SUIS NORMALE
JE ME REMONTE LE MORALE EN ME DISANT QU'IL Y A PIRE QUE MOI
MAIS BON LE  DOUTE EST LA........
 
J'ATTENDS UNE SECONDE PRISE DE SANG POUR ME RASSURER
 
FAITES GAFFE UNE VIE ,ON N'EN N'A QUE UNE SEUL MEME SI LA VIE N'EST PAS TOUJOURS FACILE
 
ROB

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