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HISTOIRE

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Premier épisode - Épisode précédent

Jean -11

Jean rentre à son hôtel, le corps apaisé, mais l’esprit questionné. Il réalise à quel point il a besoin du corps d’un homme désormais, à quel point sa sexualité a pris ce virage. Mais il n’a pas faim de rencontres fortuites, sans lendemain, il pense qu’il a passé l’âge pour ce type de consommation, même s’il a pris beaucoup de plaisir à jouir avec Moussa. Des feux de paille qui échauffent le corps mais glacent le cœur le laisseraient trop malheureux, après. Alors il repense à Pierre, saigne de son amour pour Pierre, contemple son téléphone avec dépit. Pierre n’est-il plus qu’un doux souvenir ? Jean soupire, que sa vie lui semble vide... Les dossiers empilés sur la table le laissent indifférent. Pas l’énergie de s’y plonger à nouveau. Pour quoi ? Pour qui ? Le travail est-il une fin en soi ? Un cache-misère qui estompe sa solitude. Jean se couche et s’endort assommé de solitude.

Pierre lui, a repris la route vers son domicile. Il est toujours furieux contre lui-même. Comment a-t-il pu se laisser abuser ainsi ? Le pire, pense-t-il, c’est que sur le coup, il n’a pas su réagir, s’est laissé manipuler, quand rien ne comptait plus que la jouissance immédiate, le plaisir dans l’instant... Arrivé chez lui, il prend une longue douche chaude, comme pour gommer les stigmates de ses ébats, pour effacer l’empreinte de ses amants. Avec Rémi encore il était consentant, c’était d’ailleurs, il ne se le cache pas, le but du voyage, mais Cyril s’est imposé à lui avec cette rudesse et cette volonté de revanche... Est-ce là ce qu’il recherche ? S’est-il amusé ce soir ? Est-il apaisé ce soir ? Est-il sexuellement satisfait ce soir ? Pierre est dépité, le final avorté, son plaisir esquivé, l’humiliation d’avoir été jeté comme un kleenex. Quelle expérience ratée ! Pour son premier plan à trois, c’est un fiasco. Il se dit qu’il vaut vraiment mieux être seul que mal accompagné. Oui, mais comment réagira-t-il quand les hormones le travailleront à nouveau ? Quand le corps renouvellera ses exigences ? Quand l’envie d’un homme le tiendra éveillé ? Quand sa main droite ne le satisfera plus ? Il finit par se coucher, accablé par l’inanité de sa soirée.

Ces deux solitudes se lèvent tard. Un dimanche paresseux se profile pour tous les deux avant de devoir se lancer dans une nouvelle semaine qui aura au moins pour effet de rompre l’isolement. C’est en rentrant chez lui, un soir de la semaine, après son entrainement, que Pierre découvre dans sa boîte à lettres un formulaire : un colis est à sa disposition pour quinze jours au bureau de poste. Etonné car il n’attend rien de particulier, il décide de le chercher dès que possible. Ce sera le lendemain soir, il quittera son poste un peu plus tôt : son nouveau statut lui en laisse le loisir, et vu le nombre d’heures accumulées rien que cette semaine qui lui en ferait grief ?

La jeune femme au guichet lui tend son colis avec amabilité. Pierre lui rend son sourire mais son image s’estompe dès le bureau de poste quitté. Il ouvrira finalement le paquet chez lui, un moment plus tard, car il profite pour faire quelques courses avant de rentrer. Il découvre alors la montre que Jean lui envoie avec un petit mot gentil. Il a voulu remercier et surtout ne rien reprocher, les mots ont été choisis, simples, affectueux, non invasifs... Pierre en est touché, il prend son téléphone et réécoute les messages de Jean auxquels il s’était promis de répondre, mais qu’il a oubliés. Il est troublé par toute l’affection qu’ils véhiculent. Il se souvient avec une certaine nostalgie de cette semaine partagée. Se dit qu’il a été un peu rude envers Jean qui ne s’est permis que ce que Pierre a bien voulu autoriser. Alors il compose son numéro, tombe sur sa messagerie, raccroche aussitôt : il n’aime pas les boîtes vocales. Il se décide pour un texto :

« Bonjour Jean: la montre est superbe ! Un grand merci. On se recontacte bientôt de vive voix. Le week-end prochain j’ai ma compet avec le club mais celui d’après je suis libre. » Il hésite, est-ce que ça ne fait pas trop réponse obligée ? Oh, et puis tant pis, il appuie sur la touche, c’est parti. On verra bien.

Jean qui était dans la salle d’eau, n’a pas entendu le téléphone vibrer. Quand il regarde, il note l’appel en absence de Pierre et lit, dévore, plutôt son texto.

Il est content que la montre ait fait plaisir, mais ne sait pas comment interpréter l’invite de Pierre. Le week-end proposé semble tellement loin ! En même temps il n’y croyait plus trop, alors le Soleil illumine à nouveau son avenir, il se décide et appelle.

Pierre décroche, leur conversation est un peu gauche, comme habitée par une grande pudeur, un frein étrange qui évite soigneusement tout échange trop personnel. On oublierait presque que ces deux hommes se sont intimement étreints. La date d’une rencontre est arrêtée et ce sera à l’hôtel de Jean car il ne rentre à son appartement qu’un week-end sur deux. Une fois la communication coupée, un étrange sentiment nait chez Pierre comme chez Jean, une sorte d’apaisement mêlé d’impatience.

[...)

Pierre arrive à l’hôtel le vendredi en fin d’après-midi comme convenu. Pour tenir compte du délai de route, il a posé sa demi-journée. Il réalise qu’il est assez content de retrouver Jean, en fait. Comme il ne connaît pas les lieux, il s’adresse à la réception pour être orienté vers la chambre de Jean. C’est Moussa qui le renseigne avec tout le professionnalisme qui le caractérise. Il se trouve que c’est lui qui est de service ce week-end ! Pierre se dirige vers l’ascenseur sous le regard de Moussa qui le scanne en connaisseur, avant d’être transporté jusqu’à l’étage voulu et de sonner à la porte 407. A deux doigts de l’échéance, il ne sait plus trop quelle attitude adopter : quand Jean a pris la route, Pierre se souvient avoir été froid et distant avec lui, limite cassant. Mais lorsque Jean ouvre la porte, son sourire radieux montre à Pierre qu’il est heureux de le voir, ça le rassure.

Gauchement, Pierre lui tend la main, pour un salut qui manque cruellement d’affect. Jean est surpris, mais il saisit la main tendue, l’attire à lui, la porte à ses lèvres, l’embrasse. Il remarque que son poignet est équipé de la montre offerte. C’est un signe, il en est attendri.

- Tu m’as tellement manqué, entre vite !

Pierre se laisse entraîner dans la pièce. Jean qui tient toujours sa main dans la sienne ne peut se résoudre à la lâcher. Pierre reste debout, toujours un peu empoté, comme intimidé. Jean l’attire à ses côtés sur le canapé, la conversion s’ouvre sur des banalités : l’état du trafic, la fatigue de la semaine, puis elle se tarit. Les deux hommes se regardent, se contemplent, s’attendent. Les regards se figent, un ange passe, tandis que l’atmosphère devient plus électrique, les mains se rejoignent, les lèvres s’attirent, le baiser échangé sera lent, doux, tendre. C’est dans ce contact que les retrouvailles prennent réellement vie. Alors Jean, qui lui n’a aucun doute, embrasse Pierre sur les joues, sur le front, sur le menton, avant de revenir à ses lèvres.

Pierre reste figé encore. Jean n’en a cure : il se dit que s’il s’est décidé à venir ce n’est pas pour visiter la ville ! Pas tout de suite en tout cas. Il enserre Pierre de ses bras, lui caresse le dos tout en capturant sa bouche et en sollicitant une réponse de son visiteur. Et réponse il y a : Pierre se dégèle enfin, il se sent désiré, décide de se laisser chouchouter. Il commence à rendre plus intimement les baisers reçus et laisse ses bras encercler le corps de Jean, l’étreinte devient plus forte, les corps plus proches encore se pressent. Les lèvres se quittent, les regards se croisent, s’interceptent. Jean ose :

- Oh, Pierre, tu ne sais pas comme tu m’as manqué, j’ai rêvé de toi toutes les nuits, j’ai eu besoin de toi toutes les nuits, je t’ai désiré toutes les nuits. Ne me laisse plus aussi longtemps dans le manque de toi. Je te promets de ne pas t’envahir, de respecter tes désirs, de ne pas m’imposer, je t’aime trop pour risquer de te perdre. Je te veux à moi comme je m’offre à toi.

Pierre ne sait toujours pas comment répondre à cette déclaration. Il n’est pas habitué à de tels élans affectifs, ils lui font un peu peur même, mais il commence à mesurer combien c’est agréable d’être désiré à ce point, même s’il n’est pas forcément venu pour construire une relation durable.

- Je suis venu pour te voir, mais ne va pas trop vite s’il te plait. Laissons du temps au temps. On verra. Profitons de l’instant, on construira l’avenir après, si construction il doit y avoir.

Jean est heureux : Pierre ne dit plus non ! Il envisage même un possible avenir ! Il sent qu’il lui faut être moins exigeant, plus patient, laisser Pierre trouver son propre rythme. Pierre qui a trop chaud se lève et retire sa veste, comme pour se mettre à l’aise. Jean déclare :

- J’ai tant imaginé cet instant, celui où je te verrais t’effeuiller pour moi, celui où ton corps s’offrirait de nouveau à mon regard, à mes caresses.

Pierre sourit, il n’ignore rien de l’effet qu’il produit sur Jean, lui tend la main :

- Approche !

Jean ne se fait pas prier et le rejoint, l’enlace, pose ses mains sur ses hanches, attend un peu, profite de la chaleur de Pierre, se laisse échauffer à son contact, le temps s’arrête, suspend son cours. Pierre se colle davantage, ouvrant la voie à un partage plus intime. Jean s’emballe, glisse les mains sous le T-shirt, découvrant ainsi les abdos bien dessinés, avant de le remonter encore, de le passer par dessus la tête de Pierre et de s’abimer dans la contemplation du corps de l’être aimé. Pierre d’un mouvement presque imperceptible quitte ses chaussures et se colle à nouveau à Jean qui n’a toujours pas émergé, le guide, porte une de ses mains à ses lèvres et guide l’autre vers ses pectoraux. Jean touche, caresse, répond avec empressement à l’invite : Pierre dont il a tant espéré la présence est là, est accessible, disponible et s’offre à lui ! Comme c’est nouveau encore pour lui le corps d’un homme ! Mais celui Pierre est sans comparaison. Aux yeux de Jean il occupe le sommet de la pyramide : il n’y a rien au-dessus, rien à côté.

Pierre rejette la tête en arrière, offrant à Jean toute la surface de sa peau à caresser, à mordiller, à embrasser. Jean s’en donne à cœur joie ! Comme c’est agréable de jouir de l’être aimé, de toucher son corps, d’éveiller son désir, de l’emmener vers le plaisir. Jean surchauffe à cause de la fièvre que Pierre fait naître en lui. Il promène les mains sur le dos si musclé, les laisse descendre vers les sphères charnues qu’il aime tant agripper. Il ne s’en prive pas, glissant sous l’étoffe ses mains caressantes. Le contact de cette peau lisse qui peine à masquer la fermeté des muscles entrainés le met dans un état second. Il harponne ce fessier et de fait les corps se collent encore plus, les excitations sont palpables, les envies se sont déployées. Des ondulations naissent, le plaisir est recherché, la chair stimulée. Le désir monte encore, le corps exigeant son quota de délices. Pierre glisse à son tour ses mains sous le pull de jean, tant elles sont avides elles aussi du contact de la peau, de la chaleur corporelle. Les bassins se frottent pour une stimulation accrue, les corps dansent à l’envi. Les bouches se dévorent, les langues s’accouplent, le baiser est ardent tant la faim de l’autre est inassouvie.

Pierre et Jean ne font plus qu’un, pulsent d’une même envie, d’un même besoin. La chair brûle dans ce contact incandescent, effervescent, explosif. Un doigt s’insinue dans le sillon de Pierre qui apprécie cette approche prometteuse d’autres sensations. Jean le sait, Jean le sent, d’un geste plus puissant les mains glissent vers les cuisses et les mettent à nu, les exposent, s’en délectent. Le sexe de Pierre s’en trouve libéré, son désir est exposé, affiché. Jean y promène ses mains, en éprouve la raideur, s’empare du membre dressé, le masse depuis la base jusqu’à son extrémité d’une paume chaude et flatteuse, avec des stations plus appuyées. Il mesure l’extension, l’excitation, les pulsations, soupèse les boules si lisses que c’en est un délice. Ses caresses s’étendent tout autour, dans la zone érogène, sa passion pour le sexe de l’homme transpire dans tous ces gestes où le plaisir de la découverte accroit encore le désir. Comme obnubilé par son contact, incapable de se résoudre à le lâcher, sans pouvoir s’interrompre, jouant avec ses nombreux reliefs, Jean fait durer le jeu. Il ressent le besoin inexplicable de descendre le goûter, c’est incontournable, l’urgence est presque cannibale. Quand la bouche arrive à sa hauteur elle embrasse toute la zone, les mains s’agrippent aux cuisses de Pierre, quelques doigts s’aventurant pour stimuler les génitoires alors que sa bouche emprisonne le gland et que sa langue s’emploie à le redécouvrir. Jean qui apprécie tant cette caresse s’évertue à reproduire sur Pierre les gestes qui déclenchent chez lui un plaisir maximum. Une douce farandole se déroule tout autour de l’intrus. Pierre se trouve au centre de toutes les attentions, il se laisse toucher, exciter, tant il aime se laisser conduire, se laisser guider vers le plaisir, au gré des attentions et des envies de son partenaire, n’ayant rien d’autre à faire que jouir. Le pouce de Jean trouve dans le sillon qu’il explore l’anneau tout chaud et commence à l’assouplir. Pierre exulte, d’instinct, il avance le bassin, allant au-devant de la grotte humide qui lui offre un écrin de douceur : toutes ces stimulations font vibrer son corps, il ne pense plus à rien, se laisse envahir par les plaisirs, confie son corps à Jean qui en joue comme un virtuose : il ne va donc pas tarder à entrer en résonance. D’un majeur inquisiteur, Jean pénètre l’intimité de son amant, il trouve vite sa sphère cachée et la stimule avec douceur, Pierre qui apprécie cette caresse interne râle de bonheur, ne peut plus longtemps retarder son explosion, prévient Jean qui ne changera rien à ses stimulations, assoiffé de la liqueur nacrée qui se déverse sans modération et qu’il garde en bouche pour se délecter de son parfum, de son goût, de sa texture. Jean est ravi : il s’est donné à fond pour faire jouir Pierre comme il avait su le faire jouir lui aussi lors de leur dernière nuit dans la maison. D’ailleurs Pierre est comme vidé, usé, l’espace d’un instant ses jambes ne le soutiennent plus...Pour ne pas tomber, il s’accroche à Jean tant l’orgasme a été violent, il ne débande pas, son sexe reste dur, presque douloureux. Jean le soutient, trop heureux d’incarner le pilier qui lui est nécessaire, de percevoir les battements accélérés de son cœur, de recueillir la transpiration qui perle par tous les pores de la peau de l’homme qu’il vient de si bien conduire jusqu’à l’extase. L’effondrement de Pierre ne dure qu’une minute, son rythme cardiaque retrouve une valeur moins folle, le sportif entrainé récupère vite ! Il retrouve son équilibre, passe ses bras autour du cou de Jean et l’enlace avec la volupté d’un félin. Comme il aime se laisser choyer par Jean !

- Jean, tu as su me faire vibrer comme rarement, c’était trop bon. Mais toi, tu n’as pas joui !

- Détrompe-toi, mon premier plaisir c’est de t’avoir dans mes bras. Et puis le week-end n’est pas fini, je compte bien ne pas en rester là.

Les deux hommes se posent dans le canapé, les corps se calment, la tension sexuelle retombe. Ils discutent avec tendresse des derniers jours écoulés depuis le départ de Jean, de leurs nouvelles missions professionnelles qui les passionnent : la conversation a dérivé assez naturellement sur ces sujets. Cela rappelle la proximité de leurs centres d’intérêt et évite d’aborder le trop délicat sujet de l’avenir, ni l’un ni l’autre ne songeant vraiment à autre chose que savourer l’instant présent : surtout, ne pas rompre le charme !

Vient l’heure du repas du soir, Jean propose de sortir un peu. Quand ils quittent l’ascenseur, leur complicité s’affiche au regard de Moussa qui est toujours de service à la réception et leur adresse un sourire complice que seul jean décode vraiment, un peu honteux, mais tellement heureux !

Pour aller vers la place où s’ouvrent les restaurants, ils passent devant le sauna, Jean a presque le regret de cette expérience vécue sans Pierre. Son malaise est si palpable que Pierre s’en inquiète :

- Qu’est-ce qui t’arrive, tu as l’air chagriné !

- Oh non, ce n’est rien. Dis-moi plutôt quel type de restau te tente ce soir.

Jean botte en touche, il a l’affreuse impression de mentir à Pierre, mais il ne sait lui dire comment le douloureux sentiment de solitude, d’abandon, comment la tentation incarnée par Moussa, l’ont fait le tromper. Car c’est bien cet état d’esprit qui l’habite en ce moment : celui d’avoir commis une tromperie. Il voudrait avouer sa soirée au sauna à Pierre, mais les mots justes ne lui viennent pas à la bouche. Sa tête est remplie de phrases improbables comme « tu sais Pierre, je me suis laissé tenter par une aventure au sauna avec le beau réceptionniste de l’hôtel ». Mais ça ne sort pas. Jean se persuade que c’est mieux ainsi finalement, mais il se sent coupable. Il essaie de reléguer toutes ces pensées néfastes au fond de sa mémoire. Le fait de déboucher sur la petite place l’y aide un peu.

Un bon repas, un peu de vin, la compagnie de Pierre et l’ombre du sauna avec son sentiment de culpabilité se sont envolés. Une balade dans la ville, un dernier verre dans un bar et c’est le retour à l’hôtel. La réception est vide : service de nuit. La porte de la chambre s’ouvre vite, Pierre et Jean se font face dans la pièce. Pierre passe la main sur la joue de Jean alors que leurs yeux plongent et se perdent dans la profondeur des pupilles, la caresse est d’une telle tendresse que l’instant est magique, interminablement fugace... Le dos de la main caresse le menton, passe sur les lèvres, flatte l’autre joue. Pierre perçoit une intense demande chez Jean et croit pouvoir y répondre en s’agenouillant pour porter les lèvres ailleurs mais Jean l’arrête aussitôt et, dans un mouvement presque imperceptible, lui fait non de la tête, lui saisit le menton avec délicatesse et relève Pierre pour plonger à nouveau ses yeux dans son regard et laisser ses mains se promener sur le torse de son amant. Comme aimantées, les lèvres s’attirent, Pierre d’une langue active effleure celles de Jean, un baiser tendre, doux, langoureux commence. Les lèvres se cherchent, se trouvent, s’épousent dans un rythme maîtrisé. Jean veut imposer le rythme de leur étreinte et il veut prendre le temps cette fois, l’impatience s’est imposée tout à l’heure, ce soir il veut faire durer le plaisir, se perdre dans les préliminaires. Alors qu’il embrasse Pierre, encore et encore, ses doigts s’attaquent aux premiers boutons de sa chemise dont les pans s’écartent bientôt pour laisser les mains glisser vers les hanches, remonter jouer avec les pectoraux, stimuler les tétons du bout des doigts, doucement, toujours sans un mot mais avec le dialogue des yeux l’échange s’installe. Pierre s’attaque alors au nœud de cravate de Jean et fait coulisser le tissu dans un geste suggestif et très sensuel. Tandis que les lèvres se retrouvent pour des contacts furtifs, c’est la chemise de Jean qui s’ouvre maintenant sous les doigts habiles de Pierre. Les hauts des corps découverts, les peaux se heurtent, les chaleurs s’équilibrent dans un contact plus franc. Les sexes rappellent leurs exigences, les bassins se collent naturellement et ondulent doucement pour les satisfaire.

Le feu couve, fait son ouvrage souterrain, l’incendie sera retardé encore un peu. Pour le contenir encore, Jean s’écarte, embrasse l’épaule, son nez glisse sur le sternum lisse du nageur quand la langue le mouille sur toute sa longueur avant de retrouver les lèvres entrouvertes de Pierre qui a totalement assimilé le tempo imposé par Jean, trop heureux de le laisser à nouveau diriger la danse.

Jean, de la pointe de la langue, dessine maintenant les abdos bien saillants du nageur, n’est plus qu’à deux doigts du ceinturon, mais renonce à descendre plus bas pour retrouver les plaisirs des baisers humides qui agissent comme un retardateur de feu. Pierre dans un élan de tendresse pose la tête sur l’épaule de Jean et laisse un instant de douceur s’improviser, avant de commencer à mordiller avec une pression presque imperceptible le téton saillant qui se trouve à portée. Puis, l’échange de baisers reprend, dans la même dynamique de la jouissance contrôlée, Pierre attirant peu à peu leur couple vers la couche qui l’attend. La ceinture cède, la main de Pierre s’empare du sexe de Jean et le manipule à travers le tissu. La caresse se précise, le va-et-vient exacerbant les sens. Pierre fait jaillir la hampe hors de son abri et doucement mais avec résolution embouche son extrémité pour l’honorer enfin. Jean laisse faire, le timing est le bon cette fois. Mais après avoir laissé sa langue parcourir à plusieurs reprises toute la verge déployée, et comme pour prolonger encore leurs ébats, Pierre laisse ses lèvres rejoindre celles de Jean pour un autre intermède, tout en laissant sa main consoler le membre orphelin. Cette solitude ne dure pas : les deux sexes fusionnent et une masturbation conjointe commence.

Pierre prend l’initiative de s’allonger sur le lit, Jean s’agenouille en face de lui et Pierre appuyé sur ses coudes peut reprendre sa fellation. Jean les yeux fermés cette fois se laisse aller au plaisir de lui baiser la bouche. Mais pour ne pas briser le rythme de cette soirée par une éjaculation qu’il jugerait précoce, il quitte cet écrin merveilleux avant d’avoir atteint de point de non-retour et laisse sa langue remplacer son sexe, dans un nouveau come back.

Pierre se tourne sur le dos pour mieux se livrer à l’entreprise de Jean qui lui passe la main sur le bas ventre et mesure ainsi l’ampleur de son excitation. Alors les gestes s’emballent, les derniers boutons sautent, le zip glisse et le sexe s’impose davantage encore, bandé, énorme aux yeux de Jean qui d’un geste résolu saisit les jambes de Pierre, exposant du coup sa fleur rosée. L’incendie s’emballe. Jean mouille, lèche, lubrifie avant de se présenter à l’entrée de cette grotte où il veut pénétrer. Pierre prolonge son plaisir en se caressant la queue à un rythme qui se cale sur les caresses de Jean. Une protection de latex est vite enfilée, l’exploration de la grotte chaude et accueillante peut commencer, les deux hommes s’accouplent dans ce coït tant retardé qu’il n’en est que plus intense. Pierre vibre, tire un plaisir indicible à se laisser ainsi posséder quand Jean vit un vrai rêve éveillé. Ils ne font plus qu’un, soudés par la chair qui se consume. Toujours obsédé par la volonté de faire durer le plaisir Jean arrête de pistonner, enjambe son amant et s’accroupit au niveau de son torse affichant son propre désir à Pierre qui se jette toute affaires cessantes sur la zone offerte, y promène ses lèvres et y laisse jouer sa langue. Jean découvre le plaisir de la stimulation de son œillet qui alterne avec celle de son sexe.

Le plaisir trop retardé exige de s’épancher. Les deux hommes le ressentent, s’allongent côte à côte, et sans qu’il soit besoin de concertation, tant les yeux parlent un langage explicite, se masturbent l’un l’autre et jouissent dans un flot de sperme puissant et libérateur.

Kawiteau

kawiteau@gmail.com

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