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Premier épisode - Épisode précédent

Hommes de Loi -06

Perdu

Pas une autre fois, par pitié. Je ne supporterai pas. Toutes ces morts sur ma conscience la feront s’effondrer sur elle-même. Ce n’est pas possible. Que le ciel soit vide ou rempli, que sous nos pieds l’enfer soit une réalité ou une illusion, j’ignore qui s’acharne contre moi. Pourquoi faut-il toujours que le simple contact avec ma personne soit fatal ? Je suis abasourdi.

Soudainement, je reprends conscience. Il a dit «je vais m’occuper de toi puis de ton collègue». La main ne bouge pas, mais Samuel est peut-être encore vivant. Et je dois m’occuper de cette ordure, maintenant. Mon arme serrée avec une force que je n’osais imaginer, je vois l’ombre sur le mur, et, à une vitesse que j’ignorais, bondit devant l’agresseur, prêt à vider mon chargeur sur lui.

«Hé, doucement Julien !»

Il est là. Samuel. Debout. Entier. Vivant. Je veux vérifier que je ne rêve pas. Je lui prends la main, l’épaule, passe ma main sur son visage. Il sourit. Il est beau quand il sourit. J’ai envie de l’embrasser. Non, je ne peux pas. Pas maintenant. Pas ici. Comme s’il avait lu dans mes pensées, c’est lui qui vient se blottir contre moi. Il me serre tellement fort…

«Julien…»

Je n’arrive pas à articuler un seul mot, je me sens bien. Soulagé. Et tout est si confortable dans ses bras. Est-ce qu’il ressent la même chose que moi en cet instant ? Ma main remonte dans son dos et passe sur son cou. Je le sens trembler, grelotter même comme si la température s’était soudainement effondrée dans ce maudit appartement.

«J’ai… eu… peur…»

Entre chaque mot, il a laissé au moins cinq secondes. C’est à moi d’avoir peur soudainement. Il a peut-être tué l’agresseur. Il doit être choqué.

«C’est normal, Samuel. On va parler de tout ça.»

Je défais mon emprise et me tourne vers notre agresseur. Il est à terre, du sang dégouline le long de son bras. Je descends au sol, balance son arme au loin. Il a une grenade dans sa deuxième main. Un vrai danger. Heureusement que Samuel a tiré. Je me tourne vers lui. Il doit être traumatisé.

«Écoute, Samuel, je vais appeler des collègues. Ne t’en fais pas. C’est la première fois…»

Il me regarde d’un air surpris. Je ne suis pas forcément le meilleur psychologue, mais je fais de mon mieux pour le rassurer. En saisissant la grenade, le corps inerte se met à bouger. Il est vivant ! Oui, il est bien vivant. Je le place de côté, il a reçu la balle dans l’épaule. Il doit souffrir, mais ne rien risquer. Je lui passe les menottes et appelle les renforts ainsi qu’une ambulance pour l’embarquer.

«Tu vois, Samuel, tu peux te détendre. Tu ne l’as pas tué.

– Lui ? Mais je m’en fous julien ! Je m’en fous complètement !»

Il a l’air sonné. Je ne comprends plus rien. J’essaie de me remémorer la scène. L’arme qui pointait dans mon champ de vision était celle de ce mec. Il a dû entrer par la seconde porte de la cuisine, et a menacé Samuel. C’est lui qui a tiré en l’air pour lui faire peur. Samuel me sort de ma semi-conscience :

«Il allait dégoupiller la grenade et l’envoyer dans la pièce où tu étais…»

Tout s’illumine. C’est pour cela que Samuel a dû tirer. Non pas par légitime défense. Mais pour me protéger.

«J’ai eu peur pour toi, Julien. Pas pour cet enfoiré.»

Je me rapproche doucement de lui. Je prends sa tête entre mes mains.

«Tu m’as sauvé la vie, une deuxième fois.»

Et petit à petit je le déplace sur mon épaule. Samuel se laisse aller, et commence à trembler de nouveau. Je sens une humidité se répandre sur ma chemise. Il pleure. C’est moi qui devrais pleurer. C’est moi qui devrais être secoué. C’est moi qui devrais lui dire merci. Et c’est moi qui suis incapable de dire quoi que ce soit.

«Tu es formidable Samuel.» Lâchai-je tant bien que mal.

Ce petit moment d’intimité tourne court lorsque des urgentistes entrent dans l’appartement et récupèrent l’autre taré. Des collègues arrivent, suivis de près par le substitut du procureur :

«Commandant, Lieutenant. Comment vous sentez-vous ?

- C’est amusant, habituellement la première question porte sur la légitime défense.
- Pas avec moi Julien. Quand un de mes policiers fait usage de son arme, je réfléchis avant de le soupçonner».

Je ne relève pas ce changement de ton. Bien que… si. Il m’a appelé Julien.

«Samuel a été prestigieux. Il a évité qu’une grenade ne m’arrive sur la tête. Imaginez, j’aurais pu être assommé.

- Cela aurait été fâcheux !» ironise en suivant le substitut.

Samuel ne goûte pas à notre humour. En disant grenade, il a resserré sa main autour de mon bras. C’est pour moi qu’il a eu peur. Je suis à la fois perturbé et… touché.

«Je vous propose de rentrer au Palais de Justice, vous dicterez votre rapport directement sur place.»

Et c’est ce que nous faisons, en effet. Le greffier a tout noté pour que Samuel et moi n’ayons pas à nous ennuyer avec ce type de problèmes. Une fois les papiers signés, j’ai emmené Samuel à l’extérieur. Nous avons été boire un verre. Pendant dix bonnes minutes, aucun son ne sortait ni de sa bouche ni de la mienne. Le serveur a brisé le silence :

«Messieurs, vos verres.

– Gardez tout, lance Samuel avec un billet.
- Tu plaisantes j’espère ! Tu me sauves la vie deux fois et tu m’offres un verre ! m’emportai-je
– Oui, dit-il sereinement, avec un sourire quasiment pervers.
– Tu me le paieras alors ! essayai-je de m’en sortir.
- C’est fait, du coup ! conclut-il.
- Tu vas mieux, visiblement.
- Oui, Julien, ne t’inquiète pas.
– Il n’empêche que tu as tiré pour la première fois sur un homme. Tu as mon numéro, on l’a échangé ce matin, n’hésite pas à l’utiliser si tu en ressens le besoin. La nuit, le jour. Je veux être là pour toi. Tu m’as protégé. Tu ne dois pas en subir les conséquences.
- Ne t’inquiète pas. Et puis, c’est à toi de m’appeler, tu me dois un verre maintenant.»

J’ai retrouvé le Samuel que j’aime, provocant, un peu pédant. Mais surtout souriant. Terriblement séduisant. Je ne sais pas ce qu’il m’arrive. S’il me plaît physiquement. Si j’ai envie qu’il me rejoigne dans la nuit, à mon hôtel. Il pourrait m’appeler après un cauchemar pour que je le réconforte. Et si c’était plus, finalement ? S’il me plaisait bien davantage. Je ne me suis pas reconnu quand je l’ai cru à terre. J’en voulais au monde entier de me priver de ceux que… j’aime ? Tout est confus, je regarde le fond de mon verre.

«Tu en veux un autre, Julien ?»

Samuel est décidément très attentionné. Pendant que je ruminais, il ne m’avait pas quitté des yeux. Je refuse poliment, et lui propose que nous rentrions. Demain, nous devons aller rendre visite au couple. Bien qu’un peu déçu, il comprend et chacun rentre chez soi. Enfin, de mon côté, j’ai attendu qu’il soit éloigné pour rentrer à l’hôtel qui était en face. Je ne tiens pas à ce qu’il sache que je suis encore sans logement. Il serait capable de m’inviter chez lui.

***

Ma nuit a été étonnement bonne. Aucune insomnie, aucun rêve non plus. J’avais donné rendez-vous à neuf heures à Samuel, devant l’immeuble des Thomas. Dans dix minutes donc. À peine le temps d’enfiler des sous-vêtements, je suis déjà dehors puis dans un taxi. Le temps du trajet, je me regarde et constate mon immense erreur. Je n’ai pas pris mon pantalon, mais un jean bleu extrêmement moulant. Avec ma chemise bleu clair, je suis davantage prêt à sortir dans un bar qu’à rendre visite à un couple qui, dans ma tête, est à la fois victime et suspect.

Samuel est déjà là, sa tête manifeste de sa surprise en me voyant descendre du taxi. Je ne sais pas si son rictus est lié à mes vêtements ou au taxi, et surtout s’il est le symbole de sa moquerie ou plutôt d’un petit plaisir. Je sonne à l’interphone :

«Monsieur Thomas, police judiciaire. Nous pouvons monter ?

– Je… Que se passe-t-il ? Euh… Bien sûr, quatrième étage».

Nous savons. L’immeuble est luxueux. Comme sur la vidéo. J’allais faire la remarque, mais m’arrête, me rappelant que Samuel n’en a pas connaissance. Si je n’étais pas resté figé devant ce mauvais porno amateur, j’aurais peut-être appréhendé l’intrus. Samuel n’aurait pas eu à faire face, à tirer, à me protéger. Le temps de l’ascenseur, je m’en veux. Samuel le voit, et me lance un petit sourire comme pour me rassurer. Il ne sait pourtant pas ce qui se trame dans mon esprit.

C’est celui avec l’hématome au visage qui nous ouvre. Tous les deux sont visiblement inquiets de notre présence. Le griffé se lance, après nous avoir installés sur leur canapé :

«Messieurs, s’il vous plait, dites-nous. Je ne fréquente pas souvent la police, encore moins chez moi.

- Hier, en face de chez vous, nous avons appréhendé un individu qui… Comment dire, commençai-je.
- Il avait disposé un ensemble très abouti d’appareils photo dans l’appartement, continue Samuel en pointant l’immeuble et les fenêtres précisément.
- Grâce auxquels cette personne est parvenue à prendre une centaine de clichés de vous deux, parfois dans votre vie quotidienne, parfois dans votre intimité.»

Les deux époux ont commencé à rougir, dans un mélange de gêne, d’incompréhension et de colère. Le second reprend :

«Vous savez, nous n’avons pas acheté cet appartement par timidité. Nous savons que les baies vitrées donnent sur la rue. Mais elles sont censées être teintées. Sans compter que nos voisins, en face, ferment souvent leurs volets le soir, et sont absents la journée, cherche-t-il à s’excuser, comme pour justifier l’exhibition de toute leur vie.

- Ce qui nous inquiète n’est pas que vous puissiez vivre votre vie privée, mais qu’un individu y ait porté atteinte, insiste alors Samuel.
- Je vais recevoir sa photographie sous peu, précisai-je, recevant ledit message précisément à cet instant.

Je me lève, et leur tends mon téléphone. La photo vient de s’afficher, prise à l’instant par un collègue qui est à l’hôpital. Le griffé se met à blêmir et part dans la chambre. Le second me regarde et nous lance : «ce n’est pas possible».

JulienW

jw04@gmx.fr

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