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HISTOIRE

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Premier épisode - Épisode précedent

Le mec idéal -26

Chapitre 1 : Bientôt en examen

Les cours sont finis ! Enfin pas tout à fait, il m’en reste un le jour juste avant les premiers partiels… mais il ne compte pas. On est en révisions avec d’abord le weekend puis la semaine prochaine où on sera tous en vacances avec Max et ses amis. Damien m’a aidé à faire un planning de révisions car il sait que seul j’ai du mal. J’ai un weekend incroyablement chargé pour avoir la semaine un peu plus cool, j’essaie de me motiver pour rester concentré! Je suis seul mais ce n’est pas ça qui joue beaucoup. Je pense que je serai plus concentré en groupe. Sauf que j’ai peur de ne rien connaître, je ne veux pas passer pour un boulet à côté de Marc qui a des notes excellentes alors que moi j’ai galéré toute l’année. Preuve qu’il est compliqué de gérer à la fois les études et l’amour quand on est pas habitué. Punaise je suis trop en stress, je veux absolument valider mon semestre!

Après un samedi passé complètement seul, je commence mon dimanche de révisions. Je suis mon planning à la minutes près (en même temps je n’ai absolument pas envie de rater une seule minute de pause) et en regardant uniquement case par case pour ne pas me démoraliser sur ce qui suivra. A 11h30 je regarde ce que je dois faire : “valise pour la semaine + repas”, le tout jusqu’à 14h. Super! Une longue pause! Au moment où je vais dans la cuisine pour chercher quoi manger, on toque à la porte. J’ouvre directement par réflexe sans regarder, je me fais donc attraper par Nicolas.
N : “Coucou mon ptit rouquin. Tu t’en sors avec les révisions?”
V : “Eh, lâches moi! Bof ça me soule de réviser mais heureusement Damien me connait et m’a fait un emploi du temps.”
N : “Moi aussi il m’a fait ça! Et là j’avais calin+repas+suite révisions avec Valentin. Donc je suis venu.”
V : “Et ta valise tu l’as faite? Et il fait quoi Jérémy?”
N : “Ouais, hier. Il est sorti avec des potes à lui au ciné, c’est pas tout de suite le bac pour lui donc il révise pas encore trop. On peut réviser ensembles non?”
V : “Oui après 14h, d’abord on mange et je prépare mon sac pour demain.”
Bon par contre il faut préparer un repas pour deux. C’est plus simple que pour une personne, mais je suis toujours trop généreux dans les quantités, je suis habitué à faire des repas pour 4. Le temps de préparer et de manger en rigolant avec Nicolas, il est déjà 13h30. Il m’aide donc à faire ma valise, ce qui est pratique puisque ça me permet de penser à des trucs que j’aurais probablement oublié sinon. Au moment où je ferme mon sac de voyage, Nicolas m’attrape par les hanches en se collant à moi, je sens son érection contre mes fesses. Il me pousse sur le canapé, je me retourne. Il s’installe à côté de moi calmement.
N : “J’adore comment tu n’as pas changé, toujours aussi naturel. Et incroyablement excitant.”
V : “Ouais toi non plus tu n’as pas changé…”
N : “Fais pas cette tête je vais pas te sauter dessus ooooh, je te taquine un peu. Tu sais que je t’aime toujours.”
V : “Oui ben tu as Jérémy, alors ne comptes pas sur moi. On est juste amis maintenant, c’est déjà beaucoup. C’est déjà trop pour Ben, il pense qu’on couche ensembles quand il est pas là ou bien avec Thomas. Je lui ai expliqué mais bon, il m’a énervé.”
N : “Vous avez cassé pour ça alors? Je me demandais. Bon, il faut reprendre nos révisions.”
Ouais! Bon, à deux c’était mieux, surtout que je ne sais pas comment mais on a révisé la même matière, juste pour Nicolas c’était un niveau un peu plus élevé. Et j’ai encore l’impression de ne rien connaître, en relisant pourtant ça me parait clair, mais si je dois le réciter et l’utiliser, c’est le vide…

Une fois les heures de supplice passées, Thomas, Marc et Jérémy arrivent. Ils ont tous leur valises pour qu’on ne parte pas trop tard demain. On laisse les valises dans l’entrée puis je prépare à manger pour tout ce petit monde. J’appelle même Damien rapidement pour le remercier de ce planning qui a été profitable. Il me dit avoir hâte de nous retrouver, puis corrige : “me retrouver”. Car même si Max est son chéri, on est tellement en lien. C’est la première fois qu’il me dit que ça va lui faire bizarre de déménager et de ne plus me voir. Il a l’air tout pensif en disant ça, et devant mon silence il me demande pourquoi je ne réponds pas. Tout simplement car je me disais la même chose. Il rigole à moitié en soupirant et me souhaite une bonne soirée en attendant demain. Entendre sa voix m’a fait du bien, mais c’est vrai qu’on va faire comment quand il va déménager en juin-juillet?
Une fois le repas préparé, on mange puis on se prépare pour aller se coucher. Sauf que Nicolas et Jérémy débarquent dans la chambre de Damien où je dors quand il n’est pas là. En même temps je ne pensais pas que tout le monde débarquerait comme ça ! Un appart avec deux chambres déjà c’est pas mal. Le lit étant assez grand, je me laisse convaincre de rester plutôt que d’aller sur le canapé. Mais je leur interdis de faire quoi que ce soit cette nuit à côté de moi même si je dors! Nicolas sourit avant de se glisser au milieu du lit, il a donc Jérémy d’un côté et moi de l’autre. Jérémy se colle à lui alors qu’il est posé sur le dos, je vois qu’il me jette un regard et son bras est en position, prêt à m'accueillir également. Je lui tourne le dos, je m’endors toujours face au mur quand je suis seul.

Le lendemain, quand je me réveille légèrement avant la sonnerie, je suis toujours dans le même coin mais Nicolas est tourné vers moi et son bras ceinture ma taille. Je décroche sa main doucement pour ne pas perturber son sommeil et regarde le couple. Jérémy est accroché au bras de Nicolas. Je me suis demandé pourquoi il a accepté d'être un couple libre. Quand le réveil sonne, j'ai les yeux presque fermé mais observe. Jérémy fait un bond, jette directement un regard sur Nico et moi. Quand il voit l'espace de sûreté que j'ai refais, il soupire de soulagement. Ok, il est jaloux que son mec aille ailleurs, il a probablement accepté ça par amour… Moi clairement je n’ai pas accepté, j’ai juste excusé une fois ce que je trouve être déjà beaucoup. Il ne serait pas aussi sexy il ne trouverait pas autant de mec prêt à coucher avec lui… Enfin bref, on ne va pas penser plus que ça sur ce sujet, on doit partir. Je me lève les cheveux dans tous les sens, me dirige dans la salle de bain pour ôter le tee shirt et boxer m’ayant servi de pyjama et m’habille simplement d’un chino bleu clair et d’un tee shirt rayé en deux teintes de bleu. A peine la porte ouverte, Nicolas m’attend devant et m’y attire.
N : “Pourquoi tu m’as repoussé en te réveillant?”
V : “Tu étais réveillé quand j’ai enlevé ton bras?”
N : “Oui. Tu acceptes bien les bras de Thomas ou Damien.”
V : “Sauf que toi tu es pas pareil, tu as des idées derrières la tête. Ne refais pas la même erreur Nicolas, change rapidement ou tu vas perdre Jérémy aussi.”
N : “Et si je change, tu…”
Je suis sorti de la salle de bain, je ne veux pas en entendre plus. Je vais dans la cuisine préparer un rapide petit déjeuner. Les deux couples arrivent en même temps, je fais la bise à Thomas et Marc. Nicolas nous dit qu’on prend sa voiture uniquement, elle est assez spacieuse pour nous tous. Thomas veux y aller en moto, il a vu le trajet qui est simple selon lui, il nous ouvrira la route. La voiture ayant un gps, je pense plutôt qu’on va s’y fier même si Nicolas conduit et qu’il connaît le trajet. Une fois les valises dans le coffre, on voit que la nouvelle voiture de Nico est plus grande que l’ancienne, tout tient tranquillement et on a encore 5 places assises confortables pour 4. Je m’installe d’office derrière avec Marc, on verra plus tard si on change de conducteur, seul Jérémy n’a pas son permis.

On en a pour six heures de routes minimum, j’ai regardé vite fait le gps et il me semble que c’est ce que j’ai vu. À peine parti que je suis déjà impatient d’arriver. Ok j’avoue sentir mes hormones qui bouillonnent et mon corps meurt d’envie d’un câlin dans des grands bras musclés. On se calme Valentin, tu as du trajet et tu n’as pas de mec donc ne sautes pas sur le premier venu! Oui je suis un peu dingue, je me parle à moi même quand j’ai des pulsions…
Les deux premières heures passent rapidement, j’ai fais un blocage sur le motard hyper sexy qui nous accompagne. Je me suis repassé mentalement les deux fois où on a fait la chose, résultat je suis encore plus chaud, je bande à fond, une tache d’humidité commence même à se voir sur mon pantalon si je ne la cache pas avec mon tee shirt, la honte! Il faut vraiment que je me calme. Durant la première pause, je squatte les wc pendant une dizaine de minutes pour apaiser les tensions. Le cadre n’est pas idéal, c’est une première de ne pas faire ça tranquillement dans un lit ou tout autre endroit confortable d’un logement, mais je suis au point de faire n’importe quoi si je ne fais rien. Quand je sors enfin, Thomas attend à l’extérieur. Il n’y a personne à part un groupe de touristes qui semblent être sortis un peu avant avant nous.
T : “Dis donc tu en a mis du temps ! Ton garde du corps s’impatientait.”
V : “Mon garde du corps? Quand même on risque rien sur une aire comme ça, on est dans un mini magasin ça va. Et oui j’ai mis du temps et alors?”
T : “Alors rien, mais ne penses pas me cacher pourquoi tu as mis du temps je suis pas stupide. Et si tu peux risquer n’importe où, il te faut un surveillant h24 vu ton ptit cul.”
Je rigole, jusqu’à ce qu’il soulève mon tee shirt et me jette un oeil triomphant. Je lève les yeux au ciel.
V : “Oui je suis en manque de calin et de sexe! C’est bon tu veux me faire honte devant tous les autres?”
T : “Mais non je te ferais pas ça… Par contre si tu veux un calin tu peux venir par ici.”
Il ponctue sa phrase d’un petit sourire en tendant les bras. Je me cale dans ses bras, il m’écrase doucement contre lui. C’est dingue comment je ne tiens maintenant plus une semaine sans contact physique, je me sens en manque comme un drogué. Pourtant je n’ai pas fais le moindre pas vers Ben, je ne lui ai pas reparlé depuis qu’il est parti. Aujourd’hui est même la première fois que je repense à lui, il doit passer un bout des vacances avec nous. Je mets ces pensées dans un coin de mon esprit en serrant à mon tour Thomas dans mes bras un peu plus fort comme si je me soudais à lui. Il me repousse en rigolant, il faut qu’on reparte. Je suis surpris quand il demande aux autres si je peux me changer pour venir sur la moto avec lui. Au début je veux refuser pour ne pas que Marc soit jaloux, mais celui-ci a apparemment peur en moto donc ce n’est pas lui qui voyagera comme ça, il me dit de me faire plaisir si j’ai envie. En plus Thomas a acheté des nouveaux casques ayant un micro à l’intérieur, on va pouvoir se parler. Le trajet continue donc en discussion avec Thomas collé à son dos. J’évite quand même le moindre contact avec son entre jambes mais je serre sa taille pour continuer le câlin commencé juste avant. J’ai même les yeux fermés pour profiter de l’instant, je verrais le paysage au retour. Encore deux heures qui passent rapidement, en plus sur l’autoroute c’est presque droit et on freine peu, Thomas me préviens quand on arrive aux péages pour que je ne m’appuie pas sur lui en freinant ou au moment de la deuxième pause. Je descends maladroitement de la moto, rattrapé par le colosse qui vérifie ma stabilité avant de descendre lui aussi de son engin.
T : “Cette perte d’équilibre fait pas du tout motard alors qu’avec ton ptit jean moulant et ton blouson en cuir tu as le look. Bon ok un ptit motard qu’on a légèrement envie de prendre sur sa selle mais chut hein.”
J’ai droit à un clin d’oeil supplémentaire, même en couple -et je sais qu’il est fidèle- il n’arrête jamais ses taquineries sexuelles.
Cette fois l’aire où nous sommes arrêtés est simple, séparée de la route par un bois, bref on est cerné par des arbres, beaucoup de pins. Les toilettes sont ceux vus sur beaucoup d’autoroutes, pas très propres et pas très rassurant quand on y est seul. Mais il n’y a personne d’autres que nous pour le moment. On délasse nos jambes en allant courir un peu entre les arbres, on grimpe dans les plus bas, des vrais gamins! Nicolas fait son bg en enlevant son haut et se lançant dans des tractions sur une branche qui n’arrête pas de grincer. Il sous entend que Thomas ne peut pas faire la même, on a donc notre colosse qui se dévêtit, me faisant tenir les vêtements alors qu’il se suspend à son tour. Il enchaîne les tractions aussi facilement que Nicolas, mais à la dixième on entend un craquement. Il lâche et retombe sur ses pieds, on observe tous : sous son poids elle est à moitié brisée. La compétition allait continuer quand Jérémy constate la présence de capotes usagées sur certains buissons un peu plus loin. On décide de repartir vers la voiture. Étrangement ça a jeté comme un froid on est tous silencieux, également quand on croise deux mecs allant vers d’où nous venons. Ils nous saluent en souriant, on répond mais le sourire est un peu forcé. Nous n’avons pas fait ce que leur sourire voulait dire…

La dernière partie du voyage est plus intéressante, j’ai les yeux grands ouverts et observe le paysage magnifique des Landes. On a quitté l’autoroute après encore deux heures de route mais comme on est presque arrivés il n’y a pas d’arrêts. C’est Marc qui est au volant du grand Audi de Nicolas, ça le change de sa C3 niveau taille mais il est habitué à conduire beaucoup. On passe par beaucoup de forêts de conifères et de landes de bruyères, le tout alternant jusqu’à ce qu’on voit l’océan du Golfe de Gascogne. J’ai toujours adoré les bords de mer, les herbes hautes des dunes suivie des plages de sables avant de toucher l’eau… cette image est sous nos yeux, on est en haut d’une colline, la route est devenue assez petite, c’est une petite route de campagne départementale. On croise un dernier village avant d’arriver à destination, Nicolas a demandé à ce qu’on s’arrête à l’épicerie pour avoir quelques produits frais pour ce soir au moins. Il fait tellement beau, j’ai trop chaud sous mon manteau. Je prends une bouteille d’eau d’un litre que je vide cul sec. Thomas fait pareil après m’avoir regardé mais moins rapidement, il a un sourire amusé aux lèvres, je sais très bien ce qu’il pense sans lui demander : j’avale vite. Je lui donne une tape sur le bras en souriant, il me fait rire quand même. On repart rapidement, il est 16h, il nous reste encore un tout petit peu de trajet. N’empêche personne, pas même moi n’avons protesté lorsque Nicolas se présentait pour tout régler, que ce soit l’essence, les courses, le péage. Il y a quand même des avantages à être riche c’est indéniable et nous ne contredisons pas sa bonne volonté. J’ai juste refusé le cadeau qu’il voulait me faire dans le petit village, à côté de l’épicerie il y avait un antiquaire avec une superbe montre à gousset. Je l’ai acheté moi même, si elle ne plaît pas à mon père je la garderai. Il est 16h15 quand on arrive à la villa. Tout de plain-pied au bord de l’océan, blanche, magnifique. Le portail en fer orné de créatures marine s’ouvre sur un chemin pavé bordé de coquillages qui mène jusqu’au garage. Ok, là ce n’est plus riche qu’il faut être pour avoir une maison comme ça mais très riche. Je fais un sms à Damien pour lui dire que nous sommes arrivés, eux ne sont pas bien loin. Le temps de décharger les bagages jusqu’à l’entrée on entend une voiture entrer sur la propriété. Nicolas qui est le maître des lieux va les accueillir pendant qu’on se lave les mains et qu’on range les courses. On va attendre tout le monde pour partager les chambres donc nos valises patientent encore un peu dans le hall.

On entend des exclamations sur la demeure après des rigolades lorsque le reste du groupe est entré. C’est normal, je suis aussi resté bouche bée en découvrant d’abord la propriété puis en voyant l’intérieur. Max présente à ses amis le reste du groupe qui ne se connaissait pas encore, les poignées de mains sont très amicales et les rires fusent déjà. Je fais la bise à Max et Damien, je souris en retrouvant mon frère lui aussi heureux de me revoir. Je le remercie encore une fois pour les révisions. Je dis ensuite bonjour à Adrien que je connais désormais, puis Alec. Je me sens un peu intimidé en tendant la main vers lui mais il décide de faire une accolade. Mes envies remontent subitement, j’ai à moitié la gaule… On se calme ! Je n’écoute qu’à moitié la distribution des chambres, Nicolas n’a pas contenté tout le monde mais le problème se résout rapidement. J’entends juste que je suis avec Alec dans une chambre avec deux lits simples, tous les couples ayant un lit double. Les autres restent à discuter pendant qu’Alec et moi décidons d’aller poser nos affaires dans la chambre. Nos fenêtres donnent sur le jardin à l’avant et pas sur la mer, je suis un peu déçu même si c’est magnifique. Le reste de la chambre est simple et chic, les tons de blancs alternent avec le beige, une branche en bois flotté décore la commode. Quelques tableaux aux murs, paysages de la région. Les lits sont de la même couleur que la pièces excepté les broderies de coquillages nacrées sur les draps de soie. Je déballe ma valise pendant que mon compagnon de chambre va déjà se laver, il a eu chaud pendant la route. J’irai juste après lui, j’étais trempé sous mon cuir! A genoux, penché en avant la tête dans l’armoire, je viens de vider mon sac de voyage quand il sort de la salle de bain les hanches couvertes. J’attrape ma serviette et un boxer, je prends une longue douche décontractante. Plus d’une heure et demi que nous sommes dans la chambre et seule les douches ont été faites. Quand j’en sors enfin, il est allongé sur son lit, serviette ouverte laissant voir son anatomie et son bras gauche replié sur ses yeux. Tout est mis en valeur, des biceps gonflés en passant par la tablette jusqu’à un entre jambe bien fourni. Par contre...tout à l’heure les lits n’étaient pas collés? Je pose la question à Alec.
V : “Euh, Alec? Tu as mis les lits proches non?”
Al : “Si ça te gêne dis le, mais tout à l’heure j’ai senti ton trouble quand je t’ai serré dans mes bras donc j’ai fais ça pour qu’on puisse se trouver facilement si on veut s’amuser…”
En disant ça il m’a regardé, son bras est passé au dessus de sa tête et son sexe a gonflé. J’ai encore plus envie, je suis trop en manque depuis ce matin. Je me tourne pour récupérer mon téléphone sur la table de nuit, j’ai un message de Nicolas qui me dit que toutes les chambres ont capotes+gel dans les tiroirs des tables de nuit. J’allais répondre que l’information ne m’intéressais pas puisque j’avais amené de quoi faire (on est jamais trop prudent) mais un bras m’attrape par les hanches tandis que l’autre me caresse les fesses. Un gémissement m’échappe, il m’attire ensuite sur le lit en continuant ses attouchements.

Al : “Punaise tu as un cul parfait, j’ai trop envie de te prendre tout de suite.”
V : “Ehhh du calme, j’ai ptet pas envie moi.”
Al : “Tu t’entends pas gémir? En plus tu tends le cul, je suis sur que tu as envie mais que tu essaies de résister c’est tout. Ça se voit dans ton regard et tu as pas arrêté de mater mon corps.”
Le pire c’est qu’il a raison, je résiste. Pourquoi déjà?
Al : “Aller, tu as envie et moi aussi. Laisses toi faire, on va tous les deux apprécier…”

Il me retire mon téléphone des mains et m’attire sur lui pour continuer à me toucher l’arrière-train. Il me murmure qu’il a compris qu’il était bi avant que je sois avec Ben, que Laura ne comprenait pas sa mauvaise humeur. Mais que maintenant il peut tester et que je suis à sa merci… Je veux prouver que non, mais il est plus fort que moi, la position n’est pas pratique et je suis juste en train de bander à fond sous ses attouchements. Il me fait trembler en frottant avec ses doigts mon dos, me faisant encore et encore gémir. Il me plaque contre lui alors que j’étais accoudé pour le regarder, j’ai la bouche sur son cou. Malgré les halètements que je ne peux m’empêcher de pousser, je lance ma langue à l'assaut d’un éventuel point sensible. Je ne suis bientôt plus le seul à exprimer du plaisir. Mais ça semble le chauffer au point de terminer les préliminaires car il attrape du gel dans la table de chevet, me retourne pour m’en appliquer. J’ai la tête sur son membre long et épais, juste un peu courbée sinon on dirait celle de Damien. En même temps qu’il me glisse un doigt couvert de gel dans le fondement il m’appuie avec l’autre main sur la tête pour que je commence à sucer. Il ne s’attendait pas à ce que je le prenne en gorge profonde directement. Mais il a apprécié car il m’a réenfoncé sur son sexe alors que je le quittais à peine. Alors ok je suis doué pour les pipes, je prends en gorge profonde sans grand problème, mais je ne tiens toujours pas super longtemps en apnée ! Mais s’il continue je risque de progresser rapidement malgré les protestations de mon estomac vide heureusement. Je sens aussi qu’il est passé à deux puis trois doigts, j’ai un peu mal mais je ne peux pas lui dire car il ne laisse pas ma bouche quitter sa sucette que je lèche avec délectation. Rapidement les quelques douleurs deviennent du plaisir, il est très doué. Il me repousse, son sexe bien baveux tape avec un bruit mat sur ses abdos après le bruit mouillé en quittant mon orifice buccal. J’attrape un peu d’essuie-tout pour essuyer l’excédent de bave sur mon menton pendant qu’il met un préservatif et applique un peu de gel sur son sexe. Je pense que ça va glisser tout seul. Il se lève, son sexe semble plus grand que celui du blond aux yeux verts, mais surement une illusion car il est plus petit que Damien. Il me met sur le dos avec un coussin sous les reins et se présente face à l’entrée. Je suis surpris quand il se penche sur moi pour m’embrasser mais c’est super agréable. Il sent que je me détends et en profite pour s’enfoncer doucement mais d’une poussée jusqu’au fond. L’entrée est un peu dure mais j’ai déjà vu pire, on respire, on se détend en poussant un peu, les muscles contractés et en se cambrant dans le bon sens ça passe. Il attend que je m’habitue à lui. Puis il commence à bouger, d’abord doucement en se retirant presque complètement pour re rentrer à fond. Une fois habitué à sa taille, la chevauchée un peu plus sauvage commence. On se regarde dans les yeux, les siens sont noirs de désirs, j’ondule pour qu’il prenne encore plus de plaisir. Il change d’angle la pénétration et a un sourire satisfait quand le sourire amusé sur mon visage devient un O laissant échapper un soupir et que je me tendes. Il continue donc comme ça avant de changer de position, mais cherche toujours le point sensible pour me faire gémir. En plus, comme je me contracte involontairement à chaque coup de rein, il prend aussi plus de plaisir. Je sens que je jouis mais lui continue son mouvement encore quelques minutes, même plus que quelques minutes car je jouis une deuxième fois en même temps que lui. On est tous les deux épuisés et son ventre gargouille. Je regarde l’heure, il est plus de 20h. On se douche rapidement chacun son tour, moi en premier pour aller préparer un repas rapide. Damien et Max ne sont pas là, tous sont dehors sauf Marc, il m’apprend que le couple est parti fêter leur 5 mois ensembles dans un restaurant. Il sort ensuite faire quelques photos, Alec qui vient d’arriver me fait sursauter en me pinçant où on pense.
V : “Eeeeeh, pas ici !”
Al : “Tu as peur que les autres nous voient? Tu crois qu’ils s’en doutent pas sérieux? On a passé plus de 3h à défaire nos valises…”
V : “Ouais mais bon. On a pu faire autre chose, simplement discuter. Tu es un ami à Max et tu es très drôle quand même.”
Al : “Pourquoi quand même?”
V : “Je sais pas. Bon c’est prêt.”
On passe tous à table, je me tiens loin d’Alec, je discute avec Thomas. Personne ne sait pourquoi dès le premiers soirs nos deux amis ont décidé comme ça de faire un resto à 2. je soupçonne quand même Adrien et Alec de savoir quelque chose mais de ne pas le dire. J’ai bien une idée mais je ne dis rien. Le repas se termine à peu près silencieusement, Nicolas scrute le moindre de mes gestes. Je me dépêche de finir le repas puis vais faire un tour sur la plage. Thomas me rejoint rapidement, on avance sans discuter. On a mis deux heures à faire le repas et manger. Mais on peut profiter de la plage sous les étoiles, il fait bon avec un manteau.
T : “Valentin, fais attention avec Alec.”
V : “Hein?”
T : “Les regards, tu le disais toi même… donc fait attention parce que tu es super au lit et que tu as un charme magique.”
V : “Je suis pas amoureux de lui !”
T : “Lui n’arrête pas de te jeter des petits coups d’oeils, Nico aussi l’a remarqué. Mais bon, s’il joue avec toi on est au moins deux à lui casser les genoux.”
V : “T’en fais pas mon grand tout va bien se passer.”
T : “Oui c’est ça ! Penses à dormir un peu cette nuit.”
V : “Mais oui oooh ! Bonne nuit!”
Je l’embrasse rapidement ainsi que les autres dans le salon puis rejoins la chambre. Alec y est déjà en boxer sur le lit.
Al : “Maintenant qu’on a rechargé les batteries je ferai bien un deuxième tour…”
V : “Mais tu es insatiable! Moi je veux un peu de calin d’abord. Sinon c’est mort.”
Al : “Je suis insatiable et tu es appétissant.”
V : “Je veux pas le savoir, tu sais ce que je veux!”
Il m’attire contre lui dans ses bras, je respire son odeur de savon et son haleine fraiche. Oooh ça c’est bon… on commence à s’embrasser. Très rapidement il commence à bander, je le sens contre moi sans réagir et ses mains descendent de plus en plus.
V : “Pas déjà espèce d’obsédé!”
Al : “Mais j’ai besoin !”
On commence à se chamailler, je le chatouille, il me maîtrise assez rapidement, je me débats. Le lit grince sous nos galipettes, j’abandonne en soupirant. Pourquoi tout le monde est plus fort que moi? Il commence à m’embrasser, laissant mes bras à nouveau libres de mouvements. Mes mains glissent sur son corps, on tremble de concert. J’entends une porte de chambre se fermer.
V : “Au fait, tu sais pourquoi ils ont été au resto? Je me suis demandé si Max n’aurait pas fait sa demande.”
Al : “C’est exactement ça.”
Il se met sur le dos, ses yeux bleus me regardent, suppliants. Thomas doit avoir raison...

Le lendemain matin, après une très courte nuit, j’ai les cheveux tout en bataille. Alec aussi mais ils sont courts. On rigole tous les deux, on a pas arrêté de rire entre deux parties de sexes. J’ai réussi à l’épuiser vers 4h, mais je suis encore plus épuisé que lui je crois. Je le regarde intensément ce matin. Devant mon regard il semble gêné.
Al : “Quoi? Tu regrettes ce qu’on a fait? On a juste profité de nos envies communes l’un pour l’autre, faut pas s’en vouloir.”
V : “Je sais pas, non je regrette pas c’était cool. Je repense à ce qu’a dit Thomas quand j’ai marché avec lui sur la plage. Que tu arrêtais pas de me regarder.”
Al : “Bah j’aimais les filles et je découvre avec les mecs, ça me plait bien aussi. Tu es doux et gentil, le faire avec toi c’est...je sais pas tu as un charme naturel, c’est magique.”
V : “Thomas aussi m’a dis ça! Après je sais pas quoi penser, c’était cool mais niveau ressenti je suis un peu perdu depuis Nicolas, puis ce qu’il y a eu entre temps.”
Al : “Et aujourd’hui tu ne l’aimes plus et il s’en mord les doigts, bien fait pour ce connard. Tes entre temps comme tu dis si bien, si ça a été fait de manière cool le temps où ça l’étais tu as pas à t’en vouloir même si tu as pas eu de réels sentiments. Pareil pour Ben, ou ce qu’on a fait. D’ailleurs je t’aiderai pour que ça se passe bien avec lui quand il arrivera. Mais en attendant on peut continuer nous deux...moi je t’aime bien.”
V : “Mais où est passé le Alec drôle? Tu es drôlement sage en fait. Je vais y réfléchir ok, on a toute la semaine pour savoir ce qu’on fait. En tout cas merci.”
Al : “Mais de rien. Juste est-ce qu’on peut être un peu plus collé qu’hier soir? Ou ça te gêne?”
V : “Oui, mais sois un peu plus câlin, j’adore ça.”
Al : “Cool, je vais le faire!”
V : “Tu aimes ça?”
Al : “J’adore, juste c’est vrai que quand j’ai faim j’ai pas trop la tête à ça… désolé je vais essayer de faire des efforts.”
V : “On verra. Allons manger j’ai l’estomac qui crie famine, tu m’as demandé énormément d’énergie!”

Je prépare le café pour ceux qui en voudront, mon chocolat chaud, sors tartines et fruits. Pas compliqué, Alec prend la même chose que moi et s’installe en face. On ne parle pas, j’ai un coup de barre vu le peu de sommeil que j’ai eu. J’ai les yeux dans le vague, je fixe au delà du torse du blond en face de moi, perdu dans mes pensées. Je réalise qu’en ce moment je n’arrête pas de coucher avec des mecs mais sans sentiments, juste une attirance physique. Même avec Thomas j’avais partagé plus qu’un simple plan. Alors que là je satisfait comme je peux mes envies à la fois de tendresse et de sexe. Je ne sais que penser de tout ça, ce n’est pas ce que me disait ma mère, pour elle il était hors de question de coucher sans sentiments avec quelqu’un. Mon père doit être le seul homme qu’elle ait connu. J’aurai besoin de son avis sur tout ça mais j’ai peur qu’elle me juge… je sens les larmes monter un peu. Je finis mon bol rapidement et me lève pour aller effacer ce sentiment qui monte sous l’eau de la douche. Alec se lève aussi. Je ne remarque pas Damien et Max avant qu’ils soient devant nous.
D : " Attendez. Hier quand on est rentrés vous étiez couchés. On a à vous parler Max et moi"
Al : "Oui on sait pour la demande, Max nous a montré la gourmette, j'en ai parlé à Valentin hier soir et vu que tu la portes... Tu as dis oui?"
D : " Oui, tu aurais entendu sa déclaration, c’était émouvant, tout le resto se retenait de respirer. On a même eu le repas offert par un couple de seniors trop mignons."
V : “Cool !”
Je sens un pincement au coeur, j’ai vraiment envie de pleurer, je voudrais tellement être aussi confiant que Damien, lui sait ce qu’il ressent. Pourquoi je suis si perdu moi?
N : " Ah vous êtes là"
Le reste du groupe arrive, ils se lèvent tous en même temps. J’entends Damien qui se racle la gorge, je le regarde.
D : "Valentin et Nicolas, vous êtes mes deux meilleurs amis, même plus. On se connaît bien, acceptez vous d'êtres mes témoins à notre mariage"
Quoi? Ils pensent déjà au mariage? J’affiche un sourire sur mon visage avant de répondre.
V : " Avec plaisir mon frère"
Les tremblements dans ma voix passent pour l’émotion, ou alors personne n’y fait attention.
N: "Oh quel honneur, on se connaît depuis longtemps et..."
D : "Nico oui ou non?"
N : "Okay, oui mon pote"
Je me dirige vers la chambre sans écouter davantage, file sous une douche froide où ma tristesse s’exprime enfin. Une fois calmé, j’envoie un sms à ma mère.
V : “Maman, quand je rentre faudra qu’on se voit, il faut qu’on parle.”
Maman : “Rien de grave j’espère? Tu passes quand tu veux.”
V : “Non non t’inquiètes, je suis en super forme. Bisous à plus tard p’tite maman d’amour.”
Maman : “Love mon baby”

Je prends mon sac de cours et vais dans le salon pour être face à la mer. Je trouve ça apaisant et le cadre est superbe pour travailler. Encore un dernier compte rendu de tp à terminer, mais là je n’ai qu’un dessin de trilobite à faire, tout le reste a été fait en cours. J’avais réussi à motiver mon partenaire de tp, on en faisait le plus possible et je terminais moi même le reste en plus de lui envoyer un scan de tous mes cours pour cette matière. Ce qu’il ne faut pas faire des fois… car en attendant moi je passe mes journées à me démener pour des notes plus que moyennes. C’est bon je m’agace... et en plus ce crayon de papier qui n’arrête pas de casser! Pourquoi j’ai pas pris un critérium? Je le taille encore et encore afin de finir mon dessin maintenant selon le planning de travail fait par Damien. Je sens une présence devant moi, lève à peine les yeux. Arrivé à la ceinture, je reconnais le style de Max. Même lui il est un peu conseillé par Damien vestimentairement, mais il garde toujours ses couleurs foncées. J’attends qu’il parle mais il ne dit rien, je continue à dessiner avec mon crayon qui bientôt ne sera plus utile.
M : " Ça te dérange pas que Damien et moi avons pris la décision de nous marier?”
V : " Non. Mais je te redis ce que je t'avais dit, si tu le fais souffrir, tu le paieras."
Pourquoi je viens de dire ça? Je devrais être un peu enthousiaste pour eux. Mon crayon est totalement fichu, je le regarde avant de le ranger rageusement dans ma trousse. Quand je relève la tête Max n’est plus là, je me lève et sors sur la terrasse pour trouver Marc. Sur les genoux de Thomas en tenue de surf, je lui demande s’il a de quoi terminer mon travail.
Mc : “Ah non désolé, j’ai pas pris ma trousse, j’ai tous les cours sur le pc tu sais bien…”
T : “Si tu veux moi j’ai un crayon.”
V : “Très drôle Thomas…”
T : “Nan mais c’est vrai ! Il est dans ma boîte à outils que j’ai dans la moto! Je sors pas tout le temps des sous entendus sexuels ooooh!!!”
J’éclate de rire, pas tout le temps mais souvent! Je dois donc aller dans sa chambre, prendre les clés de sa moto dans son manteau, puis dans le garage pour enfin trouver le crayon dans la petite boîte à outils dans le compartiment sous le siège de la bécane à côté du deuxième casque. Je reconnais bien là notre mécano, toujours le strict nécessaire en outils pour pouvoir réparer si besoin. Mais faut avouer que c’est pratique car à part pour changer une roue et les quelques autres trucs simples pour l’entretien normal d’une voiture, je suis aussi doué que le reste de mes amis. Le principal est qu’une quinzaine de minutes plus tard, j’ai terminé mon travail, je vais d’abord ranger mon emprunt avant de revenir pour ranger mes dessins. Max me regarde avant d’aller sur la terrasse. Je devrais peut être m’excuser pour tout à l’heure. Je range tout avant d’aller à sa suite.
V : "Ça va?"
M : "Oui"
V : "Tout à l'heure j'ai été dur dans ce que j’ai dis, je suis content pour toi."
M : "Un peu oui, mais je sais que tu considères Damien comme ton frère. Sauf que je ne compte rien faire qui puisse le blesser, je l'aime trop pour ça."
Bon, il accepte mes excuses.
On va regarder les autres surfer, il y a un peu de vagues. Je trouve dommage que la combinaison, même moulante, cache les corps parfait de mes amis, j’adore me rincer l’oeil. Je suis surpris que Marc teste ce sport, lui qui n’est pas un casse-cou. Il doit faire des efforts pour ne pas s’accrocher à Thomas, je l’encourage. J’ai bien envie de tester la prochaine fois, j’ai toujours adoré me baigner. Mais il n’y avait pas assez de combinaisons pour tous.

Le repas terminé, je regarde mon emploi du temps. Cet après midi encore, repos. Je vais donc faire une sieste, j’ai trop mangé c’était délicieux… mais il faut maintenant digérer tout ça. Je me mets en boxer et m’approche du lit. Alec arrive derrière moi et m’attrape dans ses bras, pose sa tête sur mon épaule.
Al : “Tu fais quoi mon p’tit rouquin? Un peu de sport?”
V : “Non, je veux dormir un peu! Tes envies attendrons...je sais pas quand.”
Al : “Je suis pas nympho hein! C’est vrai que cette nuit ça a été chaud mais tu m’avais bien chauffé. On peut juste se câliner et dormir ça me va très bien.”
Je me mets dans le lit tourné vers l’extérieur, il m’attire dans ses bras. J’ai trop chaud mais je ne dis rien, le contact est apaisant. Je ne me sens même pas partir. C’est Alec qui me réveille au moment du repas que je prends en observant à tour de rôle mes amis qui discutent. Je n’ai pas envie de me joindre à la conversation. Je mange en silence puis débarrasse. Pas de vaisselle à faire, le lave-vaisselle s’en charge. Damien arrive pendant que je le mets en marche.
D : “Tu es drôlement silencieux, il y a quelque chose qui ne va pas?”
V : “Je sais pas, on est en vacances tous ensembles mais c’est pas pareil qu’au chalet. Et j’en ai marre de cette année, je suis même pas sûr de continuer mes études l’année prochaine j’en peux plus.”
D : “Un trop plein d’émotions mon ptit loup! Aller viens dans mes bras. Voilà. Ecoutes, ça va bien se passer, tu vas avoir ton année. Tu vas bien te reposer cet été et l’année prochaine tu continues. Je t’aiderai à trouver un master qui te plaît.”
Je ne sais pas si c’est ses paroles ou ses bras, mais je me détends encore mieux que cet après midi. Oui, il a raison, je n’ai pas à stresser. Il faut juste que j’aie 11 à ce semestre, ça devrait le faire ! Toutes les notes que j’ai récupéré quasiment sont au dessus de 11. Je lui dis aussi ce que j’ai en tête depuis ce matin. Il me serre un peu plus fort en me disant de ne pas m’en vouloir, il faut écouter ses envies parfois. Ses mots font s’envoler mes peurs, j’ai encore une fois bien fais de me confier à lui.
Je ne sais pas si c’est la nuit dernière ou la journée qui m’a autant fatigué, mais je pars au lit juste après ça. Alec m’a suivi, il fait juste sa douche avant de venir dormir. Quand il sort, ça ne le dérange pas de rester à poil devant moi. Même si on s’est vu dans cette tenue toute la nuit dernière, je me suis quand même habillé d’un boxer et d’un tee shirt. Je mets ainsi une “barrière” le temps de réfléchir. Oui j’avais envie hier, oui c’était bien, mais je me sens coupable comme si j’avais profité de son envie également pour avoir ce que je voulais. Damien m’a bien dit que c’était stupide mais je sais comment je fonctionne! Lui aussi le sait bien, c’est pour ça qu’il m’a dit qu’on en reparlera. Je n’aurai peut être pas besoin d’en parler à ma mère finalement?
Quand Alec va entrer dans le lit, quelqu’un toque à la porte. C’est Max qui demande si on a un short. Mon coloc en a dans ses affaires, décidément les prêts ont l’air d’être monnaie courante entre nous! On se remet ensuite dans la même position que cet après midi pour une nuit calme.

Je suis en pleine forme en ce mercredi matin, boosté. Alec émerge moins rapidement que moi mais il a aussi ouvert les yeux un peu avant 7h. Heureusement qu’on s’est réveillé puisque la sonnette retentit dans la villa. On s’habille en vitesse avant de sortir de la chambre. Tout le monde a été tiré du lit, on se demande qui est à la porte de si bon matin. Simplement dans le couloir, on se regarde tous. Max décide d’aller ouvrir pendant qu’on retourne dans les chambres. Je regarde Alec.
V : “Tu paries combien que c’est Ben. On fait quoi?”
Al : “Tu veux lui dire quoi? Tu as eu de ses nouvelles depuis qu’il est parti de chez toi?”
V : “Non, j’avoue aussi qu’entre les cours puis les révisions j’ai pas beaucoup pensé à lui. Mais on avait pas vraiment mis un terme à la relation et…”
Deux coups sur la porte et Damien entre.
D : “Le visiteur, c’est Ben.”
Al : “C’est ce que Valentin pensait. On se demandait quoi faire.”
D : “Valentin, tu m’as dis hier que tu avais l’impression d’avoir perdu Ben comme il ne te donne plus de nouvelles. Peut être que c’est pareil de son côté. Et toi Alec, tu pourrais… aider Valentin à dire à Ben que vous avez fait quelques bêtises ensembles.”
V : “On dit la vérité quoi. J’aime bien comme plan.”
D : “Tu sais comme moi que c’est ce qui marche le mieux, que même si parfois c’est dur c’est ce qui fait qu’on s’apprécie mon ptit Loup.”
V : “Oui je sais mon grand… et c’est mieux en un sens j’aime pas mentir. Bon je vais aller lui parler seul, je pense que c’est mieux.”
Al : “Ok, moi je crois que je vais reprendre une douche, je suis désolé mais ton ptit cul me donne envie et j’ai chaud!”
Je ricane en enfilant un jogging. Puis je sors de la chambre à la suite de Damien. Ben est là, dans la cuisine à discuter avec Max de tout et de rien. J’ai mal au ventre, je vais devoir annoncer au mec avec qui j’étais en relation depuis trois mois qu’après même pas deux semaines de séparation j’ai été voir ailleurs! Thomas et Nicolas arrivant avec Marc et Jérémy, Ben a le regard détourné quelques secondes le temps de dire bonjour. Damien en profite pour poser sa main sur mon épaule avant que Max ne l’attire sur la terrasse suivi par tout le monde. Je reste seul avec Ben dans la cuisine mais ce simple contact m’a un peu apaisé. Je regarde le blond aux yeux bleus/verts puis me détourne, gêné. Je commence à préparer le repas de ce midi.
B : “Valentin, je sais pas par où commencer. J’ai pas été honnête avec toi…”
V : “Moi non plus j’ai…”
B : “Laisses moi tout dire d’une traite s’il te plaît, je me sens suffisamment mal comme ça. Voilà, toi tu me trouvais canon et tout, mais j’ai jamais eu très confiance en moi. On se ressemble sur ce point. Tu sais aussi que j’ai fais une crise de jalousie à cause de Thomas. Mais c’était un peu exprès. J’ai failli te tromper quand on était en couple. Un mec de ma classe, Félix, est venu me draguer. Je l’ai repoussé disant que j’avais quelqu’un, mais sur le coup je me suis dis que si ça m'arrivait, à toi aussi. Donc voilà… On s’est disputé, et je m’étais mis à discuter avec Félix depuis qu’il m’avait dragué. Jusqu’à ne plus lui donner de nouvelles et à toi non plus. C’est Nicolas qui m’a fait un message pour me donner de tes nouvelles, pour prendre des miennes et pour dire que j’avais probablement de bonnes raisons de ne pas en donner, mais qu’il fallait que je vive heureux quels que soient mes choix et de porter mes couilles pour tout dire. Je m’étais rendu compte que Félix me plaisait. Je l’ai dis à Nico. Il m’a remonté le moral en me disant d’aller lui parler, et d’attendre les vacances ici pour t’en parler à toi de vive voix, pour m’excuser aussi. Car je t’ai pas donné de nouvelles et maintenant je suis en couple avec Félix. En plus il est aussi québécois, donc une fois nos études terminées vu que mes parents ont trouvé un cabinet cherchant des docteurs… Je comprends si tu m’en veux, que tu souhaites ne plus jamais entendre parler de moi. Mais dis moi quelque chose.”
V : “Je t’en veux pas Ben. Je me suis rendu compte que notre relation ne tenait pas par amour mais par fidélité. Tu as été là pour moi, tu m’as apporté ce que j’avais besoin. Mais tu mérites mieux que moi, quelqu’un qui t’aime. Je suis content que ce soit arrivé. Même si tu es avec Félix, on pourra continuer à discuter, enfin par mail ou comme ça parce que quand tu seras au Québec le portable on va éviter! C’est toi qui voit, si tu veux me donner des nouvelles de temps en temps que je sache que tu vas bien.”
Il est soulagé de ce que je viens de lui dire. C’est vrai qu’on se ressemble beaucoup, je sais donc que ça n’a pas dû être facile de cacher tout ça, il devait se sentir très mal. Je suis vraiment heureux pour lui de le voir comme ça, quand il m’a parlé de ce Félix je l’ai senti heureux. C’est ce qui compte.
V : “Ah et je t’avoue aussi que...lundi quand je suis arrivé, j’ai...craqué…”
C’est à ce moment qu’Alec débarque dans la cuisine nu, juste une serviette sur la taille. Il me porte sur le comptoir de la cuisine et me serre contre lui.
B : “Je parie que tu étais d’abord en manque de calin, de sexe aussi car tu aimes ça.”
V : “Oui, enfin le câlin j’en avais eu un de Thomas si on peut appeler ça un calin, j’ai fait un bout du trajet pour venir sur sa moto collé à lui.”
B : “Entre Damien et Thomas tu es entouré! Et si on rajoute Nico qui surveille tous les mecs qui s’approchent de toi…”
Al : “Ouais, ça c’est sur, le ptit Valentin va pas finir avec n’importe qui.”
Alec me soulève légèrement pour poser ses mains sur mes fesses. Ben sourit, nous glisse un “je vous laisse vous amuser” et rejoint les autres sur la terrasse. Je me fais totalement porter et cachés par le frigo, je me fais embrasser dans le cou.
Al : “Ils pensent tous qu’on va faire des bêtises, ça te dérange de leur faire croire?”
V : “Pffff, le repas va pas se préparer tout seul, on fait quoi pendant une demi heure minimum?”
Al : “Le placard avec tout ce qui faut pour faire un gâteau est là, on peut le faire sans qu’on nous voit. Et ça va bien prendre entre vingt et trente minutes en prenant notre temps.”
Il me fait un clin d’oeil. Ok, c’est parti pour un marbré italien, délicieux et léger à la fois. Et on va mettre presque trois quarts d’heures car je suis le seul à préparer, Alec préférant faire n’importe quoi avec les ustensiles, je suis mort de rire. Puis il va se préparer pour surfer tandis que je continue le repas.

Chapitre 2

Partie 2

Max est venu m’aider. Je vois à sa tête qu’il a du mal à comprendre comment un gâteau peut être au four alors qu’il pensait que je faisais des bêtises avec Alec. On se met d’abord à discuter de ce que je veux préparer à manger (il faut que j’égale Jérémy), puis la discussion tourne autour de leur sortie hier après midi. Il a eu des passes pour sortir en boîte, normalement ça sera moins flippant que la soirée gay que j’ai fais…
M : “Et sinon avec Alec ça se passe comment? Vous êtes en couple?”
V : “Non, on passe des bons moments mais je pense qu’on est justes amis.”
M : “Tu as quand même couché toute la nuit avec lui lundi, mardi aprem, ce matin… ça semble sérieux.”
V : “Y a que la nuit qu’on l’a fait. Hier après midi j’ai dormi. Ok dans ses bras mais bon. Ce matin on a fait le marbré. Pis si tu vas par là, on l’a bien fait tous les deux et y avait pas de sentiments donc tu dis n’importe quoi.”
M : “Lui il a l’air d’en avoir… Tu refuses de rendre heureux un aussi gentil garçon?”
V : “Arrêtes.”
M : “Ok, ok. Et Ben ça donne quoi? Il nous a dit qu’il a rencontré quelqu’un.”
V : “Oui, il m’a semblé plus heureux, donc je suis content pour lui. En plus comme ses amis sont tous de là-bas, il aura aussi son copain, donc pas de problème. Je suis content pour lui.”
M : “Et toi?”
V : “On verra.”
Nico et Alec débarquent à ce moment dans la cuisine, Max se met à râler, Nicolas lui dit qu’il demandera à la femme de ménage de passer. Il prend un verre d’eau et vient à côté de moi qui surveille la cuisson.
N : “N’empêche ça papote bien ici on dirait, même si ça sent divinement bon. Mais...ça sent le monoï aussi?”
Je rougis légèrement, oui j’ai encore de l’huile de monoï et j’en avais mis ce matin. Il s’approche encore plus de moi et vient déposer un bisous dans mon cou. La seconde d’après il est au sol, Alec lui en a collé une.
N : " Aïe, mais t'es malade, faut te faire soigner"
Al : " Je t'interdis de toucher Valentin, c'est clair!"
M : "Alec, sors de suite!!! Vas te calmer!!"
Al : " Max, mais..."
M : “Vas dehors!!!"
On sent bien l’énervement de Max, son ton est à la fois énervé et glaçant. Alec n’insiste pas et sort, je le suis. Il respire fort, les mains tremblantes.
V : “C’est bon ça va? Respire.”
Al : “Pourquoi il t’a embrassé? Il devrait déjà s’estimer heureux que tu lui parles!”
V : “C’est le risque quand tu restes amis avec un ex je pense. Avec Damien et Thomas aussi on a des gestes d’affection.”
Al : “Avec Thomas?!? Il cache bien son jeu, on l’imagine pas doux.”
V : “Ouais mais il l’est, c’est un gros nounours. Super grand et musclé mais il a un coeur d’enfant. C’est son armure car ça a pas été facile.”
Al : “Punaise ouais tu m’étonnes… Il fait quoi, 1m95 pour 110kg de muscles? Enfin j’m’en fiche, si l’autre te touche à nouveau je referais pareil.”
V : “C’est bon c’est rien, Adrien s’est fait embrasser sur les lèvres là c’est dans le cou.”
Al : “Tu sais que c’est maladif la gentillesse chez toi? Mais c’est pas remboursé par la sécu donc t’es foutu. Tu peux pas pardonner un mec qui t’a fait ça!”
V : “Cherches pas à comprendre, c’est comme ça. J’oublie pas par contre qu’il m’a trahi. Mais je me suis bien vengé, et je sais mieux jouer avec lui que lui avec moi maintenant.”

Le repas de ce midi est animé par Thomas et Adrien, ça parle de sport principalement. Nicolas a un bel oeil au beurre noir et fixe avec l’autre Alec d’un regard aussi sombre. N’ayant rien sous la main, la seule chose de froid qu’on a trouvé c’est le sachet de petits pois qui a servi à préparer le riz cantonais de ce midi...il faudra les finir ce soir sinon poubelle. Quand ils reparlent de faire du surf, Marc décline, selon lui la lumière est idéale pour faire des photos. Seul Thomas et Alec sont partant pour en faire sur le groupe. Une fois tout le monde levé et rentré à l’intérieur, les deux garçons s’approchent de moi. Je demande timidement si je peux tester le surf. Grands sourires, on va se changer. En enlevant mon jogging, mon téléphone s’échappe de la poche et tombe au sol. En le ramassant, je remarque la longue fissure sur toute la longueur alors que seul le coin en bas à droite a été touché… Vive la technologie ! Pourquoi c’est pas comme les verres de lunettes des écrans incassables? Je suis énervé sur le coup! Je le jette rageusement sur le lit et prends la combinaison qu’on me tend. C’est celle que mettait Jérémy, Thomas me prévient que je risque d’être un peu plus moulé. Les jambes, ça va. Le bassin et les fesses en revanche...la combinaison est ultra moulante. Pareil pour le haut du corps, Jérémy est vraiment tout fin alors que je suis un peu plus large d’épaules. Mais c’est élastique, ça passe. En ressortant de la chambre pour sortir sur la plage, je croise tout le groupe qui se dirige vers leur chambre ou dans le salon. Sourire coquin de Nicolas, clin d’oeil de Damien, les autres sont un peu bouche bée. C’est vrai qu’être nu ne serait pas plus indécent. Je cours dans l’eau pour me cacher. C’est quand même génial, en une année je vais avoir appris pleins de trucs, m’être vraiment mis au sport, appris à faire du ski puis du surf. Je teste d’abord avec un puis l’autre avant de glisser seul. Les chutes sont plus nombreuses mais toujours aussi drôle! L’après midi est passé vite, Damien me fait déjà signe pour qu’on révise un peu. Thomas et Marc se lancent dans le repas du soir, on va manger un repas simple et équilibré, c’est bon aussi. Il fait si bon, la nuit est tombée, des torches permettent de passer la soirée sur la grande terrasse. Alec charrie Nicolas sur le fait que ce n’est pas une maison de riche car il n’y a pas de piscine, on a seulement l’océan pour se baigner. Nicolas rigole de bon coeur.
N : “Ce n’est pas parce qu’on est riche qu’on est toujours snob. Puis on peut être riche mais profiter de la beauté naturelle, la maison est assez grande on n’allait pas rajouter une piscine qui aurait détruit la plage. C’est même moi qui avait insisté auprès de mon père pour qu’il n’en fasse pas, c’est beaucoup plus amusant les vagues.”
J : “Oui puis ça sert à quoi de venir à la plage si on va pas dans la vraie eau?”
Mc : “Parce qu’il y en a de la fausse?”
Entre deux rigolades on part en débat sur l’eau, la vraie eau est donc l’eau naturelle non trafiquée par l’homme. Le médecin du groupe signale que ce n’est pas parce que l’eau d’une piscine parait plus propre qu’elle l’est forcément, c’est même la plupart du temps l’inverse! Il faut se méfier quand ça sent la javelle car ça veut tout dire. On remercie le futur docteur, Nicolas en profite pour faire une blague lourde où il lui demande s’il ne veut pas ausculter quelques patients. Merci pour le froid que ça a jeté, on part tous en direction du lit ! Alors que j’allais rentrer, Nicolas ramasse mon téléphone sur la table, je l’avais oublié. Au même moment je reçois un sms, il remarque la fissure.
N : “Pourquoi tu me l’as pas dis?”
V : “C’est bon je vais reprendre mon ancien.”
N : “Ce vieux truc que tu avais depuis 5ans? Tu rigoles? Je vais te racheter le même.”
V : “Or de question ça coûte trop cher, je l’ai fais tomber tant pis pour moi.”
N : “Je te fais réparer l’écran sinon. Un des deux, tu décides. Sinon je te jure que je te le rachètes. Voire même le tout récent.”
V : “Ok ok, juste l’écran.”
N : “Pourquoi tu veux pas des cadeaux?”
V : “J’en ai toujours trop eu des cadeaux, je me sens pourri gâté.”
N : “Ahahah, toi tu réalises la chance que tu as c’est pas pareil. Et moi j’ai pas de problèmes d’argent et ça me fais plaisir. Donc tu me laisses faire.”
V : “Pffff…merci. Bonne nuit.”
N : “Bonne nuit Valentin.”
Il s’approche de moi pour me donner mon téléphone, je lui fais rapidement un petit bisous sur la joue. J’entends un petit raclement de gorge derrière moi. Max et Damien me regardent. Je les embrasse, une bise sur chaque joue même. Thomas sort de la cuisine.
T : ”Et moi?”
En plus il ne se baisse pas beaucoup, je dois me mettre sur la pointe des pieds… Après ça j’ai quand même le droit de rejoindre ma chambre, Alec me demande pourquoi j’ai mis tant de temps. Je raconte brièvement l’histoire du téléphone en omettant certains détails. Je l’entends marmonner un truc du genre “Sale gosse de riche” ou un truc comme ça. Bref, ne tardons pas à dormir, on doit se lever à 7h pour 2h de révisions!

Le lendemain je décide même de me passer du petit déjeuner pour réviser plus longtemps. C’était sans compter sur la réprimande que j’ai eu sur la nécessité de faire trois repas par jour surtout quand on a prévu de faire du sport. J’amène mes cours jusqu’à table pour continuer le plus longtemps possible sous le regard amusé de Damien qui voit que je prends mes révisions au sérieux tandis que Thomas essaie de me faire lâcher mes feuilles. J’arrête quand il commence à venir me chatouiller, au moment où Jérémy demande à Nico s’il a bien suivi son planning lui. Moment de flou sauvé par Alec qui demande si on veut se baigner. Seul Max, Damien et moi acceptons. Je vais juste devoir me baigner pour la première fois de ma vie en boxer, j’ai oublié mon maillot de bain et personne n’en a un à ma taille. On nage, on joue avec un ballon de plage trouvé dans un coffre et une boué. On rigole beaucoup en se chamaillant dans l’eau. Encore une fois un malaise s’installe quand, en voulant renverser Damien celui ci se rattrape à mon boxer. Il se relève alors que Max nous regarde comme outré. Je me baisse pour me rhabiller, je suis rouge de honte. Alec bande et détend l’atmosphère en le faisant remarquer. Je m’excuse auprès de Max qui me dit qu’il sait que je n’ai pas fais exprès. Il est toujours jaloux quand je suis proche de son chéri… Alec s’approche de moi et glisse les mains dans mon boxer, Damien colle Max. La fin de la baignade est annoncée par 4 raideurs, on ne va pas le faire puisqu’il est l’heure de manger. Le repas nous fait nous calmer, on s’installe devant un film choisi par Jérémy. Un film pour ado où tout est évident, fleur bleu, un peu chiant. Les blagues sont lourdes. Je sais pas s’il met ce type de film avec Nicolas mais ils ne doivent pas beaucoup les regarder si c’est le cas. Thomas a l’air aussi peu passionné, il me regarde, on se fait des grimaces.
T : “Bon y a rien d’autre? Je m’ennuie sérieux c’est nul !”
Jérémy défend son choix, Max qui passe semble amusé. On lui propose notre place mais il se dirige comme nous dans la chambre. Le matelas est u.l.t.r.a confortable, je veux en profiter le plus possible. Alec a surement une autre idée en tête mais ça ne me gêne pas, je peux juste refuser. Ok, ça devient très dur de refuser alors qu’il m’a tourné sur le dos pour me masser. Le massage devient plus intime car il se met uniquement à chercher à me faire gémir.
V : “ArrHANNNêtes s’il te plait…”
Al : “Pourquoi tu as peur de te laisser aller? C’est que physique entre nous et alors? Laisses toi faire.”
V : “Je veux pas me laisser aller, je dois garder la tête claire.”
Al : “Si tu t’en veux toujours de l’autre fois il ne faut pas. C’est normal d’aimer le sexe. Je comprends aussi que tu aies envie d’avoir ton chéri que tu aimes, tu as gouté à l’amour avec Nicolas mais c’était pas honnête, alors maintenant tu voudrais le vrai. Mais tu as pas à te prendre la tête, c’est rien de s’amuser un peu.”
Il commence à jouer avec mon entrée et à m’embrasser en même temps. Un gémissement m’échappe, je suis en train de perdre pied, mon corps a des envies plus fortes que ma volonté. Un de ses doigts glisse tout seul en moi. Avant de passer à plus, il met un peu de gel. Je proteste faiblement.
Al : “Ahah j’adore ton “nooon”, c’est un non mais je prends du plaisir donc je sais pas quoi faire. Arrêtes de résister, laisses tomber ta barrière.”
Toujours allongé sur le ventre il m’ouvre et en même temps il joue avec une de mes zones érogènes. Je ne dis plus rien, je laisse mon corps trembler en lâchant parfois un souffle. Je l’entends bouger derrière moi puis ses doigts sont remplacés par son sexe. Je ne réagis pas autrement que ma respiration qui augmente, le massage a fait de moi une flaque détendue. Il me fait me cambrer. Le plaisir monte, il le remarque à ma respiration même si je ne fais pas de bruits autrement. Il me retourne sur le dos les jambes sur ses épaules pour me resserrer autour de son pieu. Il ne tient pas longtemps mais moi non plus, en deux coups de poignets après que ses mouvements soient terminés je libère la pression. Il s’écroule à côté de moi et passe son bras sous ma tête. Je n’ai pas bougé, étendu de tout mon long sur le lit et la preuve de ma jouissance étalée sur mon ventre. Nicolas toque à la porte pour nous dire que Jérémy demande mon aide pour préparer le repas, il est 17h. Je serre les fesses et vais prendre ma douche avec Alec qui insiste pour la prendre avec moi, économie d’eau pour la planète et gain de temps. La grande douche à l’italienne est assez grande pour deux. Puis direction la cuisine.

Nicolas m’arrête à l’entrée de la cuisine, il veut prendre mon téléphone pour aller rapidement faire changer l’écran. Je ne cherche pas, j’ai l’esprit concentré sur la préparation du repas. Qu’est-ce qu’on va pouvoir faire à manger? Jérémy est bien meilleur que moi en cuisine pourtant je ne suis déjà pas mauvais, mais on ne fait pas un concours. Il veut préparer des verrines en entrée et un gaspacho, ce sera frais comme ça, en plat des filets de canard au curry accompagné de tomates provençales et petites patates. Il me demande de préparer un super dessert, lui n’est pas sucré. On a chacun la moitié de la cuisine pour réaliser nos préparations. J’ouvre le frigo, je vois de la mascarpone et de la crème en quantité suffisante, des fruits rouges. C’est parti pour une génoise, crème montée aux fruits rouges, chocolat et coulis. Et un délicieux brownie au chocolat avec pralins. Jérémy me demande de faire aussi une crème anglaise. On va contenter tout le monde avec ce super repas. En plus on s’applique pour que ce soit bien présenté. C’est surtout Jérémy avec ses plats qui a le plus de travail de ce côté. Je l’aide un peu mais je ne suis pas dans sa tête pour savoir ce qu’il veut faire. Alec qui est venu nous voir cuisiner lui demande où il a appris tout ça. Il nous avoue être en lycée professionnel, il veut devenir cuisinier. Il est dans la bonne voie! Il rougit en avouant qu’il risque de redoubler son année à cause des desserts ratés. C’est trop carré pour lui la pâtisserie, il a besoin de pouvoir cuisiner à l’inspiration or ce n’est pas vraiment possible. Avec Alec on arrive à le convaincre de s’occuper des prochains desserts, même des trucs simples font leur effet si son inspiration est utilisée dans la mise en forme. On arrive à lui faire retrouver le sourire, il ne parle pas tellement avec Nicolas de ses soucis alors que le jeune homme qu’il est a tout aussi besoin que n’importe qui de pouvoir se confier. Il faut vraiment qu’on dise à Nico de lui accorder plus d’attention sinon cette petite perle va aussi lui filer entre les doigts…
20h15 la table est mise, on attend que tous s’installent. Nicolas me rend mon téléphone comme neuf. J’en profite pour lui parler de Jérémy, il n’a pas l’air heureux en se moment, il faut se concentrer sur son petit mec s’il l’aime ou il sera trop tard. Il me regarde étrangement, son regard fixé sur la chaîne qu’il m’a offert. Il ne réagit pas à ce que je lui dis, regardant plutôt l’ensemble de ma tenue pour voir si je porte tous ses cadeaux. Mais en cuisinant je n’avais rien aux mains et poignets, question d’hygiène. Il va chercher ceux qui sont encore dans leur chambre, revenant avec Marc, Max et Damien. Pendant le repas l’ambiance est un peu plus détendue, l’idée d’aller en boîte en amuse certains, moi je stresse en espérant qu’il n’y aura pas trop de monde.
C’est fou ce qu’on gagne de temps avec un lave vaisselle! Je me prépare rapidement, pantalon noir et haut blanc, blouson en jean. Exception du tee shirt sinon j’ai les couleurs inversés par rapport à presque l’ensemble du groupe. Je me laisse emporter par Alec jusqu’à être assis dans la salle, je me suis endormi pendant la demi heure du trajet, les lumières tournantes me font mal aux yeux. Thomas me prête des lunettes de soleil, je le remercie. Pendant que j’émerge une serveuse qu’on pourrait qualifier de jolie si elle ne faisait pas prétentieuse et allumeuse se présentant comme Vénus nous demande ce qu’on boit. Damien prend une limonade, je dois dire ce que je veux. “Pareil”. Comme ça c’est réglé. C’est bon la limonade. Et sans alcool. Elle s’éloigne en roulant du cul.
Ad : “Je trouve qu’elle fait un peu vulgaire cette fille moi, pas vous?”
Approbation générale.
T : "Dis Valentin il a quoi de spécial Alec?"
V : "Il est drôle?"
N : "Et au lit?"
Al : "On ne fait pas que coucher ensembles parce qu’il résiste un peu, on parle, on se fait des câlins..."
V : "C'est ça que j’aime, que je trouve ça parfait."
T : "Entre Nico, Damien, Quentin, Ben, Max, Alec et moi, lequel t'as le plus fait du bien hahaha"
Mc : "Thomas, tais toi."
J’allais répondre que je suis un peu perdu dans tout ça mais Vénus nous dépose nos verres avec un clin d'oeil à Max. Ben réagit d’un coup.
B : "Comment ça Max? Vous avez eu une relation à deux quand?"
M : "On a couché deux fois ensembles oui."
B : "Deux fois? Max tu étais avec Damien à ce moment là?"
D : "Ce qui se passe entre ton cousin et moi ne te regardes pas"
B : "Max est mon cousin, on se passe pas les mecs"
M : "Mais il ne te connaissait pas l'époque, et je ne pensais pas que toi et lui..."
Al : "Oui on parle plus des ex. Sans vouloir te vexer Ben, stp."
B : "J'aurais voulu ne pas savoir quand même...Tu t’es fais tous les actifs du groupe Valentin quand même."
Je baisse la tête, pourquoi Thomas a t-il parlé de ça? Je bois ma limonade d’un coup manquant de m’étouffer, Alec m’entraine sur la piste. On danse un peu et je remarque ses yeux sur moi. Il me regarde différemment je trouve.
V : “Quoi?”
Al : “Je suis le numéro combien?”
V : “Hein?”
Al : “Je suis le 7e à passer dans tes bras c’est ça?”
V : “Tu m’as dis que peu importe ceux qu’il y a eu avant l’essentiel est de le faire avec respect et tout…”
Al : “Ouais, remarque j’ai eu quelques conquêtes féminines aussi. Mais bon, en même pas un an tout ça.”
V : “J’ai compris, je te dégoûte, je suis une salope. Je vais m’assoir.”
Al : “Non attends j’ai pas dis ça…”
V : “Mais tu le penses. Laisses moi.”
Il n’insiste pas et je me retrouve à côté de Thomas. Il a pris une bouteille d’eau, m’en donne un peu. Il fait super chaud, trop de monde. Je ne suis pas bien surtout avec la discussion qui vient d’avoir lieu. Max est toujours à table, Damien va aux toilettes.
M : “Je me sens pas super bien, je vais aller prendre l’air.”
T : “Tu veux qu’on t’accompagne?”
M : “Non c’est bon, je vais revenir.”

Damien revient des toilettes avant lui, je suis toujours dans mes pensées. Il demande où est Max, c’est Thomas qui répond. Toujours les lunettes sur le visage à moitié dans l’ombre de la salle, une larme m’échappe. Damien se tourne vers moi, Thomas aussi.
T : “Tu viens de renifler?”
D : “Y a quelque chose qui va pas?”
V : “J’ai eu 7 mecs en moins d’un an je suis une salope.”
D : “Mais ça va pas la tête? Où est-ce que tu as été chercher cette idée?”
T : “Attends c’est pas beaucoup! En temps normal moi avant c’était en deux mois que je faisais ça. Et c’est pas ta faute tu as les tentations offertes devant toi.”
V : “Ouais mais toi c’est pas normal, et t’es plus grand.”
D : “Non mais même si j’en ai pas eu autant on a tous une sexualité différente, sérieux pense pas des trucs comme ça ptit Loup.”
T : “Clairement toi t’es pas une salope, t’es juste trop gentil et tu veux faire plaisir. T’es sexuellement généreux.”
Je rends ses lunettes à Thomas.
Al : “Valentin je suis vraiment désolé je voulais pas que tu penses ça. J’ai juste été surpris vu comment tu te refuses à moi.”
D : “Il se refuse à toi car il a l’impression de jouer avec toi, tu as l’air de vouloir un peu plus qu’être son sex friend. Surtout qu’il a couché avec toi pas longtemps après avoir rompu, donc il a la sensation de vite aller ailleurs. Il a eu une éducation un peu...stricte...il faut qu’il arrive déjà à passer par dessus mais si en plus tu le rassures pas...”
T : “J’ai envie de te faire bouffer le parquet.”
Al : “Pardon, pardon, arrêtes mec, j’ai jamais voulu le blesser!”
V : “C’est bon Thomas je suis...sexuellement généreux. Pas une salope. Je peux accepter ça.”
T : “Tu veux rentrer? J’avais pris ma moto.”
V : “Je veux bien. Je vais aller dormir. De toute façon je suis crevé, je me couche pas souvent aussi tard.”
On ne voit pas Max dehors, il ne répond pas non plus au téléphone. Las, je suis Thomas et on rentre. A une centaines de mètres de la maison je vois une voiture sous un arbre, bizarre. Thomas ne l’a pas vu, ai-je rêvé? Je le laisse ranger la moto dans le garage et entre dans la villa. Ouverte. J’avance dans le couloir en direction des chambres, celle de Max et Damien est ouverte. Il est là, sur le lit, nu. Elle, elle se rhabille. Vénus.
V : “Qu’est-ce que tu fais ici la pouf! Dégages!”
Elle s’enfuit par la porte-fenêtre qui était aussi ouverte. Lui n’a pas bougé, il dort probablement épuisé par ce qu’il vient de faire. Je recouvre du drap celui que je pensais être mon ami, qui m’a promis de ne pas faire de mal à Damien. Puis je sors de la chambre. Le reste du groupe arrive, plusieurs jeunes trop bourrés se sont mis à rendre leurs boissons. Je raconte un bobard à Damien, comme quoi Max aussi a vomi, il est dans la chambre il dort. Je lui interdis de le rejoindre. Il comprend à mon ton qu’il y a autre chose mais je ne dis rien. Max devra lui dire. Je l’aide à s’installer pour dormir, lui fais la bise et vais me coucher. Alec veut me prendre dans ses bras, je lui prête juste une main. On dort rapidement.

Je me réveille assez tôt le lendemain, je vais dans la cuisine en silence préparer le café. J’ai un mal fou à me réveiller mais je n’arriverais pas à me rendormir pour le moment. Damien arrive.
V : “Bonjour. Je t’ai réveillé en passant?”
D : “Non, j’ai faim. Il s’est passé quoi avec Max vraiment? Tu m’aurais pas interdit de dormir avec lui s’il était vraiment malade.”
V : “Ecoutes, je vais lui parler parce que y a un truc que je comprends pas. Mais il te le dira j’en suis sur.”
Je vais donc dans la chambre où il dort encore. J’ai une boule au ventre en même temps que de la colère. Quand il se réveille, je l’agresse direct.
V : “Bien dormi ça va?”
M : "J'ai connu mieux, où est Damien"
V : "Dans le salon, il a dormi sur le canapé"
M : "Pourquoi?"
V : "J'ai pas voulu qu'il dorme avec toi après ce que tu lui as fait, j'ai rien dit, juste que tu étais pas bien, tu as jusqu'à ce soir pour lui dire"
M : "Lui dire quoi?"
V : "Lui dire que tu l'as trompé avec cette Vénus de malheur"
M : "J'ai quoi... Non j'ai pas... Je me souviens d'être allé en boîte d'avoir voulu prendre l'air. Après je ne souviens de rien! C'est le trou noir complet"
V : "Sérieux?"
Je quitte la chambre. Je repense au comportement de cette meuf, à coller Max. Puis il n’avait pas l’air très réactif hier soir. Un mélange viagra somnifère? Quoique ses symptômes c’est l’effet des benzodiazépines...je suis pas assez expérimenté avec toutes les molécules, deux ans que j’ai quitté cette voie, je vais demander à Benjamin.
V : “Ben, y a quoi qui donne un malaise, un sommeil profond et une amnésie au réveil?”
B : “Dis comme ça je pense au ghb ou au lexomil, mais y en a pleins d’autres. Pourquoi?”
V : “Je crois que...Max a été drogué. Dis rien aux autres stp je vais voir ça.”
B : “T’inquiètes, secret professionnel.”
V : “Merci Ben t’es super.”
Je retourne voir Max.
V : "Le ghb ça évoque quoi pour toi?"
M : "La drogue du violeur c’est ça? T’es incapable de se défendre, t’as des pertes de mémoire temporaire. Mais que veux tu dire?"
V : "Max, je crois que Vénus t'as drogué. Quand je suis arrivé elle venait tout juste de se rhabiller"
M : "Non impossible. Je suis un garçon."
V : "Ça arrive même aux garçons. Désolé Max. Il faut que tu le dises à Damien quand même."
Il se met à pleurer, je le prends dans mes bras. Sous le choc il me demande de sortir, alors je le laisse. Damien m’attend dans le salon, je lui dis que Max lui parlera mais plus tard, là il est en train de réfléchir. En attendant il me demande si je vais mieux qu’hier. On s’installe dans le canapé devant la télé comme deux frères. Puis on prépare le repas. Il décide d’aller voir Max après qui n’est toujours pas sorti de la chambre. Quand Damien ressort après un long moment, Damien est pâle, il sort sur la terrasse. Je le suis, il est en train de pleurer. Il me prend dans ses bras et me serre.
D : “Pourquoi ça me fait si mal?”
V : “Parce que tu l’aimes…”
D : “On fait une pause. Je comprends pourquoi tu voulais pas me le dire. Je sais moi même pas quoi faire pour l’aider... Je veux être là pour lui mais je suis perdu. Pas autant que lui, le pauvre.”
Le temps est gris et il se met à pleuvoir. On rentre dans le salon, tous sont là. Max arrive avec sa valise. Évidemment les plus proches de Damien fusillent Max du regard pensant qu’il le quitte et que c’est pour ça qu’il pleure.
T " Donc tu fuis, tu lui brises le coeurs et tu pars, oui vaut mieux pour toi"
N " Je te croyais mieux que ça"
Adrien se décide à partir avec Max, il patiente donc le temps qu’Adrien fasse ses bagages. Max me jette un regard signifiant “dis leur”. La semaine se termine donc sur une triste note, pire qu’au chalet. J’ai mal pour Damien, le voir comme ça alors qu’on aurait cru que rien ne pourrait se dresser entre lui et son couple. Ben a décidé de partir pas longtemps après, il nous dit au revoir, on se souhaite tous bonne chance pour les examens. On emmènera donc Alec à la gare demain ou dimanche en fonction de quand on décide de repartir.
Jérémy et Thomas vont préparer à manger, Damien essaie d’oublier tout ça en se plongeant à fond dans les cours. On fait donc un groupe de 5 à réviser. Il est presque 21h quand on mange, j’avais arrêté de réviser mais je faisais semblant pour ne pas déranger Damien. Je n’arrive pas à réviser autant sans pause. Après le repas Damien se couche dans le canapé. Les autres partent tous au lit, j’hésite à le laisser seul.
D : “T’en fais pas pour moi mon ptit frère, rejoins Alec, ça lui fera plaisir. Dors bien.”
J’obéis donc et rentre dans la chambre. Il m’attend en boxer assis sur le lit. Je me douche rapidement et le rejoins dans la même tenue. Il n’a pas bougé d’un pouce. Je m’allonge et tire sur son bras pour qu’il fasse pareil.
Al : “Dis, ils sont en couple Marc et Thomas?”
V : “Euh oui pourquoi?”
Al : “Je sais pas, ils sont pas très...soudés je trouve. Même nous qui ne sommes pas en couple on est plus…”
V : “Oui c’est vrai maintenant que tu le dis. Thomas ne m’a rien dit ça doit être juste une phase.”
Al : “Et nous?”
V : “Quoi?”
Al : “C’est parce que je t’ai blessé que tu veux pas de moi?”
V : “Non c’est bon tu m’as pas blessé, je t’en veux pas.”
Al : “Donc on reste comme on était depuis lundi, sex friend?”
V : “C’était pas que sexe mais ouais, je pense que c’est ça.”
Al : “Alors viens ici que ton shug (prononcer shucks) friend te fasse monter au plafond une dernière fois.”
V : “Ahah ce mélange que tu fais avec hug et sex !”
Je ne peux en dire d’avantage car ses lèvres recouvrent les miennes, et nous voilà parti dans la réalisation d’un acte de plaisir plus qu’agréable… Il m’a fait me lâcher, j’ai rarement autant pris mon pied, seul deux mecs avaient été aussi intense pour moi… Après ça je l’ai remercié en le finissant dans ma bouche. Au début un peu gêné il a pris un plaisir incroyable. Ce moment se conclut par un dernier roulage de pelle. Puis on s’endort, il me garde au creux de ses bras, je me suis mis un peu en dessous ma tête au niveau du haut de ses pecs. Je suis comme ça entouré par ses bras et sa chaleur.

En ce samedi matin, je me réveille un peu raide et affamé. C’est totalement faux l’expression “qui dort dîne” vu les grondements incessants de mon estomac. Alec me suit en cuisine, se colle à moi. Les mains sur le bas de mon ventre, tête dans mon cou, il respire mon odeur. La conversation d’hier soir me revient en mémoire ainsi que les mots de Thomas lundi. Il a l’air un peu accro à moi ce blond… J’ouvre le frigo pour chercher à manger, tient Nico avait pris des fraises. Je les prépare, sortant sucre et chantilly. Je commence à les manger.
Al : “Des fraises? Je t’ai pas mis enceinte rassure moi?”
V : “Il me semble que tu as vu que je suis un mec donc non, pas de risques!”
Al : “Et si ça aurait été le cas tu aurais fais quoi?”
V : “T’as de ces idées des fois! Mais si j’avais été une fille et que tu m’avais mis en cloque, je pense que je serai incapable de décider quoi que ce soit.”
Al : “Ah…”
Je crois que j’aurais pu dire un truc du style “je garde le bébé et je reste avec toi pour qu’il connaisse son père” mais je sens déjà que ça va être étrange, si en plus je laisse des ouvertures comme ça...de toute façon tout ça n’est que rêverie, c’est sur à 200% que je suis un mec et ça ne changera pas!
Marc arrive dans la cuisine et me regarde. Il a quelque chose à me demander ça se sent. Je regarde Alec, pensif mais toujours souriant comme à son habitude. Je sors sur la terrasse avec Marc.
M : “Tu as déjà cherché pour les masters toi?”
V : “Non pas du tout, je suis dans les révisions et ça me stresse!”
M : “Moi j’ai postulé à plusieurs. Je sais pas quoi dire à mes parents, là je leur ai menti ils pensent que je suis chez toi pour réviser.”
V : “Dis leur la vérité plutôt, c’est toujours plus simple. Et concernant les révisions...tu as seulement dis un demi mensonge on a révisé.”
Il semble réfléchir à ce que je viens de dire, hoche la tête et s’en va en coup de vent. Alec arrive et me dis qu’il est bizarre. C’est Marc, il est très gentil mais un peu dans son monde. Je suis un peu pareil parfois, c’est pour ça qu’on s’est bien entendu. Alec est face à moi, il me regarde et me demande si je peux l’emmener à la gare aujourd’hui mais plutôt ce soir. Evidemment ! C’est quand il veut. Il me demande de l’aider pour sa valise après le petit déjeuner. On va d’ailleurs tous commencer à faire les nôtres pour rentrer demain. Dans la chambre, Alec m’avoue qu’il aurait bien aimé être un peu plus que sex friend, je lui ai fais découvrir sa bisexualité. Il se rattrape immédiatement en disant que c’était super cool quand même et qu’il ne m’en veut pas, déjà si j’ai couché avec lui c’est qu’il m’a plu, et vu ce qu’on a fait c’était pas juste un plan vite fait, on a partagé un peu plus.
Pendant le repas de midi, avec Damien on explique ce qui est arrivé à Max. Tout le monde comprend enfin mieux sa réaction et demande ce que Damien veut faire. La réponse est immédiate : “je veux l’aider à passer au dessus de ça, c’est pas une petite épreuve comme ça qui va me faire m’éloigner de lui.” On sourit tous, si avec un mec aussi déterminé Max ne se laisse pas aider… L’après midi se passe trop rapidement, encore en révisions pour changer, en même temps il nous reste 3 jours avant la première épreuve. J’arrête vers 16h30 pour emmener Alec à la gare. Son train est à 18h mais déjà là à 17h30 quand on est arrivé et que son billet est pris. J’ai insisté pour lui payer, première fois que je l’ai entendu grogner. On attend maintenant devant la porte du train. Il pose sa valise dedans, se tourne vers moi. Il me sert dans ses bras, je lui rends son étreinte. On se balance d’un pied sur l’autre pendant qu’il me remercie de cette semaine, que si je veux venir le revoir c’est quand je veux. Ma porte aussi lui est ouverte même si je suis en coloc, on trouvera une petite place. Il ricane, c’est vrai que par porte ouverte on peut saisir un sens sexuel. Je fais comme si j’étais choqué avant qu’on éclate de rire. Les hauts parleurs annoncent le départ du train dans 5min. Il me roule une grosse pelle sans que je m’y attende qui dure jusqu’à la sonnerie de la porte. Il saute dans le train, je reprends ma respiration. Il m’a surpris !
Al : “Si on refait rien ça fait une belle conclusion non?”
V : “Oui, mais on reste en lien de toute façon. Enfin si tu veux hein je t’oblige pas.”
Al : “Tsss...patate!”
La porte se ferme, il se met à mimer une danse, quelle chanson ça peut être? Quand il me fait le signe “appelle moi” je comprends que c’est la chanson call me maybe, je lui fais un message direct “ça marche aussi les sms ou je suis obligé d’appeler?”
Le train s’en va.
Al : “XD comme tu veux! Si tu veux me revoir dis le moi par appel par contre… ;) “
V : “Oki ! Aller je rentre, bisous bon voyage!”
Il en a environ pour 1h30, je serai à la maison avant lui. D’ailleurs dès que je suis rentré je rejoins Jérémy pour préparer le repas. Je ne vois pas le temps passer, je reçois le message d’Alec comme quoi il est bien rentré, que je lui dis quand on part demain, les pauses, et une fois rentré. Quand il m’a dit ça j’ai répondu en rigolant “oui maman” car ma mère veut exactement la même chose!
Le repas se passe en silence, tout le monde a l’air perdu dans ses pensées. Le seul moment ou ce mutisme est interrompu c’est pour demander à quelle heure on rentre demain. Entre 9h et 10h. L’avantage c’est qu’ici nous n’avons pas besoin de faire le ménage, notre hôte a les moyens d’avoir quelqu’un qui s’en occupe. On part se coucher tôt comme ça nous partirons tôt également.

Dimanche matin. Thomas débarque dans la chambre avec un petit sourire. Je le regarde, il a les mains dans le dos. Il dépose un paquet sur mon lit. Je me réveille direct et lui demande pourquoi j’ai un cadeau.
T : “Ouvres le tu verras.”
J’obtempère, découvre un ensemble de moto. Je le regarde bouche bée.
T : “Tu veux bien rentrer avec moi comme on a fait à l’aller? Juste on a pas besoin de les attendre cette fois on sait où on va.”
V : “Euh, on prévient les autres quand même.”
T : “Évidemment.”
Je vais dans le salon, Damien est présent et Nico aussi. Je les informe, ils se jettent un regard amusé.
D : “Tu mets ta combi et tu nous la montres?”
Je retourne dans la chambre, Thomas est toujours là.
T : “Tu peux la mettre sans rien dessous si tu veux. Une deuxième peau.”
V : “Eh oh, tu te calmes tout de suite. Déjà je me retiens de te faire un cirque pour ce cadeau alors je vais mettre boxer tee shirt.”
T : “Je peux te regarder?”
V : “Non.”
T : “M’en fou je reste ahahah!”
Je lui tourne le dos pour changer de haut, un simple tee shirt blanc suffira. Je ne comprends quand même pas pourquoi il m’offre cet ensemble en cuir alors qu’un jean et mon blouson suffisent, je ne fais pas de la moto comme lui.
T : “Un peu d’aide pour l’enfiler peut être?”
Là j’accepte, c’est un peu raide pour le moment. Il me rassure en me disant qu’elle va s’assouplir sur moi, que c’est surtout la taille qu’il faut voir si c’est bon. Un peu moulant surtout au cul mais bon, lui dit que c’est parfait. Nicolas et Damien rentrent dans la chambre, ce dernier me tend un casque qui n’est pas celui que m’a prêté Thomas, qui n’était pas non plus dans le cadeau déballé.
V : “Mais vous arrêtez avec tout ces trucs mince!”
D : “Je t’avais rien offert moi ! Et tu peux pas refuser un présent c’est malpoli.”
V : “Vous avez été prendre ça quand? Sérieux vous êtes chiant, j’ai pas besoin de tout ça votre compagnie me suffit.”
T : “Hier quand tu as été emmener Alec on a décidé ça Damien et moi. Le casque c’est lui, la combi moi.”
V : “Et Nico la réparation du téléphone…”
N : “Rajoutes ça aussi.”
Il me tend une coque de protection anti choc qui empêche l’écran de toucher le sol. J’allais ouvrir la bouche mais Damien met sa main.
D : “C’est pour te remercier de ce que tu fais pour nous mon ptit Loup. Entre les ptits plats, tu t’occupes de l’appart alors que c’est le mien, t’es gentil comme tout… Alors plutôt que de juste le dire juste avec des mots on fait ça.”
N : “Et c’est tellement drôle de voir ta réaction quand on t’offre des cadeaux, comme avant Noël.”
V : “Nan mais toi à la limite tu as plus d’argent qu’il t’en faut… c’est pas le cas de Damien et encore moins de Thomas!”
D : “Je manque pas d’argent, t’inquiètes pas il m’a pas coûté cher ce casque en plus.”
T : “Pareil, vu qu’on est en coloc on met tout en commun donc j’ai jamais eu autant de possibilités de dépenser. Et arrêtes de ronchonner ça nous fait plaisir, tu veux nous faire plaisir non?”
V : “C’est pas cool de ta part d’utiliser cet argument…”
T : “Ahahah ! Bon finis vite ta valise et ramènes ton ptit cul dans le garage, j’ai envie d’y aller il est déjà 9h30.”
Le temps de le faire, manger un morceau et de mettre ma valise dans la voiture, tout le monde m’attendait pour partir. Thomas a connecté son casque au mien qu’on puisse, comme à l’aller, discuter pendant qu’on roule. Je fais la bise à Jérémy, Nicolas et Marc, ils ne seront pas là ce soir, on ne sera que 3 dans l’appart. Thomas salue Marc d’un signe de tête, rien de plus que les autres et monte sur sa moto. Il attend que je sois derrière lui pour démarrer. Juste le temps de m’accrocher d’une main et de faire coucou de l’autre, il est parti. Au bout de 500m il stoppe, attrape mes mains pour les passer de ses hanches à sous son nombril. Je suis totalement collé à son dos comme ça. Il me dit qu’ainsi j’ai une meilleure prise vu qu’il compte rouler vite. Vite comment? Pas trop vite quand même, je ne veux pas d’accident! Il rigole, je vais rentrer en un seul morceau mais en voulant avoir ma propre moto selon lui. C’est vrai que les vibrations et l’impression de puissance et de vitesse de la bête qui avance à vive allure c’est grisant. J’adore la vitesse, je ne dis pas le contraire. Ma voiture offerte par Nico est géniale. Mais ça coûte tellement cher un permis, je n’ai pas envie de le repasser, pas plus que de payer des amendes! C’est pour ça que je respecte alors que mon pied s’impatiente et meurt d’envie d'accélérer. Pour une fois je suis sur un véhicule qui me fait encore plus de sensation et ce n’est pas moi qui gère la conduite. Je suis partagé entre l’adrénaline et le stress qu’on se fasse arrêter par des gendarmes.
Quand on fait une pause après deux heures de route, je vois qu’on est à plus de la moitié du trajet déjà. On a fait de sacrés excès de vitesse! Au moment où on s’arrête on voit deux motards avec l’uniforme que j’ai peur de croiser à cause du dépassement...mais ils nous regardent, répondent au salut que leur fait Thomas.
V : “Tu les connais?”
T : “Non pas eux, mais je connais quelques gendarmes sur Versailles. Des anciens clients quand j’ai bossé dans un garage qui était à côté de la gendarmerie. Ils venaient pour leur voiture perso car on faisait de bons prix. Je devrais voir à retourner là bas vu que notre coloc en est plus proche. Tiens, le cadeau c’est aussi pour te remercier de ça.”
Je lui donne une tape dans le dos, je n’ai pas besoin de cadeau pour les gentillesses que je fais, je les fais avec plaisir car ils sont super! Au bout d’une vingtaine de minutes à marcher et se détendre, on se prépare à repartir, j’avais prévenu Alec et ma mère de l’arrêt mais sans chercher à discuter. Thomas veut boire alors il se dirige dans la station, il me dit de l’attendre à côté de la moto. Je ne l’entends pas revenir car j’ai remis mon casque, il me pousse en travers de la selle et me mets quelques fessées doucement. Je proteste pour la forme mais d’un nouveau “pouet-pouet” il voit que ça m’a fait de l’effet. Il me met face à lui, ma bosse est flagrante. Je baisse la tête. Il a vraiment su retenir sa force aujourd’hui, c’était plutôt des caresses et très excitant. Il soulève la visière de mon casque pour regarder mes joues rouges, me donne le goulot de la bouteille qu’il a acheté. Je bois jusqu’à l’avoir vidé et monte sur la moto avant lui. En revenant il marmonne un “sexy” que je comprends grâce au micro de son casque.
Encore deux heures de route et nous sommes à destination. Je préviens Damien, Alec et ma mère. Il est environ 15h et je ne suis même pas raide en descendant de la moto même si je suis content d’étendre les jambes. Dans l’appart, je vais pour enlever mon accoutrement mais Thomas me dit que plus je le garde, plus il va s’assouplir vite. J’enlève alors juste les gants pour pouvoir faire ce que je veux. Je prépare le repas en attendant que Damien arrive. Quand il nous rejoint portant son sac et les nôtres, il se met à l’aise puis on fait un petit goûter avant de réviser -encore- jusqu’au repas du soir.
Demain il est prévu simplement quelques petites révisions le matin suivi d’un après midi détente avant d’aller faire une bonne séance de sport dès que Thomas reviendra du boulot.
Le mardi mon cours s’est fait toute la matinée, c’est mieux que si ça avait été toute l’après midi. Enfin, cours… c’était surtout des révisions en classe, même si c’est de la géologie et donc pas la matière où j’excelle je connaissais ce dont on parlait. Une fois rentré et mangé, je me suis calé dans le canapé dans les bras de Damien devant un film oubliant que demain nous sommes en partiels...

****J'espère que vous allez tous bien, ça me fais super plaisir vos retours, n'hésitez pas à continuer ! Bizzzz ****

Pititgayy

pititgayy@gmail.com

Suite de l'histoire

Autres histoires de l'auteur : Le pompon du marin - Frenchies in a New World - Mon meilleur ami et moi dans les bois - Mon ami l’escort - Mon âme au diable - Au fond on ne change pas - L'inconnu de la poste - Remis à ma place - Le mec idéal

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