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HISTOIRE

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Nuit nordique

Le vent boréal secouait les pins et les faisait grincer. Leurs aiguilles frigorifiées se balançaient dans le vide, la lumière de la lune les faisait scintiller d’un éclat froid et perçant. Le givre avait transformé le tapis de neige en une croûte semi-solide qui craquait sous les pieds des guerriers. Ils s’enfonçaient jusqu’aux cuisses dans cette nappe blanche et, malgré des couches de fourrures, leurs muscles gelés protestaient. Le froid venait du nord et, depuis l’équinoxe, le village ne bénéficiait presque plus des biens-faits du soleil. Un long hiver se profilait à l’horizon – une nuit froide et intransigeante, agitée par les tourments du blizzard.

Ce soir-là, les ours s’étaient approchés d’un peu trop près ; on avait donc rassemblé les guerriers pour les chasser. Les enfants avaient vu des yeux rouges entre les branches des buissons, et des canines acérées qui étincelaient dans l’obscurité – sans parler des grognements qui résonnaient depuis trop longtemps aux alentours du village. Les hommes avaient pris leurs armes et s’étaient aventurés hors de Vormir pour tuer ces monstres. La guerre était à leurs portes, il valait mieux ne pas subir de pertes inutiles en laissant rôder des bêtes sauvages. Les hommes du nord ne comptaient pas se laisser dominer par la nature, aussi féroce soit-elle. Après ce soir, le village serait sauf.

Harad dirigeait ses guerriers entre les troncs blanchis. L’épaisse couche de givre qui recouvrait l’écorce ne facilitait pas la traque. La lune était déjà basse et, bientôt, le soleil ferait une courte apparition ; les jours ne duraient pas plus de quelques heures, mais ils étaient souvent précédés par de spectaculaires aurores boréales. Dans ces moments-là, les ours se terraient dans leur tanière, là où aucun homme censé ne risquerait un pied, pour peu qu’il tienne à la vie. Harad ne forcerait aucun des siens à continuer la traque au-delà de l’aurore – les ours mourraient dans l’obscurité ou bénéficieraient d’un sursis.

Par chance, d’énormes traces de pattes s’étaient imprimées dans la croûte neigeuse. Elles étaient fraîches ; l’un de ces monstres n’était pas loin. Les nordiques serrèrent un peu plus leurs lances et continuèrent d’avancer. Leurs respirations lourdes formaient des nuages de condensations, comme les volutes de fumée dans la gueule des dragons sculptés sur leurs drakkars. De petites stalactites pendaient, empêtrées dans les barbes sales et les cheveux en bataille. Les mains de ces hommes, protégées par des gants en peau de phoque, auraient pu rivaliser avec les pattes de la bête qu’ils traquaient. Leurs bras imposants se contractaient, suivant le mouvement de leurs cuisses puissantes. Ils étaient tendus. Leur souffle se faisait de plus en plus court à mesure qu’ils se rapprochaient de l’ours – le moindre geste pouvait les trahir, et alors ce serait un massacre. Le sang viking viendrait entacher la neige et, au terme de l’affrontement, la bête ne serait peut-être pas tuée. Harad ne doutait pas du courage de ses hommes, mais il connaissait aussi la force implacable des mastodontes des grandes forêts du Nord.

Une fourrure blanche, scintillante, baignée par la lumière de la lune – l’animal ressemblait presque à un gros rocher recouvert de neige. Il se fondait à la perfection dans ce paysage immaculé. Son arrière-train atteignait presque les premières branches des pins et, dressé sur ses pattes arrières, il dépassait le plus grand des guerriers d’au moins un mètre ou deux. Chacun de ces vikings était une montagne de muscles, et pourtant un frémissement imperceptible parcourut leurs rangs. Ils levèrent tous leurs lances au signal de Harad, prêts à abattre l’animal avant qu’il ne puisse se rendre compte de leur présence.
Mais au dernier moment, le chef de Vormir retint son geste. La truffe de la bête frottait le sol ; il avait brisé le verglas et fouillait la neige – dans cette position, il ressemblait plus à un loup ou un chien. Une chose retenait toute son attention. Faute de pouvoir s’avancer davantage sans mettre sa vie en danger, Harad patienta quelques secondes, jusqu’à ce que la gueule de l’ours émerge du trou, un bras entre les dents.

Fait rare lorsqu’on parle des ours du Nord, ce bras semblait encore rattaché au reste d’un corps. Sans plus hésiter, le chef donna l’ordre à ses hommes et les traits argentés fusèrent dans la nuit. Quelques-uns vinrent se briser contre l’écorce gelée, mais la plupart se fichèrent dans la fourrure de la bête. Seules deux ou trois lances percutèrent l’animal avec suffisamment de force pour entailler sa peau. La bête poussa un grondement terrible ; les pins en tremblèrent et lâchèrent des trombes de neiges sur la tête des guerriers.

Les yeux rouges et furibonds se braquèrent sur le viking le plus exposé. Le monstre se rua vers lui. Il se dressa sur ses pattes arrière et leva des griffes acérées, mais avant qu’il ne puisse fendre l’air et infliger un coup mortel, une lame de plusieurs centimètres lui transperça flanc, s’enfonça profondément dans sa chair et le fit reculer. Il tituba sur quelques mètres, répandant une traînée de sang derrière lui, avant de s’effondrer sur le sol et de s’abandonner à une courte agonie. L’homme qui venait de frôler la mort vacilla jusqu’au pin le plus proche. Malgré ses cuisses imposantes et sa large carrure, son visage taillé à la serpe montrait un effroi sans limite ; ses jambes flageolaient et il semblait prêt à retourner téter le sein de sa mère en pleurant.

Harad s’approcha prudemment de l’animal vaincu et récupéra son épée – une lame épaisse et puissante, fabriquée sur-mesure par le forgeron du village, Kalle. Il irait le remercier dès qu’ils seraient rentrés à Vormir, sans faute. Mais pour le moment, il avait un autre problème à gérer. Quelques vikings s’étaient réunis autour du trou que l’ours avait creusé. Il y avait bien un homme là-dedans – enfin, il ressemblait plutôt à un petit garçon. Harad crut d’abord à un enfant : il était fin et vulnérable, dépourvu de muscles épais ou de barbe virile. Il ne portait sur lui qu’un fin linceul légèrement translucide et un pantalon taillé dans une étoffe saillante. Il ne semblait vraiment pas équipé pour survivre aussi loin dans les terres du nord.

– Il n’est certainement pas d’ici, celui-là.

Le guerrier n’avait pas tort, son chef devait le reconnaître. Quel idiot s’aventure dans les terres boréales en portant ce type de vêtements ? Il faut être sot, ou bien suicidaire, pour agir de la sorte. L’espace d’une seconde, Harad fut tenté de laisser le garçonnet sur place, histoire qu’il paie pour sa stupidité – les ours ne feraient qu’une bouchée de lui. C’était bien ce qui avait failli se produire d’ailleurs. Mais ce n’était pas dans la nature du chef viking ; cela n’aurait fait qu’entretenir l’image de barbare inculte que l’on imputait à son peuple, et pire encore, il aurait pu perdre la confiance de ses hommes. Sa clémence faisait de lui un dirigeant respecté. Il leur ordonna donc que l’on sorte l’infortuné voyageur de son cercueil de glace ; il devait être là depuis un moment, puisque la neige avait givré par-dessus son corps. C’était un miracle que sa poitrine se soulève encore, même légèrement.

Une partie des guerriers traîna la dépouille de l’ours blanc jusqu’à la place publique de Vormir, où il fit la joie de plus petits, qui vinrent se nicher dans sa fourrure. Les femmes du village tailleraient des vêtements remarquables avec un tel matériau, sans parler de toute la nourriture et la graisse qu’elles pourraient en extraire. Un autre groupe, composé de quelques hommes seulement, conduisit le corps transi chez Kalle – là où l’on trouvait le foyer le plus ardent. La forge brûlait du matin au soir, et l’artisan travaillait le métal ramené des montagnes avec un savoir-faire digne d’Odin en personne. S’il l’on voulait se réchauffer, il n’y avait pas de meilleur endroit que la demeure du forgeron.

On étendit donc le garçon inanimé sur un lit, dans une pièce adjacente à l’atelier, et l’on fit prévenir le guérisseur. Ce dernier vint examiner son patient tandis que Kalle, imperturbable, continuait d’abattre le marteau contre l’enclume. Angvar, le soigneur du village, avait remis sur pied plus d’un guerrier ; il était doué et, le temps que l’artisan finisse son travail, le garçonnet courrait comme un lapin des neiges.

Mais le guérisseur ne fut pas si confiant. Il déshabilla son patient et l’examina sous toutes les coutures. La peau était claire et bleuie par le froid ; on distinguait presque chacune des veines qui la parcourraient. S’il n’avait pas respiré, on aurait pu croire que le sang de l’étranger s’était changé en glace. Son teint marmoréen lui donnait l’air d’une statue frigide. Il était jeune, mais pas autant qu’on l’avait imaginé – au moins vingt ans. Sans chemise, on pouvait contempler un torse finement sculpté. Son ventre ferme se contractait sous l’effet douloureux de la chaleur – rien de surprenant après avoir passé si longtemps dans le froid. La régularité de ses abdominaux n’était rompue que par un petit nombril pâle. Il n’y avait pas le moindre poil sur ce buste, à tel point que l’on recommença à s’interroger sur la maturité de l’étranger. Etait-ce un enfant ? Ou bien un adulte qui aurait sauté une étape de son développement ?

Les épaules du jeune homme étaient assez épaisses pour supporter deux bras fins, aux biceps rebondis et aux avant-bras effilés. Angvar dut appliquer un onguent sur les mains délicates et gercées de son patient, en priant pour que ce pauvre diable puisse un jour les réutiliser – quoi qu’en les observant de plus près, avec leurs ongles arrondis et brillants, on en déduisait qu’il n’était pas très manuel.

L’examen se poursuivit plus en détail. Angvar retira le pantalon du garçon, dévoilant une toison pubienne taillée avec soin, ce qui surprit le guérisseur – aucun viking n’aurait jamais osé mutiler ainsi sa pilosité. Les poils sombres surplombaient un sexe meurtri par le froid. Encore une fois, le guérisseur usa d’un onguent en espérant que le malheureux puisse s’en resservir un jour – sinon il ne serait effectivement plus qu’un garçonnet. S’il n’avait pas amoché son pubis, ce dernier aurait peut-être pu lui épargner les dommages infligés à son appareil reproducteur. La peau des bourses, à peine plus sombre que le reste de ce corps, s’était recroquevillée sous le jeune homme ; on ne les apercevait presque plus. La taille fine mais solide du patient s’élargissait sous le bassin pour laisser voir deux cuisses solides, sans doute capables de porter leur propriétaire avec souplesse et légèreté. Il en était de même pour les mollets, tendus et roides. Les pieds gercés eurent aussi le droit à une dose de pommade apaisante.

Le guérisseur se servit de la chaleur de la forge pour concocter un breuvage réparateur, qu’il versa dans la bouche du jeune garçon. Lorsque le bol toucha ses lèvres bleues, il trouva la force de les écarter et ingurgita le liquide du mieux qu’il le put. Quelques secondes plus tard, il sombrait de nouveau dans un état comateux. Angvar rassura Harad en lui disant qu’il se réveillerait probablement dans quelques jours – sain et sauf, si tout se passait bien. Quant aux séquelles, il était encore impossible de dire s’il en aurait ou non. Sur ce, le guérisseur et le chef de Vormir laissèrent l’étranger sous la garde du forgeron. Ils avaient tous les deux une femme à satisfaire et une victoire à célébrer – on n’abat pas un ours blanc tous les jours. Les légendes racontent d’ailleurs que cela augmente la vigueur du chasseur. Harad se précipita donc chez lui pour montrer une toute autre lance à son épouse, qui ne demandait qu’à se faire chasser à son tour.

Kalle vivait seul et dormait le plus souvent devant sa forge. A quoi bon se coucher dans un lit, puisqu’il n’avait personne avec qui le partager. Son père avait été le forgeron du village avant lui. Il l’avait élevé seul ; une bête semblable à celle qui gisait sur la Grand-place lui avait arraché sa mère alors qu’il n’était encore qu’un nourrisson. Le vieil homme lui avait alors enseigné son métier, en y faisant transparaître tout l’amour qu’il avait pour son fils. Il avait fini par succomber au froid. Kalle avait pris sa suite sans protester, à la demande du chef. Ce n’était pas un homme de nature bruyante ni exubérante. Il était bâti comme un viking, aussi large que le plus imposant des siens, aussi fort, aussi viril, mais peu loquace, assez renfermé.

Il ne se rendait qu’en de très rares occasions à la taverne, et seulement lorsque son métier l’exigeait pour une commande – il ne raffolait pas l’alcool que son peuple extrayait des arbres. Il préférait de loin travailler le métal, le déformer pour lui donner une autre apparence. Il aimait sentir les différentes textures qui se distordaient sous les coups brutaux de son marteau ; il n’y avait rien de plus enchanteur à ses oreilles que le sifflement de l’acier brûlant plongé dans l’eau glacée. Personne ne pourrait jamais concurrencer cela : ni la voix mélodieuse d’une nordique, ni ses caresses tendres, ni même le bruit qu’elle pourrait faire lorsqu’il enfoncerait sa virilité en elle. Son caractère réservé avait fait circuler plus d’une rumeur dans le village, notamment au sujet de ses capacités en tant qu’homme, mais il ne s’en souciait pas. Il se savait puissant, dans tous les sens du terme, et le qu’en dira-t-on l’indifférait.

Il eut pourtant de la curiosité pour l’étranger qui dormait dans la pièce voisine. Il traîna son pas lourd jusqu’à ce lit qu’il avait cessé d’utiliser le jour où il avait pu soulever une paire de tenailles. Il examina le jeune homme qui y était allongé, comme on examine une pièce de métal. Ils l’avaient traité de garçonnet. C’était le mot, garçonnet. Il n’avait rien en commun avec les hommes du nord, pour sûr – ses cuisses faisaient à peine la taille des bras de Kalle. Mais ce dernier savait mieux que quiconque que ce n’est pas la quantité qui fait la valeur ; un métal ne se révèle que lorsqu’il fond, et la plupart des vikings, une fois fondus, se révélaient creux et insipides. On ne pouvait pas faire d’eux autre chose que ce qu’ils étaient. Ce petit, il avait de la valeur, le forgeron le sentait. Il enveloppa le visage délicat sans sa grosse main chaude et calleuse – la tête s’y nicha et vint même s’y frotter, un peu comme lorsqu’on caresse un chat sauvage. L’étranger était perdu dans ses rêves.

Des rêves que l’on pourrait qualifier de… distrayants.

Ses cuisses se contractaient et, plus hauts, à leur base, un morceau de chair se dressait fièrement. Le sexe rétracté par le froid n’était pas resté inactif bien longtemps. L’onguent l’avait revigoré. Il s’était épaissi et gorgé d’un sang neuf. Cet étranger avait peut-être un visage d’enfant et autant de poils qu’une fillette, mais il prouvait à présent qu’il était un homme. La tige pâle s’élevait et pulsait ; sa pointe rouge sombre enflait de plus en plus, divisée en son sommet par une fente assez large. Le membre n’était certes ni imposant, ni d’une longueur remarquable, mais il se tendait avec une force quais-douloureuse. Les veines bleutées qui parcourrait la chair contrastaient avec sa blancheur. C’était une colonne de marbre terminée par un bout écarlate et évasé, plus large que la tige qui le soutenait. Le gland fuselé était fait pour compléter cette flèche immaculée.

Presque malgré lui, Kalle se surprit à l’admirer. Cet homme – car c’en était bien un – n’était peut-être pas aussi bien doté qu’un nordique, mais son modeste membre était raide, gorgé, vif, animé par une certaine ardeur. Le forgeron observa le visage de son hôte : il avait les paupières serrées, ses sourcils fins se fronçaient, son faciès délicat était crispé autour d’une bouche aux lèvres délicates. Le froid quittait l’organisme du malheureux, remplacé par la chaleur torride de la forge. Des perles de sueur naissaient dans le creux de son cou, sous ses bras, dans les sillons qui séparaient ses abdominaux. Les gouttelettes s’écoulaient jusqu’au nombril et, plus loin, dans la petite forêt pubienne qui précédait la verge dure.

Kalle passa une main sur le torse de son invité et récolta sa transpiration. Puis, sans vraiment réfléchir à ce qu’il faisait, il effleura le gland turgescent avec sa paume humide. Le membre fut pris d’un soubresaut puissant qui vint frapper le ventre du jeune homme. L’artisan plaqua sa paume sur la hampe délicate et la parcourut lentement. Le sexe s’agita davantage. Le viking se surprit à l’empoigner pour qu’il cesse de cogner frénétiquement contre sa main. Le barreau de chair était chaud, la sueur le faisait glisser avec aisance ; il était vigoureux et se gorgeait un peu plus à chaque nouvelle pulsation. S’il continue comme ça, songea le nordique, il va finir par exploser. Alors, presque par charité, afin de faire diminuer la pression dans les veines, le forgeron s’activa. Sa grosse main rugueuse caressa la lance gonflée ; il descendit jusqu’à la base, plus épaisse, délimitée par un pubis impeccable, et palpa les bourses, à peines plus sombres que le reste du corps. Elles aussi s’étaient remises du grand froid – elles pendaient à présent, protégées dans un sac de peau lisse, presque dépourvu de pilosité.

L’étranger vibra sous les caresses de son hôte. Il était toujours inconscient, mais il semblait suffisamment remis pour apprécier les bienfaits qu’on lui prodiguait avec attention. L’artisan prit soin de l’outil de son invité, le palpant avec délicatesse, retournant régulièrement vers l’épais bourgeon pour récupérer la sève qui s’en écoulait – des petites gouttes de mouille écartaient les lèvres du méat pour suinter sur la peau rougeâtre et sensible. Le torse pâle fut parcouru de frissons et le peu de poils qu’il avait se hérissèrent. Les tétons du jeune homme, deux auréoles sombres qui juraient sur autant de blanc, s’étaient dressés, pointus et durs. De sa main libre, Kalle les effleura, n’utilisant que la pulpe de ses doigts. Le dos du garçon s’arqua alors sous la décharge de plaisir, il se détacha du lit l’espace d’un instant puis retomba en lâchant un soupir de plaisir. Dans les secondes qui suivirent, son pieu charnu dégorgea une grande quantité de semence collante. Elle suinta entre les doigts de Kalle, se répandit sur le dos de sa main velue, dégoulina en longues rigoles poisseuses qui allèrent se perdre dans la toison pubienne de l’hôte. Quelques giclées rebelles furent projetées avec plus de vigueur et éclaboussèrent le torse finement sculpté ; elles se répandirent en traînées visqueuses sur ses abdominaux et ses pectoraux.

Sans un mot, Kalle prit un tissu qui traînait dans un coin et nettoya le jeune homme – il ne semblait pas avoir été ébranlé par ce qu’il venait de faire. Il passa distraitement le dos de sa main sous son nez pour respirer l’odeur masculine qui se dégageait des restes de semence ; une odeur raffinée, légèrement épicée, avec un petit quelque chose d’exotique. Il se contenta de lancer un nouveau regard en direction du visage pâle – plus détendu. Des mèches brunes tombaient sur le front délicat, les paupières s’étaient relâchées et la pellicule de sueur qui recouvrait la peau semblait moins fiévreuse – elle n’était due qu’au plaisir éprouvé. Le forgeron recoiffa distraitement l’homme qui dormait dans son lit ; ses cheveux étaient si courts comparés à ceux des nordiques – ils n’atteignaient même pas ses épaules. Dans la culture viking, les cheveux longs étaient un symbole de puissance et de virilité, mais ce garçon venait de prouver que ce n’était pas non plus une règle immuable. De la virilité, il en avait à revendre, aucun doute là-dessus.

L’artisan regagna son atelier, apparemment indifférent à ce qu’il venait de faire – il était toutefois difficile d’ignorer l’éperon volumineux qui tendait le cuir de son pantalon.

Le marteau recommença à frapper l’enclume avec violence. Le métal chauffait, se tordait sous les coups de son maître. Le bruit emplissait la forge. Le bruit rythmé résonnait dans les murs. Il berça l’étranger, qui remuait dans son sommeil. Sa main trouva à l’aveugle la couverture en peau d’ours, et il s’en recouvrit sans savoir que, quelques heures auparavant, une bête en tout point semblable avait failli le dévorer. Il s’emmitoufla et resta recroquevillé en position fœtale pendant un long moment, avant de rouvrir enfin les yeux.

Il chercha d’abord à savoir où il se trouvait. En vain. Il voulut donc identifier le martellement incessant qui lui battait les tempes. Il se leva, toujours couvert par la peau chaude, qu’il traîna derrière lui en s’avançant jusqu’à la pièce voisine. Il s’appuya sur le chambranle de la porte, ses jambes cotonneuses le portant à peine.

Il vit cette forme sombre noyée dans un océan de lumière rougeoyante. La silhouette avait quelque chose de charbonneux, on aurait une braise nimbée de flamme. Un bras massif s’abattait sur une longue tige ardente. La masse en pierre venait frapper la barre, provoquant une série d’étincelle. Les biceps contractés travaillaient le métal avec une volonté implacable. L’avant-bras massif se terminait par un énorme battoir couvert d’un gant en cotte-de-maille. L’étranger observa ce viking imposant, en plein travail, tendu par l’effort. Son dos musclé se courbait sur son ouvrage, ses épaules, plus larges que celle d’un ours, s’arquaient et ressortaient davantage. Il ne portait sur lui qu’un pantalon en cuir de phoque et une veste sans manche taillée dans la même matière, ouverte sur le devant. A la lueur des flammes, l’invité distinguait les poils qui se détachaient sur le torse de son hôte ; ce dernier devait avoir suffisamment d’expérience pour ne pas craindre une brûlure.

Le forgeron, taillé à la serpe, releva la tête et fixa l’homme qui l’observait depuis le seuil de son atelier. Il se leva et obstrua la lumière avec son corps musclé. Il se dirigea vers l’intrus, qui tenta de reculer, mais ses cuisses chancelantes le trahirent et il bascula en arrière. Kalle le rattrapa de justesse, le souleva comme s’il n’avait été qu’un fétu de paille et le ramena dans le lit. Il lui apporta de quoi manger et resta là, devant lui, tandis qu’il avalait une étrange bouillie dans laquelle flottait des morceaux d’une viande non-identifiée.

Le garçon pâle dévisagea l’artisan sans la moindre gêne. Il appréciait ce visage rude, encadré par une longue chevelure blonde – les mèches pendaient librement et descendaient pour serpenter sur d’énormes pectoraux. Une barbe taillée dévorait les joues du viking ; elle était peu dense et aussi dorée que sa chevelure. La peau brunie par la forge faisait d’autant plus ressortir des yeux d’un bleu intense, presque insoutenable.

Le forgeron tenait compagnie à son invité qui, enveloppé dans sa couverture, mangeait du bout des lèvres. Lorsque le bol fut vide, l’étranger le tendit à Kalle et, d’une voix douce mais abîmée par le froid, il articula un mot. Ulrich. L’artisan le regarda en se demandant ce qu’il voulait dire. Le jeune homme répéta Ulrich en posant une main sur son torse pâle. Comprenant qu’il se présentait, son hôte fit de même. Ulrich posa alors sa main sur le torse velu en répétant Kalle, avant de la ramener contre sa propre peau. Il articulait les noms comme un enfant qui apprenait à parler.

Ulrich – puisque c’est son nom – observa Kalle pendant un moment. Ses doigts le démangeaient encore ; le contact avec la peau épaisse et poilue l’avait dérangé et excité en même temps. Il avait l’impression d’avoir déjà senti ce contact, dans son sommeil. Il n’en aurait pas juré, il avait fait tellement de rêves étranges. Il se rappelait la sensation d’une main puissante serrée autour de son membre. Il ne pouvait pourtant pas affirmer que c’était celle du viking – une armoire à glace comme ce type pouvait satisfaire toutes les femmes du village en une nuit, alors pourquoi s’occuperait-il d’un garçon comme lui ?

Kalle quitta la pièce et passa une main sur le pectoral qu’Ulrich avait touché. Le contact ne lui avait pas déplu. Ce garçon était comme un métal rare ; avec un peu de doigté, il savait qu’il pourrait le forger pour en faire ce qu’il voulait. Il en avait envie. Il ne restait plus qu’à savoir si son hôte se laisserait prendre au jeu. Il fit chauffer de l’eau dans un seau et le présenta son invité. Il lui tendit un tissu propre. Ulrich eut l’air perplexe ; il ne comprit que lorsque le forgeron passa sa grosse main sur son bras fin et humide de sueur. Il hocha la tête et trempa le chiffon dans l’eau tiède.

Il s’attendait à ce que Kalle retourne dans son atelier, mais celui-ci ne semblait pas pressé de partir. Le jeune homme pendant qu’il passait le gant de fortune sur son visage, dans son cou, puis sur son torse marmoréen, sous la surveillance du viking. Ulrich remarqua du coin de l’œil l’artère qui palpitait dans son cou – et à en juger par la bosse qui tendait son pantalon, ce n’était pas la seule veine qui enflait. Le nordique ne faisait aucun effort pour dissimuler son érection, il ne semblait même pas y prêter attention ; ses prunelles azurées étaient rivées sur le corps de son invité. Ce dernier fut d’abord gêné par tant d’attention, mais il s’en accommoda bien vite lorsqu’il sentit son propre sexe qui venait taper contre la peau d’ours. Il la retira pour pouvoir se nettoyer, et dévoila sa verge raide et tendue. Les yeux impassibles du viking furent traversés par un éclair de désir.

Pour lui signifier qu’il en voulait plus, Ulrich étreignit le tissu, l’imbiba avec de l’eau propre et se rapprocha de Kalle. Il se mit à genoux sur le lit ; la pointe de son sexe frotta contre les poils qui tapissaient les abdos du forgeron. Il passa un peu d’eau sur le visage inébranlable. Les yeux bleus se fermèrent tandis que le jeune homme essuyait la sueur qui perlait sur la peau brunie. Puis il descendit le chiffon frais sur le cou épais et puissant, avant d’atteindre la clavicule. Le jeune homme posa une main sur les pectoraux titanesques, gonflés par des poumons puissants et recouverts d’épais poils blonds. Ulrich pressa le tissu et des rigoles d’eaux ruisselèrent sur ce tapis de broussailles. La toison dorée colla à la peau et révéla deux mamelons larges et cuivrés, presque invisible sur cette peau tannée. Leurs pointes se dressèrent lorsque le liquide vint les effleurer, et les doigts de son partenaire les palpèrent alors. Les lèvres de Kalle s’écartèrent pour laisser passer un soupir de plaisir. Le sexe d’Ulrich frappait ses abdominaux ; la tige était tellement gorgée qu’elle semblait sur le point d’exploser. Mais ce n’était rien comparé à ce que le viking gardait à l’étroit dans son pantalon.

D’une main, le garçon s’attaqua au lacet qui fermait le cuir de phoque, et de l’autre il se débarrassa de la chemise sans manche. Torse nu, le forgeron le dépassait d’au moins deux têtes. Il était debout au pied du lit, et le jeune homme devait presque se lever sur le matelas de paille pour atteindre son visage. Son gland vint se loger dans l’énorme nombril du nordique tandis qu’il s’accrochait à son cou. Kalle renversa son partenaire, l’allongea et le domina. L’étranger passa ses mains sur le torse musclé et taillé en V. Il tritura les tétons, ce qui fit frémir le viking, palpa les bosses formées par les abdominaux, étreignit les pectoraux rythmés par une respiration profonde. Et enfin, lorsqu’il réussit à faire céder le nœud du pantalon, il put enfouir ses doigts dans un pubis blond comme les blés, extrêmement fourni, qui sentait le mâle. L’artisan retira son pantalon d’un geste et libéra un énorme membre qui faisait honneur à la virilité supposée des nordiques.

Sa verge, deux fois plus longue que celle d’Ulrich, était épaisse et légèrement arquée. Son gland ne s’évasait pas et n’était pas plus large que le reste de son engin. La peau de son prépuce passait derrière la couronne de cette pointe, d’un rouge sombre presque marron. La tige d’Ulrich était fine, d’où un gland plus épais. Chez le viking, tout était démesuré : son harpon, bien sûr – il aurait pu tuer un ours avec – mais aussi les bourses velues qui pendaient dessous. Elles étaient lourdes et venaient reposer sur la cuisse d’Ulrich, qui sentait leur chaleur et leur puissance masculine. Il tenta d’empoigner le membre de Kalle, mais ses doigts se rejoignirent avec difficulté.

Les mains du forgeron, habiles malgré leur taille, caressaient chaque centimètre carré du corps pâle sous elles. Le nordique malaxait la peau délicate, étreignait les muscles, serrait entre ses cuisses la flèche bandée qui ne demandait plus qu’à lâcher d’autre jets visqueux. Sauf qu’il n’était plus question de branler un jeune homme endormi ; Kalle comptait bien faire plus, cette fois. Il allait réchauffer ce garçon transi de froid à sa manière, comme un viking. Il lui écarta les jambes avec douceur et fermeté et y glissa l’un de ses gros doigts calleux. Il le passa sur le barreau gorgé de sang, contourna les bourses, suivi le tracé quasi-imberbe derrière elles, et s’enfonça dans la crevasse, entre les deux globes de chair bien rebondis. Il se frotta contre les quelques poils qui s’y trouvaient, avant d’atteindre ce qu’il cherchait. Une petite rondelle de chair fripée, rétractée, bien étroite. Il fit légèrement pression. Ulrich hoqueta mais ne broncha pas. Son visage ne montrait aucune douleur pour le moment, seulement un mélange de surprise, de plaisir et d’envie.

Pendant que Kalle forçait l’entrée du trou avec sa phalange, le jeune homme raffermit sa prise autour du gros épieu nordique. Il cracha dans sa main et fit jouer ses doigts pâles – comme on le fait sur un instrument de musique, sauf qu’ici le son ne sortait pas par l’orifice au bout du gland. Le forgeron lui-même jouait la mélodie ; il grognait, gémissait et soupirait à mesure que son partenaire faisait affluer de plus en plus de sang dans son membre. Les grosses veines devaient saillantes, au point que l’éperon atteignait des tailles inimaginables. Le jeune homme commençait à craindre le moment où l’homme au-dessus de lui voudrait passer à l’action. Mais ce dernier semblait prendre toutes les précautions nécessaires. Il récupérait les grosses goûtes de mouilles qui perlaient de son gland pour les étaler sur l’œillet d’Ulrich et faciliter l’entrée de son doigt.

Kalle finit par le retourner et attirer à lui les petites fesses marmoréennes, bombées comme des collines. Il les écarta avec les battoirs qui lui servaient de mains et mit le trou à nu. L’orifice était déjà légèrement distendu, mais il restait tout de même étroit. Le forgeron fit courir ses doigts sur son gland et préleva le liquide translucide qui en suintait. Ulrich faisait des miracles sur sa verge, c’était presque comme s’il essayait de le traire ; ses bourses n’avaient jamais fourni autant de lubrifiant. Il s’en servit donc pour insérer plus franchement ses phalanges dans les entrailles de son partenaire ; il fit pression sur le trou, qui s’ouvrit sous l’assaut du viking et laissa entrer ses doigts puissants. Ils étalèrent consciencieusement le liquide, avant de ressortir pour cueillir un autre filet translucide au bout du gros éperon nordique. Ulrich poussait des gémissements et respirait par saccades. Kalle, quant à lui, grognait de plaisir.

Le moment fatidique arriva enfin. Le corps du viking vint recouvrir celui de son invité. Son torse massif se posa en douceur sur le dos pâle d’Ulrich ; les poils blonds qui tapissaient sa peau frottèrent contre celle du jeune homme. Ce dernier écarta ses globes de chairs tandis que l’énorme verge de Kalle glissait dans sa raie. Uniforme, trapue et gorgée de sang, elle étalait du pré-sperme dans la crevasse imberbe, jusqu’à ce que le gland accroche l’entrée délicate. D’un mouvement ferme, le forgeron appuya sur son organe, qui écarta la rosette et s’enfonça dans les entrailles d’Ulrich. Le garçon dut enfouir son visage dans la peau d’ours pour étouffer un cri de douleur. Il encaissait le harpon du mieux qu’il le pouvait, mais l’instrument était quand même massif – autant que l’homme à qui il appartenait. Kalle poussa davantage sa virilité, arrachant de nouveaux cris à son partenaire. Le boyau étroit s’écartait pour laisser passer le gland du nordique, non sans souffrance. Après ce qui sembla une éternité, l’épaisse toison pubienne vint frotter contre les fesses blanches. Ulrich souffla un grand coup. Il essayait de se faire à cette sensation : son rectum était plein – trop plein. Il y avait trop de Kalle en lui. Comme si ce n’était pas suffisant, le viking mit son braquemart en branle. Il tira son bassin en arrière et fit ressortir une partie de sa verge – Ulrich crut bien que son intestin allait partir avec. Il eut à peine le temps de soupirer que le harpon revint à la charge. Une fois. Deux fois. Et ainsi de suite.

Les va-et-vient du forgeron étaient amples et puissants ; il se retirait jusqu’au gland, avant de se renfoncer avec vigueur dans le corps marmoréen. Ulrich couinait sous lui. Pourtant le viking n’y allait pas violement ; il bougeait ses hanches avec lenteur, ce qui décuplait son plaisir et celui de son partenaire. Car si la douleur ne s’était pas entièrement dissipée, ce dernier s’habituait à ces à-coups d’une force extraordinaire. Il avait d’abord pensé perdre l’usage de son pelvis, avant de se rendre compte qu’il était simplement en train de devenir plus souple. Le gros sac de peau qui pendait sous le viking venait percuter la chair tendre du jeune homme – ses fesses en rougissait tellement les boules étaient énormes, il l’aurait parié. Au-dessus de lui, l’artisan travaillait son partenaire comme il l’aurait fait avec du métal. Il le chauffait, passait sa langue dans son cou, mordillait le lobe de son oreille, nichait son souffle creux contre sa nuque ; puis il le martelait avec son boutoir, et ses cuisses heurtaient les fesses blanches en produisant un bruit semblable à celui d’une enclume.

Il souleva Ulrich comme s’il n’était qu’une poupée de chiffon, le redressa sur le lit et le prit à genoux, le dos pâle plaqué contre ses immenses pectoraux. Le jeune homme sentait les tétons qui pointaient entre les poils et chatouillaient ses omoplates. L’une des mains rugueuses passa sur le torse fin et tendu pour triturer ses auréoles sombres et dures. Ulrich poussait des cris de plaisir, auxquels les grognements bestiaux de Kalle répondaient bien volontiers. La douleur s’était presque évanouie, et seul persistait une sensation de plénitude dans son rectum, vidé et rempli à chaque nouvel assaut du forgeron. Son pieu glissait à présent sans encombre ; la mouille du nordique tapissait allègrement le boyau et le chauffait au fer rouge. Le garçon était électrisé, son partenaire le faisait tour à tour vibrer, frissonner, gémir – sans parler de cette douleur dans son bas-ventre. Son sexe était prêt à exploser ; la chair était tendue à tel point que le moindre contact déclenchait une série de couinements et de soupirs.

De sa main libre, le viking s’empara de la hampe blanche et la frictionna vigoureusement. Ulrich n’avait plus aucune retenue, il cédait au plaisir : d’un côté le sexe de Kalle qui le pénétrait vigoureusement, de l’autre sa main qui le masturbait avec frénésie. Il était enivré par la jouissance. Son esprit tourbillonnait, il ne savait plus ce qui se passait, il n’était plus qu’une boule de nerfs à vif. Sa peau pâle virait au rouge ; on aurait pu croire que le forgeron venait de le faire bouillir comme un homard.

Soudain, Ulrich fut pris de violents spasmes. Son rectum se contracta autour du gourdin massif entre ses fesses, arrachant à Kalle des grognements et quelques gémissements. La main de ce dernier s’immobilisa autour du sexe de son partenaire, qui pulsa une dernière fois avant de projeter plusieurs jets d’un liquide blanchâtre et visqueux. Ils se répandirent partout sur la peau d’ours. Quelques filets dégoulinèrent sur le battoir velu du viking ; Ulrich le saisit et le porta à sa bouche pour lécher ces gros doigts tout collants. Il avait été pris de violentes contractions pendant son orgasme, si puissantes qu’elles avaient obligé le nordique à se retirer ; le viking avait bien cru que le petit gars allait lui broyer le dard. Il l’allongea sur le dos, sans se préoccuper de la semence répandue sur la couverture. Le jeune homme écarta de nouveau les jambes, mais le forgeron se contenta d’y enfoncer un doigt pour combler le manque soudain éprouvé par son partenaire.

Kalle s’installa à califourchon sur Ulrich et astiqua vigoureusement sur son instrument en gémissant. Ses grosses bourses écrasaient les abdominaux du jeune homme. Le jeune homme vint caresser le torse puissant et viril du viking, lui étreindre les pectoraux et lui pincer les tétons – si épais qu’il dut serrer avec toute la force qu’il lui restait dans les mains. Les doigts du forgeron lui limaient le cul et lui massait la prostate avec tellement d’énergie que son sexe fut pris d’un sursaut soudain et déchargea une ou deux giclées résiduelles, plus claires et liquides.

L’artisan ouvrit grand sa mâchoire monumentale, exhiba ses dents blanches, rejeta ses longs cheveux blonds en arrière, poussa un cri monstrueux, se contracta et inonda le torse imberbe d’Ulrich. Le jeune garçon vit la semence épaisse et collante voler dans les airs avant de retomber dans le creux de son cou, sur ses abdominaux, dans son nombril. Le premier jet ne fut pas le plus violent, et pourtant il vint s’écraser sur son menton. La substance poisseuse dégageait une odeur enivrante, masculine et musquée, plus forte encore que la sueur qui ruisselait sur le torse du forgeron. Lorsque ce dernier eu fini de déverser son plaisir, Ulrich passa un doigt sur son large méat pour récupérer les dernières gouttes de sève et les étaler sur ses lèvres. Il passa ensuite sa langue dessus et savoura le goût prononcé de ce repas – bien moins fade que le ragoût qu’un lui avait servi un peu plus tôt.

Sans un mot, Kalle se leva et retourna sans sa forge, nu comme un ver. Ulrich ne prit pas la peine de se nettoyer. Il se remit sous les couvertures, toujours poisseux. Il passa régulièrement sa main sur son torse pour prélever des restes de la liqueur viking et les savourer. Il finit par se rendormir comme un bébé qui aurait eu sa dose de lait avant de se coucher.

Pour la première fois depuis des années, Kalle ressentit le besoin de s’étendre dans son lit cette nuit-là. Il souleva la peau d’ours et s’allongea contre Ulrich. Sa verge à-demi molle, mais toujours imposante, vint se loger dans la raie encore humide du jeune homme. Les bras puissants du viking l’entourèrent ; il serrait contre lui ce métal précieux qu’il avait adoré travailler au corps.

Le lendemain matin, lorsqu’il se réveilla, le forgeron ne trouva aucune trace de ce qui s’était produit la veille. Plus d’Ulrich, plus de sperme séché sur la couverture poilue. Pourtant son propre sexe et son pubis étaient recouverts de croûtes blanchâtres, preuve qu’il avait bien été stimulé. Il fit le tour des pièces sans trouver quoi que ce soit. Rien n’avait changé, nulle part.

Enfin, presque rien…

Dans son atelier, sur sa table de travail, il découvrit une armure imposante, d’un blanc laiteux, forgée dans un métal qui lui était encore inconnu. Ses outils étaient bien où les avaient laissés, et le foyer était froid – personne n’avait rien fabriqué dans la nuit. L’artisan passa ses doigts sur cette œuvre d’art miroitante. La couleur lui rappelait vaguement quelque chose – le corps pâle qu’il avait aspergé de semence. La même sensation sous ses doigts, la même douceur. Les gémissements résonnaient encore à ses oreilles, et son sexe recommençait à durcir devant le plastron rutilant.

Kalle n’était pas un homme préoccupé par les problèmes de l’esprit. Il savait que ce qui s’était passé avec Ulrich était réel. Ulrich n’était plus là à présent. L’armure neuve l’avait remplacé. Il n’y avait pas d’explication à chercher, pas de « pourquoi du comment ». Le forgeron prit simplement cela comme une récompense pour les faits d’armes qu’il avait accompli la veille, sans se poser plus de questions.

* * *

(voilà, c'était mon premier texte ici, donc n'hésitez pas pour donner des retours, faire des remarques, proposer des idées que vous voudriez voir couchées sur le papier...

PS : n'oubliez pas qu'il s'agit d'une fiction, et que dans les réalité il faut se protéger !)

Matt

matthieuGat@gmail.com

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