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HISTOIRE

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Premier épisode - Épisode précédent

Jean -05

Il enfile son propre maillot et ouvre la porte de la cabine pour s’évanouir en un instant, comme un voleur, me laissant là, totalement désappointé, dressé encore, frustré. Il ne cessera donc jamais de souffler le chaud et le froid ? N’ayant pas d’autre alternative, après quelques instants que je saurais quantifier, j’enfile le maillot bleu ciel et le retrouve au niveau des casiers déjà prêt à sortir.

- Je t’attends sur le parking, me dit-il.

Je me rhabillerai donc seul dans un vestiaire déserté par Pierre et les autres nageurs. Je n’ai rien compris, alors que je m’appliquais à le faire jouir, que je m’attendais à recueillir sa semence au creux de ma main, abandonné qu’il était à mes gestes promenés sur corps lascif, le voilà qui s’arrache à mon entreprise et s’enfuit, sans le moindre regard, sans la moindre explication. Il faudra qu’elle vienne, qu’il m’explique, je ne peux rester ainsi dans l’incompréhension ! Ces quelques instants de communion des corps me laissent un goût d’inachevé où se mêle de la frustration et de la rancœur.

Je le rejoins peu après sur le parking, le trouve adossé à sa voiture, visiblement ses pensées l’entrainent à des années lumières d’ici. Je m’adresse à lui plus rudement que je l’aurais souhaité :

- Qu’est-ce qui t’a pris de te sauver en courant comme ça, sans un mot ?

Il me regarde comme si j’étais un étranger ! Après cette proximité,  cette intimité que nous venions de partager !

- [...] Monte, on rentre.

Il ouvre sa portière et s’installe au volant. Toutes mes affaires sont chez lui, jusqu’à mes clés de voiture, alors je n’ai pas le choix : comme à regret,  je m’installe à ses côtés, sur le siège passager. Il met le contact et, toujours  sans un mot, démarre. J’aurais presque eu envie de la planter là à mon tour. Mais sur me sens doublement captif.  Je n’en puis plus, alors j’insiste, un peu lourdement sans doute:

 - Tu m’expliques ? Tu te fonds dans mes bras, tu semble te lâcher et puis tu brises le contact sans un mot. Moi j’étais prêt à aller jusqu’au bout du voyage avec toi.  Alors, pourquoi ?

- Je ne peux pas... je ne peux pas encore ... Rémi est ...

Il ne peut finir sa phrase, tant sa voix est étranglée. Une forte émotion le submerge et qui le conduit presque au bord des larmes.

- Mais tu m’as dit que c’était fini, dans les cris et les larmes m’as-tu même confié.

- Tais toi s’il te plait, pas maintenant.

On arrive devant son logement, il gare la voiture, un peu n’importe comment et me regarde l’air très malheureux...

- Tu ne peux pas comprendre.

- Je le pourrais sans doute, mais pour ça il faudrait que tu m’expliques. Je pense que tu me le dois bien, non ?

- Rentrons.

Toujours muré dans son mutisme, il entreprend de vider nos sacs pour jeter les serviettes mouillées dans le lave-linge ; comme pour retarder le moment de la discussion. Mais je n’abandonne pas et le suis dans la salle d’eau où se trouve la machine, le voir ainsi tellement désemparé, si profondément malheureux, me donne envie de le réconforter en le prenant dans mes bras, de l’embresser mais je reste figé là, un peu boudeur il est vrai,  contre le montant de la porte et j’attends qu’il veuille bien me parler. Si tant est qu’il y soit disposé, qu’il y soit prêt.

Mais ce n’est pas encore le moment :

- Je vais me préparer un thé, tu en prendras avec moi ?

- Oui, si tu veux.  Je lui ai répondu du bout des lèvres, comme résigné à devoir attendre encore pour qu’il s’explique. Mais je commence à comprendre que ce Rémi est encore trop présent dans son cœur pour qu’il puisse réponde à mon appel. Il faudra m’y faire ... Il ne me doit rien après tout. Ai-je le droit d’être aussi intrusif dans sa vie ? J’en ai furieusement envie pourtant !

Toujours muré dans son silence, Pierre met de l’eau à chauffer, prépare les mugs où il jette comme par réflexe les sachets de thé et pose sur une planche à découper la baguette qu’on avait achetée sur le chemin de la piscine tout à l’heure. Un pot de confiture se dresse entre les mugs : manifestement le repas sera sobre. De toute façon je n’ai pas très faim ce soir.

Je m’installe sur un des tabourets et j’attends que la boisson soit à la bonne température, en mâchant machinalement une bouchée de pain. Pierre me fait face, adossé contre le four de la cuisinette tout en sirotant son thé à petites gorgées. Un silence s’installe, comme une chape de plomb qui écrase l’ambiance. Comme je regrette encore notre étreinte avortée, mon esprit vagabonde et je me repasse le film de ces trop courtes minutes de pur bonheur pendant lesquelles je tenais Pierre dans mes bras. Un sourire béat finit par s’afficher sur mon visage et j’en oublie ma rancœur. Je me surprends même à éprouver de la compassion pour Pierre et cet amour brisé qui  lui pourrit encore la vie.

Alors que je n’attendais plus, Pierre se lance dans un monologue, d’une seule traite, comme pour exorciser le malaise, les yeux rivés sur mug, comme pour ne pas me regarder :

- Cet après midi là je suis rentré à l’improviste à notre appartement, tout heureux parce que Rémi ne travaillant pas ce soir là, nous pourrions passer une longue soirée ensemble,  j’avais même acheté un bouquet chez la fleuriste en bas de l’immeuble. J’avais un intense besoin charnel de Remi, et je commençais à fantasmer quand j’ai ouvert la porte, tout heureux comme un mec qui s’apprête à faire l’amour,  tout à la surprise que je lui faisais, le cœur débordant d’affection pour mon chéri, les sens aux aguets.  Pour une surprise, c’en a été une belle ! Je l’ai trouvé, lui, dans notre chambre en train de se faire défoncer par un gamin, je ne sais même pas si il avait ses 18 ans, une espèce de grand veau, un géant brun d’au moins 2 m.  Lui qui me disait ne pas aimer la sodomie, qui me l’avait toujours refusée, offrait son cul à un inconnu, et dans notre lit en plus ! Le plus blessant sur le coup a été sa réaction, pas gêné le moins du monde  en tournant la tête vers moi, avec un clin d’œil lubrique insupportable à mes yeux amoureux :

- Dessape toi vite et rejoins nous, tu vas voir, Cyril va te faite ta fête à toi aussi. Il est super bien monté, tu vas la sentir passer mais tu vas super kiffer! C’est un super baiseur !

C’en était trop d’un coup, moi je l’aimais, Rémi, jalousement, et je ne voulais pas d’un plan à trois, je le voulais pour moi tout seul ! Ce fut comme un ouragan, j’ai piqué une crise, j’ai empoigné ce Cyril avec une force dont je me savais pas capable et je l’ai foutu dehors encore à poil, lui jetant ses fringues sur le pallier et j’ai crié, hurlé même, pour finalement avoir une vraie dispute avec Rémi, mon premier véritable amour, mon unique amour,  j’ai été très dur avec lui, brisant sans doute à jamais avec le marteau pilon de mes mots blessants, toute possibilité de réconciliation, de pardon, de passer l’éponge. Il est parti à son tour en claquant la porte. J’ai donc dans la foulée, comme pour solder tous les comptes, sous le coup de la colère répondu favorablement sans plus attendre à cette offre d’emploi, dénoncé le bail de notre appartement pour m’éloigner au plus vite de lui, de nous, de ce rêve brisé. Depuis, je ne cesse de me demander si je n’aurais pas dû nous laisser une chance, me montrer moins jaloux, moins définitif, moins possessif. Je savais Rémi très porté sur le sexe, il me le montrait tous les jours, j’en profitais tous les jours et j’aimais ça !  J’aurais dû savoir qu’avec un tel appétit, je ne lui suffirais pas. J’aurais dû anticiper ses besoins, en discuter avec lui; accepter sa libido insatiable, j’aurais pu me laisser aller à des expériences à trois pour lui, pour le garder, pour le satisfaire mais le voir aussi brusquement avec un autre, dans les bras d’un autre, le corps de l’autre dans son corps à lui, ça m’a tué, j’en crève encore... Je ne l’ai pas supporté. C’était trop soudain, trop cruel. J’en souffre aujourd’hui encore, plusieurs mois après. Quand j’étais dans tes bras tout à l’heure, c’était ma première fois depuis ma rupture d’avec Lui. Oui j’ai craqué quand tu m’as touché, c’est vrai, mon corps répondait. Puis toute la scène avec Rémi et son amant Cyril m’est revenue à l’esprit, une fois de plus je ne savais plus où j’en étais, j’ai eu l’impression de le tromper à mon tour alors je me suis dégouté et du coup je ne supportais plus que me touche, je te supportais plus ... Il fallait que je parte, que je fuis, c’était la seule issue possible. Je ne pouvais pas faire autrement !

Tout en se me déballant son histoire, lâchée d’un coup dans cette longue tirade, Pierre s’est assis sur le tabouret, en face de moi.  Instinctivement ma main a cherché le contact, pour lui montrer que son histoire m’avait touché, que je comprenais, que je ne lui en voulais pas, que j’avais une énorme tendresse pour lui, j’ai pris sa main dans la mienne. Sans rien dire. Elle l’a enveloppée, et puisque qu’elle était étonnamment froide, elle l’a réchauffée.

Mes mots auraient été dérisoires, que pouvais-je dire pour le réconforter ? Alors j’ai porte sa main à mes lèvres et je l’ai embrassée. Puis le silence est revenu, profond mais moins pesant, comme si l’ambiance était apaisée.

C’est pierre qui l’a rompu quelques temps après:

- Bon, je vais me coucher, j’ai besoin de repos. On va partager le grand lit cette nuit, on y dormira mieux tous les deux.

Kawiteau

kawiteau@gmail.com

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