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HISTOIRE

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Premier épisode - Épisode précédent

Jean -10

Épisode relu par Benoit après qu'il ait aussi largement contribué  à sa trame.

Jean a fini par s’endormir tout habillé à côté de son téléphone, d’un sommeil agité, peu réparateur. Sans nouvelles de Pierre, tout seul, il boude. Son humeur est maussade. Il se rend assez tôt au salon des petits-déjeuners, frémit en découvrant le prix de la prestation et se jure de faire des courses pour profiter de l’équipement disponible à l’étage afin de limiter la dépense. Il se jettera  ensuite sur ses dossiers pour combler le retard qu’il sait avoir pris la veille au soir. Vers 13 h, l’estomac de Jean se rappelle à lui : il décide de faire un break et de sortir déjeuner. Puisqu’il ne connait pas la ville, il glanera des infos à la réception. Au sortir de l’ascenseur, Jean reconnait le réceptionniste chaleureux qui l’a accueilli hier. Barbe de trois jours, planté dans un costume noir qui lui sied impeccablement, iI affiche une bonne trentaine, servie par un corps qui n’est pas qu’une belle enveloppe mais qui transpire le dynamisme. Cette fois Jean n’est pas indifférent à son charme et le sourire engageant qu’il reçoit le réchauffe et le réveille à la vie.

- Bonjour Monsieur, votre appartement vous convient-il ?

- Oui, merci. Il est très bien équipé. Quoique un peu grand pour une seule personne.

- Sait-on jamais ! En quoi puis-je vous aider aujourd’hui ?

- Je ne connais pas la ville, pourriez-vous m’indiquer où trouver un restaurant proche, s’il vous plait ?

- Mais certainement, je vous conseille de suivre le boulevard sur 500 mètres environ à gauche en sortant, vous tournez le coin, au niveau de l’agence du courtier en assurances et vous débouchez dans une rue où vous trouverez tout ce dont vous avez besoin.

Jean remercie le réceptionniste et quitte la réception non sans remarquer le petit sourire qui éclaire le visage du beau brun. Cinq cents mètres plus loin il tourne dans une rue plutôt calme, pas vraiment l’artère commerciale qu’il imaginait. Faisant confiance à son guide, il commence à l’arpenter, cherchant des yeux l’enseigne d’un restaurant. Il avance encore, passe devant un magasin de lingerie, un institut de soins esthétiques avec ses cabines UV, devant l’entrée plutôt sobre d’un sauna, un sex-shop à l’enseigne explicite : passage du plaisir ! Jean est surpris et c’est à peine s’il ose poser le regard sur leurs devantures, mais curieux et comme irrésistiblement attirés ses yeux s’y attarderont quand même. Il continue à avancer, doucement, persuadé qu’il finira par trouver ce qu’il cherche, mais que cherche-t-il ? Que trouvera-t-il ?  En fait, la ruelle débouche sur une place plus animée où effectivement des terrasses accueillantes lui proposent de quoi se sustenter.

Après un repas agréable dans un restaurant aux tarifs abordables et privilégiant des produits locaux, Jean décide de marcher dans la ville, sans but précis, pour visiter et faire le point.

La ville a un centre historique préservé, qui tranche avec le quartier moderne où est construit son hôtel. De part et d’autre du cours d’eau qui la traverse on trouve soit un quartier plutôt commerçant soit une zone plutôt dédiée à la restauration où des restaurants étoilés côtoient des fastfoods ! Après la traversée d’un pont passerelle Jean musarde dans le quartier commerçant. Des enseignes de produits de luxe, des chaînes de vêtements, des commerces à vendre : le lot des centres-villes. Son regard est attiré par une vitrine où des montres sont exposées. L’une d’elles retient son attention : son design sport conviendrait si bien à Pierre ! Aussi,  sans plus réfléchir, il entre et l’achète. Même si l’homme de ses rêves ne le rappelle pas, il se dit qu’un petit cadeau, ne serait-ce que pour le dédommager pour son hébergement, est une attention qui ne se refuse pas. Au pire, et c’est bien le mot qui convient, il la lui enverra par la poste...

Cet achat contribue à l’apaiser, il profite mieux de sa balade, l’après-midi passe, entre lèche-vitrine, marche le long des berges et une pause à la terrasse d’un café pour un Expresso avalé par petites gorgées.  Il est temps ensuite pour Jean de regagner son hôtel. En passant devant une superette, il fait quelques courses en prévision de ses repas à venir.

Il emprunte de nouveau la ruelle aux offres singulières. Il se sent moins désarçonné cette fois, ose regarder les tarifs du sauna, se dit, pourquoi pas ? Se ravise, une autre fois peut-être ? Un couple d’hommes entre dans l’immeuble. Jean les jalouse : il aimerait tellement vivre cette expérience avec Pierre... Il commence à penser ce rêve inaccessible. Son humeur s’assombrit, on est loin de l’état d’esprit qui l’habitait tout à l’heure chez l’horloger. Il rejoint la réception de l’hôtel, le beau réceptionniste est toujours en poste, Jean le salue, attiré par son sourire étincelant, il avance vers le desk.

-J’ai bien trouvé un restaurant grâce à vos indications, merci. Je suis même passé devant des commerces plus « orientés ».

- A votre service. Sachez, si le cœur vous en dit, que ces commerces « orientés » offrent des prestations de qualité.

Cette réponse est assortie d’un clin d’œil et ensoleillée d’un sourire rayonnant. Jean s’accoude au comptoir, rien ne le presse vraiment. Il se sent en confiance avec cet homme, sans vraiment se l’expliquer,  aussi il ose demander.

- Vous me recommanderiez donc le sauna ?

- Oui, j’y vais moi-même de temps à autre, c’est un lieu agréable, propice aux rencontres et à l’hygiène irréprochable ce qui est indispensable. Je vous le recommande sans hésitation.  D’ailleurs je pense aller m’y détendre ce soir après mon service. Je termine vers 21 heures.

- Longue journée. C’est toujours comme ça ?

- Non, en fait je dépanne ma collègue aujourd’hui, elle  avait besoin de son week-end. C’est l’une des  raisons pour lesquelles je m’accorderais volontiers un bon moment de détente, vers 21 heures donc, après ce service allongé.

-Il faudra que j’essaye un jour. Merci encore pour vos indications. Au revoir.

Jean ne comprend pas qu’il intéresse le réceptionniste, ce n’est pourtant pas pour rien que celui-ci lui a indiqué avec insistance son horaire de fin de service ! Moussa, c’est son nom, est homosexuel, attiré par des hommes plus âgés, il trouve dans leurs bras une sécurité que les jeunes hommes ne lui apportent pas. C’est ainsi, mais Jean n’a pas capté et retourne travailler ses dossiers, s’y abîme un long moment, fait une pause pour avaler le sandwich qu’il s’est préparé en guise de souper. Il est à peine plus de 21 heures lorsque la sonnette retentit. Jean intrigué va ouvrir, curieux de savoir qui peut bien frapper à sa porte.

- Bonsoir, je me suis dit, avant de partir que je pourrais peut-être vous inviter à m’accompagner pour une séance détente au sauna. Qu’en dites-vous ?

Moussa en prononçant ces quelques mots envoie des signaux par son langage corporel que Jean ne peut ignorer. Il reste indécis, pourquoi ne pas tenter une expérience nouvelle et se détendre après une  après-midi laborieuse ? Mais d’un autre côté il ne connait pas cet homme. Comment nouer une relation dans un cadre aussi intime avec un inconnu ? Il ne sait pas, hésite, pense à Pierre, se dit que Pierre ne le rappellera probablement pas.

Moussa attend la réponse patiemment, avec un sourire enjôleur. Avec un peu plus d’aplomb, il relance :

- Alors c’est décidé, vous venez avec moi ?

Jean capitule, ces derniers mots prononcés avec assurance ont su faire pencher la balance.

- C’est bon, je vous suis, vous serez mon guide.

Les préparatifs seront rapidement expédiés. Les deux hommes se retrouvent, en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, à marcher côte à côte vers la ruelle où s’ouvrent les portes du sauna. Moussa, d’un naturel avenant, anime, de sa voix de velours, la conversation avec ces petits riens qui font un tout. Le contact se noue, plus chaleureux et moins anonyme finalement que Jean ne l’avait pensé. Ils arrivent devant la porte du sauna. Moussa entre le premier, il assume son rôle de guide, tient la porte pour Jean qui le suit en se demandant ce qu’il fait là, mais trop tard pour renoncer de toute façon. Dans cette ville où il n’est que de passage, il y a peu de chance pour croiser une connaissance. Il entre la boule au ventre quand même, le trac du débutant, le stress de la première fois. La réception et son décor de colonnes blanches est occupée par un homme accueillant qui encaisse vite les deux entrées et leur tend les incontournables serviettes de coton blanc ainsi qu’une clé de casier fixée à un bracelet. Un escalier monte vers les vestiaires, Moussa les emprunte le premier suivi de près par Jean qui profite de la plastique de son guide avec sa chute de reins à tomber ! A peine a-t-il le temps de laisser son regard s’y égarer qu’ils débouchent sur un petit palier desservant les vestiaires, deux toutes petites salles en fait, de part et d’autre du couloir où des miroirs entourés eux aussi de colonnes blanches et surmontées d’un fronton s’efforcent de prolonger l’ambiance  de la réception. Les casiers métalliques mis à leur disposition étalent  leurs couleurs vives devant un banc en bois exotique. En habitué des lieux, Moussa s’y installe et commence à délacer ses chaussures quand Jean est encore à l’entrée, à contempler le décor avec les yeux du néophyte. Il entre dans la petite salle, cherche son casier, essaie la clé, pendant que Moussa déjà nu se plante à côté de lui pour ranger ses affaires dans celui qui lui est attribué, juste à côté de celui de Jean. Involontairement en ce début de soirée, Jean frôle du dos de la main la cuisse de son voisin, s’excuse par réflexe et contemple ce corps exhibé sans complexe, jeune et ferme, quoique (Jean ne peut s’empêcher de comparer) moins musclé que celui de Pierre. Moussa sourit, un petit frôlement dans un sauna entre deux personnes averties ne provoque pas d’excuses d’habitude... Jean est vraiment peu au fait des codes du lieu.

Jean noue sa serviette autour de ses reins, attache son bracelet à la cheville comme il l’a vu faire par son initiateur et retrouve Moussa sous les douches. Un autre homme occupe l’espace à côté de Moussa, dans ces douches collectives. Jean éprouve une gêne,  il ne peut empêcher son regard de scruter les anatomies, une certaine excitation le gagne à la contemplation des deux corps pourtant si différents dans leur morphologie. L’inconnu se tourne vers le mur d’eau, laissant l’eau ruisseler sur ses reliefs. Moussa sourit à nouveau, d’un sourire si engageant que Jean se lance, tombe la serviette et s’intercale entre les deux hommes. Très vite l’inconnu sort, ils ne sont plus qu’eux deux. La douche devient comme un espace privatif. Le souvenir des douches de la piscine où il avait pu toucher Pierre pour la première fois s’impose à Jean. Quand il regarde, c’est Moussa qu’il voit mais c’est Pierre qu’il voudrait voir. Alors comme pour revivre son souvenir, il commence à savonner le dos de son voisin. Moussa se cabre, il n’attendait pas moins d’attention de son invité et se laisse toucher avec plaisir et abandon. Les sexes s’émeuvent, mais il est encore trop tôt pour les satisfaire. Au sortir de la douche, Moussa pousse la porte du hammam, lieu chaud et humide où la vapeur trouble la vision, d’autres sont là, avec ou sans serviette, Jean remarque quelques mains qui s’égarent sur le corps de Moussa qui semble ne pas en prendre ombrage, se contentant de les ignorer voire de les repousser avec douceur mais fermeté quand elles sont trop insistantes. Il se dirige vers un banc qui présente encore assez d’espace pour deux. La moiteur les enveloppe, progressivement une douce torpeur les envahit, ils se laissent caresser par la vague de bien-être qui passe. Sur le banc d’en face, un couple entame un rapprochement. D’abord, un simple contact pour se jauger, puis les visages penchent, les langues pointent et commencent à jouer, une main touche un torse, une autre s’égare sous la serviette avant de remonter. Le linge s’anime bientôt sans laisser de doute sur l’activité qu’il dérobe aux regards. Jean n’en croit pas ses yeux : ces deux hommes se donnent du plaisir ici, sans se soucier d’autrui, comme si le voile de vapeur les isolait, la serviette est écartée, la  main qui s’active toujours peine à soustraire aux regards la chair épanouie. La bouche est attirée, les cuisses s’écartent et l’action se poursuit, des bruits singuliers envahissent l’air humide. Voyeur malgré lui, Jean n’est pas indifférent au spectacle qui lui est donné, il serait bien acteur lui aussi mais n’ose pas. Il se tourne spontanément vers Moussa qui semble assoupi. Alors il ferme les yeux lui aussi pour tenter de calmer sa libido. Une main se pose sur son genou, chaude, agréable, douce. C’est Moussa bien sûr qui prend cette initiative. Ravi, Jean écarte un peu les jambes, espérant davantage c’est certain, mais la main reste sage, le temps n’est pas encore venu.

Un peu plus tard, par deux petits coups frappés sur la cuisse Moussa invite Jean à quitter le hammam. Direction le sauna, chaud et sec, plus de voile de vapeur ici, la vue est dégagée. Ici on mate mais on ne touche pas, c’est en tout cas la tendance du moment. On sèche, c’est déjà ça, les minutes passent... On ne compte pas... On profite... On se détend... Finalement,  Moussa, par la même invite provoque le départ. On migre vers le bain à bulles. Là pas de serviette, forcément. La main revient vers le genou, mais sous l’eau elle ose cette fois se promener longuement sur l’entrecuisse, y dessinant des arabesques, touche parfois la zone sensible mais sans l’avoir ciblée intentionnellement. Jean se laisse caresser, ne s’intéresse guère au décor, en ouvrant davantage le compas de ses cuisses il favorise l’accès à son sexe qui attend plus. N’y tenant plus Jean se touche, le contact espéré a trop tardé. Mais Moussa ne le conçoit pas ainsi, il se saisit doucement de la main de Jean, la guide vers son propre sexe et la promène sur toute la générosité de son volume. Ce n’est que lorsqu’elle devient autonome, qu’il caresse Jean à son tour, une façon de rendre la politesse en quelque sorte ! Sans un mot, les deux hommes se font plaisir mutuellement. L’exercice est agréable, dure, mais ne voulant pas jouir dans le jacuzzi, ils partent s’isoler dans une cabine. Jean choisit de refermer la porte derrière eux, il n’est pas encore tout à fait prêt à s’assumer sous les regards d’inconnus...

Les serviettes qui avaient ceinturé les corps au sortir de l’eau valsent. Les bras de Moussa s’enroulent autour du cou de Jean qui enlace son partenaire par la taille, ses mains se posant bientôt sur les lobes charnus dont elles se jouent tandis que les lèvres se trouvent, s’entrouvrent. Ce long baiser est savouré, à petits coups de langue, jouissifs. Les hampes dressées se frottent, des ondulations stimulent les sens. Un matelas, hygiénique à défaut d’être douillet, les accueille. Les caresses reprennent. Tout un lot de préservatifs et des sachets de gel s’offrent au besoin, sur une étagère facilement accessible. On n’en est pas là. Moussa qui s’est blotti tout contre Jean est proche du paroxysme, il a tant attendu mais durcit encore dans la main de Jean, sa respiration se fait haletante. Jean accélère le rythme. Moussa ne se contrôle plus, il se libère. S’en est fini pour lui, pour l’instant, mais, bon bougre, il descend vers le sexe de Jean et par un mouvement des lèvres et de la langue s’emploie à le libérer aussi de sa tension sexuelle. Jean qui est fou de cette caresse, ondule du bassin pour jouir de la bouche de son partenaire, pas vraiment son amant, l’amour est ailleurs... Sentant son plaisir monter il se lâche sur le torse de son partenaire. Les deux hommes en rient, heureux de ce plaisir simple, rapidement partagé mais qu’ils savent sans lendemain. Après un temps de récupération, ils glissent sous les douches pour un dernier rinçage. Un verre, partagé au bar, clôt la soirée. Ils se séparent sur le trottoir, Moussa rentre chez lui, Jean rejoint son hôtel tout proche. Sur le chemin, il sent son âme flotter vers Pierre quoique lestée d’un lourd sentiment  de culpabilité.

[...]

Pierre ne peut s’empêcher de vouloir se vanter auprès de son ex, Rémi, d’avoir signé le CDI que ce dernier lui reprochait  d’attendre en vain, une chimère selon lui. Pierre se demandait d’ailleurs d’où lui venait cette expression, Rémi ayant peu fréquenté les salles de classe, ayant opté le plus tôt possible pour l’alternance dans un CFA hôtelier et ayant d’ordinaire un langage assez « brut de décoffrage », ce qui exerçait sur Pierre une fascination réelle qui le conduisait fréquemment à l’excitation sexuelle. Une attirance pour le Bad Boy en quelque sorte.

Il décide donc de recontacter Rémi un peu pour le narguer, un peu pour le plaisir, et ce, dès le samedi après midi, mais pas avant d’en avoir terminé avec les tâches ménagères que son côté maniaque de la propreté lui impose chaque week-end. Pierre prend son mobile, l’ouvre et découvre qu’il a six messages de Jean, étonné par le nombre, il les écoute, pense les supprimer puis se ravise, il réalise à les écouter à quel point Jean est accro, à quel point il tient à lui, à quel point il l’aime. Ce sentiment si fortement palpable dans les messages le laisse songeur. Il se promet de le rappeler bientôt, mais pour l’instant Pierre reste fixé sur l’appel qu’il veut passer et  compose le numéro de son ex:

- Salut Rémi, je ne peux pas résister à l’envie de t’annoncer la bonne nouvelle [...]

-  Quoi ? Tu veux que je t’encule ? Je l’savais mec que tu ne pourrais te passer longtemps de ma queue ! C’est quand tu veux, justement ce soir j’ai créneau libre, profite !

- Non mais t’es con quand tu t’y mets ! Je voulais juste te dire que le CDD, tu sais celui que tu appelais un plan de merde dans un trou pourri ? Eh bien, il vient de passer en CDI !  Ca t’en bouche en coin hein ?

- T’es pété de tunes alors ?  Ca s’arrose, ça, mec ! Bon, j’ai pas trop le temps là, faut que je te laisse : le boss m’appelle, y a du monde y parait.  Passe ce soir vers 21 heures au studio, tu connais l’adresse  mais n’oublie pas les bulles et des bonnes s’il te plait ! Et si t’es bien gentil c’est moi qui vais t’en boucher un de coin, en souvenir du bon vieux temps !

La communication brusquement coupée, Pierre se trouve bête, le téléphone à la main. Il se dit que son ex n’a pas vraiment changé. Toujours autant branché cul, c’est d’ailleurs son unique véritable sujet de conversation. Ce coup de fil n’a pas pris la tournure attendue. C’est comme ça, Rémi a toujours le dernier mot. Pierre a pourtant pris bien de la distance depuis leur séparation, grâce à Jean qui l’a plus ou moins amené à évoluer, c’est ainsi que des images de ces derniers jours s’affichent en flash back, un kaléidoscope où se mêlent des instantanés pris à la piscine, à l’usine, sous la douche, au restau, dans la chambre... Cet élan inattendu qui le ramène à Jean fait que machinalement, Pierre  réécoute ses messages. Ca lui fait bizarre, jamais personne ne l’a aimé comme Jean...

Et puis, comme pour couper court à ce sentimentalisme, son esprit revient sur la proposition de Rémi, pourquoi pas, après tout ?  Il  se sent tout excité rien qu’à cette pensée. Sa décision est prise ! Il prend sa voiture et  fonce acheter champagne et autres amuse-gueules, sans oublier le plein de capotes. De retour à la maison Pierre ne néglige pas le passage obligé par la salle d’eau où il  se rase tout le corps, se livre à une toilette poussée avant d’en sortir tout net, tout lisse, tout propre.

Le reste de l’après-midi, il le passe à regarder les annonces d’un journal gratuit qui s’est glissé dans sa boîte à lettres, car il envisage sérieusement de changer de voiture. Il cherche une bonne occasion en se disant que son banquier ne sera pas insensible au montant de sa nouvelle paye, d’autant qu’il n’a jamais vraiment été à découvert, sauf la fois où avec Rémi il a fait chauffer sa carte bleue pour un week-end de fou dans un relais & châteaux. Remi voulait vivre l’autre côté de l’hôtellerie, côté client friqué, et l’argent de Pierre a facilité la chose !

Vers 20 heures, Pierre s’habille, comme Rémi aimait le voir, jean serré, T-shirt moulant, une seconde peau presque ne cachant rien de son buste de sportif, une veste de survet. Des tennis d’une marque hyper branchée aux pieds, la casquette de la même marque vissée sur la tête, le logo surdimensionné affiché bien en évidence : une vraie caricature, plus le même homme. Une vraie métamorphose. Mais en voyant son reflet dans un miroir, Pierre se ravise et lance la casquette sur le canapé : trop, c’est trop pense-t-il en saisissant les sacs en papier qui renferment ses courses. Il devrait arriver au pied de l’immeuble qui abrite le studio vers 21 h, juste à l’heure pour le rendez-vous, comme à son habitude. Il déteste être en retard.

Pendant le trajet, il se réjouit à l’idée de retrouver Rémi, juste pour un soir. Il n’en revient pas lui-même de l’évolution aussi rapide de ses sentiments ! Il se croit libéré de toute attache, croit assumer son envie d’un simple plan, la sait conforme à sa résolution de profiter de la vie et de sa jeunesse.

Il arrive à destination dans les délais prévus. Grimpe les étages à pied : l’ascenseur est en dérangement. Juste avant de frapper à la porte de son ex, il sort la bouteille afin de bien mettre en évidence qu’il vient arroser son CDI. Rémi tarde à ouvrir. Pierre frappe à nouveau plus fort, cette fois s’ouvre.

- Ah c’est toi, j’aurais parié que tu ne viendrais pas. Ben entre. T’as amené le champ. Trop cool !

Pierre entre dans le studio : une alcôve se devine sur la droite, un couloir qui passe devant la salle d’eau débouche sur la pièce principale, baignée par la lumière d’un halogène. Il est saisi par le désordre qui règne en maître un peu partout, à un point tel que pour accéder au séjour, il doit enjamber des paires de chaussures qui parsèment le couloir, en paires dépareillées. En y repensant, il n’a jamais vraiment pu compter sur Rémi pour l’aider dans les tâches ménagères...

Rémi pousse des vêtements qui trainent sur le convertible, libérant ainsi de la place :

- Fais comme chez toi.

Pierre ne peut s’empêcher de penser que s’il faisait vraiment comme chez lui il commencerait par deux bonnes heures de rangement...

- Alors comme ça t’as fini par l’avoir ton contrat  définitif, c’est la fin de la galère alors ?

- Ouais, c’est pas trop tôt.

- Tu vas te faire combien alors ? demande Rémi toujours aussi désintéressé.

- Je ne sais pas encore trop, je verrai bien à la fin du mois prochain.

- Et niveau cul, dans ton bled pourri, pas trop la loose ?

- Pas trop ça va merci.

Rémi trouve deux verres, les passe sous l’eau pour un nettoyage de pure forme et se retourne vers Pierre :

- Fais péter les bulles, mec !

Le bouchon saute et le liquide mousse dans les verres, pas vraiment des flûtes en cristal. Rémi se pose en tailleur sur la table basse, en planches de palettes réutilisées, juste en face de Pierre, écartant les cuises. Pierre ne peut s’empêcher de mater et se sent frissonner. Il relance la conversation :

- T’es tout seul, je croyais te trouver avec ton nouveau mec.

- Nan, y fait un extra ce soir, j’sais pas à quelle heure y rentre. On est que tous les deux pour un petit moment. Alors si ça te dit... D’ailleurs j’ai toujours pas capté pourquoi t’as fait un tel psychodrame. On est des mecs pas des meufs, on drague, on baise et puis basta ! Cyril c’est un super coup mais on n’est pas marié, on tire qui on veut quand on veut, au moins avec lui c’est clair.

- Toujours aussi romantique. Et bien, moi je ne suis pas comme vous.

Pierre plonge le nez dans son verre, le vide d’un coup, pour cacher le malaise qui le saisit à l’évocation de cette scène de rupture. C’est vrai qu’il a surréagi.

- T’aurais dû me parler avant de l’amener dans notre lit. Si t’avais envie d’aller voir ailleurs, j’aurais pu comprendre, pour toi, j’aurais fait l’effort de comprendre, j’aurais essayé au moins.

- Parce tu crois que c’était le premier ?  Y’en a eu d’autres avant lui, et avec lui c’était pas la première fois. Pauvre naïf, va !

- Alors j’étais quoi pour toi, celui qui payait le loyer, c’est tout ?

- Nan, pas que quand même ! Plutôt mon régulier. Et pis t’as un beau p’tit cul aussi, ça compte! lui lance-t-il avec un clin d’œil salace.

Et tout en prononçant ce compliment singulièrement formulé, Rémi sans complexe, repositionne son sexe. Pierre se reverse un deuxième verre, tant pour profiter de l’excellent cru qu’il a choisi que pour se donner une contenance, déstabilisé qu’il est par leur échange. On est très loin du détachement qu’il voudrait afficher. D’un geste peu assuré, il tend le bras et remplit le verre de son ami mais le liquide déborde et trempe ses vêtements.

- Fais gaffe, bordel ! J’espère que t’es meilleur ingénieur que serveur ! En même temps, ça doit pas être trop difficile, mon froc est trempé maintenant !

Et sans attendre, Rémi se lève et entreprend de l’enlever, en se dandinant gauchement sur une jambe. Ce spectacle donne le fou rire à Pierre. Le champagne lui est monté à la tête et son excitation grimpe à la simple vue de ce striptease improvisé, le corps de Rémi il le connait pourtant par cœur. Quand ce dernier trébuche et tombe, Pierre aussitôt lui tend une main secourable mais, son ex en profite pour le faire chuter aussi, les deux hommes roulent l’un sur l’autre s’en suit une sorte de corps à corps et c’est Rémi qui finit par prendre l’ascendant, immobilisant Pierre en lui tenant les poignets fermement au sol. Le temps est comme suspendu. La tension sexuelle devient palpable. Les deux hommes se fixent du regard. Ils se connaissent par cœur. Ils savent que quelque chose se passe, que quelque chose va se passer, leur attirance s’alimente de la chaleur des corps si proches et se nourrit de l’habitude. Il suffit d’une étincelle pour raviver la flamme, déclencher les premiers gestes. Pierre ne peut maîtriser la réaction de son corps, fasciné par la force avec laquelle Rémi l’immobilise, toute volonté de résistance a disparu, au contraire, ce contact franc et viril renforce son désir et son tortionnaire s’en rend vite compte :

-  Mais tu bandes mec ! J’savais bien que t’étais encore accroc  à ma queue ! Tu vas prendre cher!

- C’est ce que tu m’as promis, non ? Et c’est bien ce que je suis venu chercher ce soir !

Alors, tout en maintenant fermement Pierre au sol, Rémi se jette sur lui et l’embrasse avec fougue. Dans le feu de l’action, Rémi qui a réussi à se débarrasser de l’entrave de son pantalon ordonne :

- Suce, fais-toi plaisir, mec ! J’ai rarement connu plus doué que toi pour la pipe !

Et il plaque son boxer sur le visage de Pierre qui entreprend sans attendre de mordiller, à travers le tissu, la hampe dressée. Rémi, qui a compris qu’il prendrait son plaisir sans avoir à le contraindre relâche Pierre, fait disparaître en un instant son boxer pour laisser son sexe s’épanouir, revient et déleste Pierre de son T-shirt.

- T’es quand même super bien foutu, mec ! Dit-il en se présentant.

Les mains voyagent, explorent les corps, se redécouvrent, la chair appelle la chair et Pierre se positionne pour être à l’aise pour sucer, lécher, pomper, comme il sait si bien le faire.

- Salooope ! T’aimes vraiment ça, toi.  T’es trop doué, mec ! Le meilleur que je connaisse. Super pro !

Rémi, devient plus détendu, plus attentionné. Il caresse le torse de Pierre, ce torse taillé en V qui l’a toujours fait bander, il s’intéresse aux tétons saillants et soudain comme pour se laisser un moment de répit et retarder ainsi l’inévitable, s’éloigne de la bouche de Pierre et se met à les lécher, à les mordiller pour finir par y jouer à fond de la langue. Pierre est aux anges, il savoure l’attention, si peu semblable à leurs pratiques anciennes. Rémi ne s’arrête pas là, d’une main leste, il dégrafe la ceinture, franchit les derniers remparts et laisse courir sa main sur l’arc déployé à la peau si douce. Pierre se donne, tout heureux de se voir prodiguer caresses et attentions, par un homme qui ne l’avait pas habitué à de tels gestes. Lorsque Rémi laisse la pointe de sa langue descendre la ligne qui part du nombril, Pierre ressent un plaisir nouveau, celui de l’attention que son ex porte à son propre plaisir, lorsqu’il commence à le lécher tout doucement, l’onde de plaisir se mute en déferlante. Rémi, pousse plus avant ses caresses buccales avant de revenir se faire sucer à nouveau.

Un bruit dans le couloir passe inaperçu aux oreilles des deux amants trop occupés à jouir l’un de l’autre.

- Ben, on s’ennuie pas ici !

C’est Cyril qui fait son entrée dans la pièce et découvre la scène.

- Bougez pas les mecs, j’arrive. Eh ! Mais c’est notre psychorigide ! Tu vas pas me foutre dehors aujourd’hui, c’est plutôt moi qui vais te foutre dedans !

Cyril se retrouve vite à poil et présente son sexe encore mou à Pierre, faisant ainsi face à Rémi qui jouissait de l’expertise de Pierre. Cyril saisit avec poigne le  menton de Rémi, s’approche et lui mord les lèvres avant d’échanger avec lui un baiser passionné. Pierre pendant ce temps s’emploie à satisfaire les deux hommes. C’est une première pour lui mais il ne peut pas résister. Comme une évidence, le sexe de Cyril s’impose entre ses lèvres, il le découvre, l’explore, le goûte et s’active à le faire durcir, c’est une seconde nature chez lui.  Le jeune homme, de près de dix ans son cadet, réagit sans tarder aux attentions dont il fait l’objet. Son membre viril se déploie dans toute sa splendeur alors que Pierre se partage entre les deux hampes, qu’il lèche, suce, embouche. Il ne sait bientôt plus où donner de la langue tant il kiffe avoir ces deux hommes à combler. Il s’amuse des deux sexes à honorer simultanément, cette expérience l’excite à mort, il apprécie longueurs, épaisseurs, reliefs, textures, parfums ... Il essaye même de les emboucher simultanément, mais l’exercice et difficile. Rémi, moins attentionné envers lui soudain, le délaisse au profit de son nouveau mec. Pendant que Pierre maintenant agenouillé entre eux s’active et se démène à leur plus grande satisfaction, Cyril et Rémi s’embrassent toujours à pleine bouche, passionnément, prolongeant par le haut le plaisir qu’ils reçoivent par le bas. Pierre tenant une bite dans chaque main, passe de l’une à l’autre et développe tout son art. C’est clair : leurs deux propriétaires profitent, mais ne se soucient guère de réciprocité, pour eux Pierre n’est pas un partenaire, tout au plus une distraction passagère. Cyril, dominateur intime bientôt à son mec sur un ton sans appel :

- Va l’aider, je suis trop gros pour sa petite gueule !

Pierre est subjugué, tant le Rémi qu’il connaissait était tout sauf docile, croit rêver en voyant Rémi se pencher et lui disputer le membre impressionnant de Cyril. Pour plus d’aisance et de confort, le convertible est vite déployé, les derniers vêtements tombent. Cyril s’y étend et, les mains derrière la tête, offre sa virilité à ses deux hommes, s’exhibe, fier de son membre, comme s’il était naturel qu’il fasse l’objet d’une adoration. Les anciens amants se font face, ne sont plus qu’un au service de ce jeune mec qui a su leur imposer son autorité. Pierre découvre Rémi sous un tout autre jour, ce n’est plus lui qui impose sa volonté, son désir. Dans le feu de l’action, il arrive que leurs langues se touchent au hasard de gestes mal coordonnés, qu’ils s’embrassent autour de la colonne de chair, mais là n’est pas l’essentiel, ils sont tout à leur tâche.

Entre deux sucions, Pierre finit par lui lancer un reproche :

- Tu m’as jamais traité comme ça, avant !

- T’as vu l’engin aussi ! Un comme ça on n’en voit pas souvent, ça donne envie, tu pouvais pas rivaliser, mec !

- Vos gueules ! Leur lance un Cyril mécontent que ce court échange les ait détournés de leur devoir et l’ait privé de quelques secondes du plaisir des sens.

Rageur,  il leur saisit la tête à pleines mains pour les contraindre à déployer à nouveau tout leur savoir-faire. Au bout d’un moment de ce traitement de faveur, Cyril s’ennuie, s’impatiente : il a besoin de sensations plus fortes.

- Ca suffit, intime Cyril plus impérieux que jamais. Il se redresse, sur un ton qui ne souffre aucun appel, ordonne à Rémi de s’allonger. S’adressant à Pierre dont il a oublié le prénom :

- Toi, occupe-toi de sa queue, t’es doué pour ça et pointe ton cul par ici.

Aussitôt, il se place derrière Pierre qui s’affaire déjà, tout à la mission qui lui a été assignée, prenant plaisir à retrouver la forme familière, quand Cyril se met à lui bouffer le cul, pour préparer son intromission. A deux mains, il lui écarte les fesses pour dégager l’accès et d’une langue experte, s’emploie à détendre l’orifice convoité.

Quand il juge l’endroit accessible, il enfile une capote et se présente à l’entrée. Sans égards particuliers, il s’enfonce, mais doucement, conscient de sa largeur, pour ne pas blesser. Il étend son emprise sur le corps de Pierre qu’il maintient contre lui. Rancunier, il lui glisse à l’oreille, alors qu’il le ceinture, le tient dans son emprise et l’encule :

- Et maintenant, tu veux toujours me mettre dehors ?

Mais Pierre est un tout autre homme, il ne sait plus qui il est,  il ne pense plus à rien d’autre qu’au plaisir d’être rempli !

- Arrête avec ça ! Baise-moi plutôt, s’entend-il prononcer.

Il n’en fallait pas davantage pour déchainer les mouvements rituels de Cyril qui cherche son plaisir et prend son pied à baiser celui qu’il considère comme un intello prétentieux, tout juste bon à lui servir de vide-couille pour la soirée. A quatre pattes sur le lit, la bouche remplie par Rémi et le cul travaillé par Cyril, Pierre oublie, n’est plus qu’un mec facile, soumis au désir de ses hôtes. S’il recherche le maximum de sensations pour lui-même, il ne s’appartient plus tout à fait. D’ailleurs lorsque Cyril veut changer de position, il dirige Pierre comme un pantin, le fait se retourner, l’attire au bord du lit, remonte ses jambes par dessus sa tête et ordonne maintenant à Rémi :

- Suce-le pendant que je l’encule.

Alors comme si rien n’était plus naturel que de se plier aux ordres reçus, Rémi se positionne au dessus de Pierre et l’embouche, le nez à deux doigts de Cyril qui s’active. Pierre est comblé, remplit par Cyril, aspirée par Rémi, mais n’a plus qu’un but : réussir à lécher la bite de Rémi qui se déploie sous son nez, à portée de langue. Dans cet accouplement polymorphe,  ce qui l’excite le plus, c’est de ressentir la langue de son ex qui s’emploie à le servir. Cyril bouge de plus en plus vite, profite du corps de Pierre, qui, parce que peu habitué à recevoir un tel diamètre, lui procure un plaisir accru du fait de son étroitesse :

- Trop bon, ton p’tit cul serré !, Éructe-t-il, tout à son limage.

Cyril sent vite son plaisir monter, l’orgasme est proche, égoïstement centré sur le plaisir que lui offre la pénétration du corps de Pierre, il s’enfonce jusqu’à la garde, ressort, recommence, seul son plaisir  compte. Il finit par annoncer :

- Préparez- vous ! Je lâche la purée, les mecs !

Il se retire, arrache la capote et libère son jus sur Pierre et jusque sur  le visage de Rémi qui s’active encore à biberonner son ex.

Cyril ayant reçu son tribut, les sens satisfaits, se vautre sur la couche et leur intime :

- Bon finissez-vous vite fait maintenant et après, Rémi, fous-moi ça dehors qu’on puisse pioncer. J’ai eu une longue journée et je bosse encore demain moi !

Pressés, les deux ex-amants jouissent sans tarder tant l’attitude de Cyril ne laisse aucun doute sur son impatience. La vidange est sanitaire, la purge juste physiologique. Il ne faudra à Pierre que quelques minutes pour se rhabiller vite fait. Il embrasse Rémi sur la joue, tente de s’approcher de Cyril qui, d’un geste sans équivoque, le rembarre :

- Dégage !

Pierre quitte le studio presque comme un voleur, le corps encore ouvert et la mâchoire endolorie après la séance intense qu’il vient de vivre. Il rejoint sa voiture, met le contact par réflexe, démarre par automatisme. Il ne sait pas trop où il va. Il atterrit, reprend ses esprits, son malaise  va croissant. La poitrine oppressée, il roule sans trop en avoir vraiment conscience. Il ne se reconnaît pas, se sent sale, s’en veut de s’être laissé utiliser, réalise n’avoir été qu’un simple jouet qu’on a jeté  quand on s’en est lassé.

Son mal-être est tel qu’il doit bientôt s’arrêter, incapable de conduire plus longtemps. Il sort de l’habitacle, persuadé que le grand air lui fera du bien, mais à peine arrivé sur le bas côté, il rend tripes et boyaux. Il se dégoute, se jure qu’on ne l’y reprendra plus. Il remonte en voiture, saisit son portable et efface le numéro de Rémi de la liste de ses contacts. Trop toxique.

Kawiteau

kawiteau@gmail.com

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